
Voici la critique d'Elements Part 1, un chef-d'œuvre de metal symphonique signé Stratovarius. Cet album, premier volet d'un diptyque, impressionne par sa technicité et ses orchestrations grandioses.
« Eagleheart » et les titres phares de l'album
L'album s'ouvre sur « Eagleheart », un hit en puissance, petit frère de « Hunting High & Low » sur Infinite, conçu pour ne pas décontenancer les fans. « Soul of a Vagabond », en deuxième position avec son intro « zeppelinienne », introduit l'orchestre et révèle le nouveau visage du groupe : symphonique, orchestral et épique. Stratovarius varie les plaisirs en enchaînant avec « Find Your Own Voice », peut-être l'un des titres les plus rapides du groupe.
Une richesse musicale à disséquer
Comment chroniquer cet album sans le disséquer titre par titre, tant ceux-ci regorgent d'idées et de détails ? « Fantasia », où le groupe dans son désir d'évolution ose prendre des risques (accordéon, flûte), quitte à surprendre l'auditeur. Mais quel morceau ! Retour à une chanson plus traditionnelle avec « Learning to Fly », où tous les musiciens s'en donnent à cœur joie. « Papillon », présenté sur l'édition limitée en deux versions dont une en français, débute sur des chœurs suivis d'un riff lourd avec, de nouveau, des chœurs grandioses rappelant par moments la période Destiny.
« Stratofortress » et « Elements » : les pièces maîtresses
Il y a bien longtemps que Stratovarius n'avait pas proposé d'instrumental. « Stratofortress » est monstrueux par sa vélocité, sa technicité et surtout par son exécution impeccable. « Elements », avec ses douze minutes, ne cessera de vous surprendre tant il est impressionnant de puissance. « A Drop in the Ocean » vient conclure ce disque de façon aérienne, finissant sur le ressac de la mer.
Une production soignée avec un petit bémol
Si cet enregistrement sonne clair, net et précis pour tous les instruments, il y a une petite ombre au tableau : la pochette de Derek Riggs n'est pas sa meilleure œuvre à ce jour. Bien que celle-ci ne soit pas foncièrement mauvaise, l'utilisation de la palette graphique empêche le rendu de certains détails par rapport à la peinture.
Conclusion : un album incontournable de metal symphonique
Stratovarius vient de réaliser son œuvre la plus aboutie. J'aurais pu dire chef-d'œuvre. Effectivement, à la vue du titre, une suite est annoncée pour l'année prochaine, à la même période. Je n'ose donc pas trop m'avancer. En attendant, ce disque est à se procurer impériosement.