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Musique

The Dillinger Escape Plan : Miss Machine

The Dillinger Escape Plan livre avec Miss Machine une bombe mathcore brutale et complexe. Un album déconcertant porté par des musiciens exceptionnels.

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Originaire du New Jersey, The Dillinger Escape Plan fut fondé en 1997. Après leur première démo éponyme sortent les EP « Under The Running Board » en 1998, puis « Calculating Infinity » en 1999. Mike Patton (Fantômas) collabore avec eux pour l'EP « Irony is a Dead Scene » en 2002. C'est ensuite le silence radio chez les disquaires jusqu'en 2004, un nouveau chanteur ayant été engagé et le groupe étant parti en tournée. Miss Machine, l'album studio longtemps attendu, vient enfin de sortir.

Miss Machine : une ouverture en trombe avec Panasonic Youth

Première réaction dès les premières secondes d'écoute : le groupe n'a pas changé de registre. Il nous attaque à la carotide dès les premières notes de « Panasonic Youth », nous entraîne dans un maelström de guitares survoltées, une avalanche de notes. À la première écoute, on perçoit seulement un bruit énorme, semblant n'avoir pour seule objectif que de nous détruire les oreilles. Puis on perçoit la complexité de la composition, la folie dévastatrice qui donne l'impression d'avoir affaire à des jazzmen sous acides, ayant fait appel à un forcené très très en colère contre tout le monde pour « chanter ».

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Une technicité brute au service des musiciens

Le talent des musiciens se découvre au fil des morceaux, les guitaristes n'ayant pas leur pareil pour nous pondre des plans plus improbables et tordus les uns que les autres. Le batteur place encore une fois des plans d'une folie inimaginable, et nous montre tout son talent sur « Sunshine The Werewolf » et son passage de double pédale de l'espace aux alentours de 1 minute. Le chanteur est également capable de chanter comme le plus pur des enfants de chœur, et nous gratifie de refrains entraînants, comme sur « Highway Robbery » ou encore « Setting Fire to Sleeping Giants », et de passages rafraîchissants de chant clair au milieu de la folie de « Baby's First Coffin ». On découvre aussi l'influence de Mike Patton sur leur musique, leur son à la limite de la rupture se teintant de touches de mélodies. Au final, on ne sait jamais réellement à quoi s'attendre de la part de ces cinglés, qui peuvent tout aussi bien nous gratifier d'une plage purement pop au milieu de leurs délires hystériques parsemés de breaks improbables, mais toujours parfaitement organisés et interprétés.

Une performance live explosive en bonus

Ceux qui ont eu la chance d'obtenir une des éditions de Miss Machine en digipak (j'en fais partie) auront également eu la chance de découvrir la folie de leurs performances live dans le DVD. Les musiciens sautillent dans tous les sens très proches des uns des autres, le chanteur fait tourner le micro au bout de son fil et le rattrape juste à temps pour recommencer à gueuler, il harangue les foules un manche de guitare (!) à la main, se jette dans la foule en continuant à gueuler, et ces cinglés de guitaristes/bassistes se jettent dans tous les sens sans écorcher une seule note. Décoiffant.

Conclusion : une claque musicale incontournable

Pour conclure, l'album et le groupe valent le détour, et on ressort réellement transformé de cette expérience musicale proche de la folie pure. Ne ratez pas non plus l'artwork de l'album et la disposition du livret, donnant déjà une bonne idée des dispositions mentales du groupe. LA claque qu'il ne faut rater sous aucun prétexte !

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khiol
khiol @khiol
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