
13h00. Arrivée à Longchamp avec 4 potes, premiers pas à Paris. Un petit raté sur le périphérique et nous voilà sur le site de la 9ème édition des Solidays, festival pour la lutte contre le Sida. Quelques bruits résonnent mais les concerts débutent à 15h. C'est le groupe Nelson qui entame les débats, musique douce et accrocheuse à l'anglaise, qui ne peut nous faire oublier l'attente interminable jusqu'à 20h et les Canadiens de Sum 41.
Premier vrai éclair à 18h avec l'entrée de Superbus et la belle Jenny qui nous offre 1h intense avec pétage de plomb pour tout le public. Les lumières se rallument, même si le soleil était au rendez-vous, alors que les techniciens du groupe d'outre-Atlantique préparent le matériel. La célèbre composition de Mozart « Carmina Burana » résonne soudain sur la scène avant un « TNT » qui annonce l'entrée en scène des 3... non, 4 Canadiens, avec une nouvelle tête pour remplacer Dave Brownsound : Tom Brown. 20h00.

Un concert survolté dès les premières notes
Le nouveau single « Underclass Hero » résonne enfin pour le début d'un concert qui s'annonce survolté, pour les artistes comme pour nous. Deryck court déjà partout avec sa guitare tandis que le public saute de toutes parts. Par chance (si on peut l'appeler comme ça), nous sommes presque au bord de la scène, pris dans les mouvements de foule qui nous font reculer un peu. Le célèbre « Hell Song » part ensuite dans les guitares, basse et batterie de Deryck, Tom donc, Cone et Stevo. Le nouveau guitariste du groupe, seulement présent sur les lives, nous gratifie d'un magnifique solo, même s'il a peut-être moins de présence que Dave, du moins pour l'instant. Les titres s'enchaînent à une vitesse impressionnante, les Canadiens ne s'arrêtant jamais, pour notre plus grand plaisir. Deryck nous gratifie ensuite d'un déhanché à la Elvis sur une chanson puis fait chanter le public avec lui, s'amusant de voir des milliers de personnes lui obéir en répondant à ses insultes !!

Pogo et slams : l'ambiance électrique du public
Les premières notes de « We're All To Blame » sonnent comme un appel à certains fans, ceux que certains appellent familièrement les « bourrins » mais qu'on va appeler gentiment les pogoteurs (qui vient de Pogo). Le but est de se taper les uns contre les autres, comportement mi-homme mi-animal je l'avoue, qui amuse certains pendant que Deryck joue des vocalises sur cette chanson. « Over My Head », « Motivation » ou encore l'hymne « In Too Deep » nous font sauter dans tous les sens, alors que des gens décollent sur le public. Les slams s'enfilent un peu partout au milieu du public jusqu'à la chanson pour les « Old School Sum 41 Fans ». « Makes No Difference » résonne à Longchamp et Deryck demande le calme, pendant que Cone enchaîne le solo de basse. Le chanteur canadien nous demande de chanter, jouant avec la gauche, la droite, puis les deux en même temps pour redémarrer à toute vitesse et finir ce morceau... superbe.

« Fat Lip » : un final légendaire
Le légendaire « Fat Lip » commence dans une atmosphère survoltée. Cette chanson, que tout le monde a dû entendre au moins une fois dans les American Pie, laisse nos dernières forces dans ce concert dont tout le monde ne ressortira pas en bon état. La fin du morceau arrive quand Tom joue les premières notes de « Pain For Pleasure », synonyme de fin du concert. Un mélange de déception (pourquoi déjà ??) et de folie embrase le public quand le batteur Stevo met le feu à la scène, entraînant le public avec lui. Les dernières notes résonneront encore quelques minutes après que les Canadiens aient quitté la scène. Énorme, tout simplement. Ce jour restera le jour de Sum 41 pour le public qui était venu les voir en ce 07/07/07, gravé dans nos annales.