
Bad Horsie : un chef-d'œuvre de métal
Cette chanson est vraiment une pure merveille en termes de métal. Une batterie, une basse qui se cale dessus et... Steve Vai, un des meilleurs — pour ne pas dire LE meilleur — guitaristes au monde. Il a été élève de Joe Satriani (encore un gars que je conseille à tout le monde parce que si Dieu existe, c'est forcément lui), et possède de loin le meilleur sens du rythme. La légende dit que Steve Vai s'endormait avec un métronome près de son oreille. À mon avis... Ouais !
Pour commencer, il s'accorde en Open C Tuning (c'est-à-dire deux fois plus grave que la normale), ce qui lui procure un son lourd et puissant. Puis son style et sa Ibanez JEM font le reste : nous faire rêver.
Le rythme : 120 noires/minute, même s'il paraît beaucoup plus lent... Bref, un excellent rythme qui ne bouge pas, sur lequel on peut improviser une infinité de solos.
Les solos virtuoses et le vibrato
Alors là... Ce n'est que du régal. On peut passer des solos bien carrés à des solos très irréguliers, mais Steve Vai retombera toujours sur ses pattes. Personne ne s'aperçoit de rien quand, mine de rien, il rejoint la basse sur le riff de base après une agréable promenade dans les triolets inachevés. On est tous emportés par la magie de son savoir-faire ou de son « savoir-émerveiller ».
Typique de Steve Vai : le vibrato. Je crois que c'est LA chanson par excellence qui démontre qu'il est et qu'il sera éternellement le maître absolu dans ce domaine. Il sait exactement quelle pression ou quelle tension il doit exercer sur sa « tige » de métal pour atteindre la note voulue. Tout simplement extraordinaire.
Le bottleneck est également très utilisé. Il lui permet de faire de supers slides (ou glissements sur une ou plusieurs cordes), ce qui accroît cette impression de « virtuel » dans les solos.
Il est vrai que les grands guitaristes remplacent le chant par les solos, mais c'est seulement parce qu'ils font « chanter » leur guitare. Santana en est un grand exemple. Il y a d'ailleurs plein de références dans cette chanson qu'on peut retrouver ailleurs.
Références et influences : Van Halen et Iron Maiden
Tout d'abord, les incroyables et quasi-interminables tappings à faire pâlir Van Halen lui-même. Vous savez, le gars qui a créé cette façon de jouer sur une guitare (les doigts de la main droite qui appuient eux aussi sur les cases du manche pour avoir un double son grâce aux doigts de la main gauche qui se positionnent en conséquence), et qui dans un premier temps tournait le dos au public pour ne pas lui montrer comment il faisait, avant de se résoudre à tout révéler lors d'une interview. Ils sont géniaux, même s'ils ne restent pas dans la tonalité ou gamme de base... Encore ici, c'est le super rythme qui fait la différence.
Puis cet effet « Décollage-Atterrissage » à la fin du chef-d'œuvre... Il ne vous rappelle rien ? Et si je vous disais « The Number of the Beast » d'Iron Maiden ?
Évidemment ! C'était trop évident (pour ceux qui, comme moi, écoutent cette musique de barbares ^^). En tout cas, c'est drôlement bien trouvé de mettre pile cet effet-là à cet endroit de la chanson. On a vraiment l'impression de « décoller » à ce moment, si le reste de la chanson ne provoquait pas tant d'émotions, ou bien pour ceux qui comme moi étaient déjà bien haut, on allait encore plus haut ! Mais on n'atterrissait pas du tout :)
Je vous partage mon expérience grâce à ce lien : Bad Horsie sur YouTube
Allez... Laissez-moi savoir ce que vous en pensez !