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Musique

Sepultura : Arise

Album pivot de Sepultura, Arise (1991) marque la fin de l'ère thrash/death du groupe brésilien avec des riffs dévastateurs et une violence brute.

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Tracklist

  1. Arise
  2. Dead Embryonic Cells
  3. Desperate Cry
  4. Murder
  5. Subtraction
  6. Altered State
  7. Under Siege (Regnum Irae)
  8. Meaningless Movements
  9. Infected Voice

Line-up

  • Max Cavalera – Chant / Guitare rythmique
  • Andreas Kisser – Guitare lead
  • Paulo Junior – Basse
  • Igor Cavalera – Batterie

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Contexte : thrash et death metal à la fin des années 80

La fin des années 80 marque un tournant pour le thrash metal, tout en annonçant l'arrivée de genres plus extrêmes, notamment le death metal. Ce dernier explose aux États-Unis avec des groupes comme Death, Deicide ou Morbid Angel. Tous ces groupes sont épaulés par le producteur Scott Burns, spécialiste du genre, prêt à donner un son « crade » à toutes épreuves.

Au milieu de ce chaos naît Sepultura, un groupe de la banlieue brésilienne. Après trois précédents opus aussi crades qu'innovateurs, Sepultura revient, toujours mené par les frères Igor et Max Cavalera, avec un album qui marquera la fin d'une période pour le groupe.

Style musical : entre thrash et death metal

Le son de Sepultura était, à l'époque, définissable par un mélange thrash/death. Les riffs joués en palm-mute puisent leurs influences à travers des groupes tels que Metallica, Slayer (grande influence du groupe) ou Venom. La voix puissante de Max Cavalera soutient cet instinct death. Cet album est sûrement le dernier à être purement death dans son esthétique.

Analyse des titres phares d'Arise

Le titre éponyme annonce la couleur de l'album : tout ici ne sera que violence ! Le riff est excellent, ultra reconnaissable, simpliste au possible. On reconnaît cette chanson avec une efficacité brute. En effet, la puissance de Sepultura provient du fait que les compositions touchent juste sans être trop grossières. Sepultura utilise un son abordable, dévastateur et headbanguant au possible, à la manière de Slayer. Les paroles sont crues et commencent déjà à traiter de problèmes politiques et écologiques.

Les puristes du genre thrash/death qualifieront cet album comme le dernier bon opus de Sepultura. Disons que ce qui suit est peut-être trop abordable, mais cependant très efficace. Peut-être que Soulfly relèvera le niveau avec des albums plus expérimentaux.

Les solos de guitare d'Andreas Kisser

Cet album est aussi le dernier où Andreas Kisser se permet de balancer quelques solos. Crades, dans la même veine que Deicide, mais avec davantage de mélodie (« Desperate Cry », « Subtraction »…), même si la rapidité et l'explosion restent privilégiées.

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La batterie d'Igor Cavalera

Les titres s'enchaînent avec férocité. La double pédale d'Igor Cavalera sait maintenir le tempo (« Murder », « Arise »…), même si elle n'arrive pas à la puissance monumentale du genre (Pete Sandoval, Dave Lombardo…). Manquant parfois de beats et d'originalité, elle constitue peut-être un des points faibles de l'album.

Les titres les plus lourds et expérimentaux

Pour renier avec les « roots », les titres les plus bourrins sont aussi présents avec « Dead Embryonic Cells » d'une énorme lourdeur, « Murder » d'une rage affolante, et « Altered State » avec ses parties acoustiques jouissives – une courte apparition qui démontre un peu de mélodie de la part de Sepultura.

La guitare acoustique fait aussi apparition sur la plus grosse pièce de l'album : « Under Siege (Regnum Irae) ». C'est le titre le plus posé, le plus expérimental et le plus osé, où Max s'égosille à hurler les insanités de ce monde. Le titre est explosif, avec une voix narrative suivie d'un passage bien bourrin où double pédale et palm-mute se régalent sur les hurlements de Max – quel bonheur sur le « Insane »…

Les défauts de l'album

Le problème de Sepultura est peut-être le fait que les compositions ne semblent parfois pas abouties. Par endroits, cela manque cruellement de maturité, donnant un aspect un peu brouillon. Cet album est assez linéaire, avec deux ou trois chansons qui auraient pu être négligées. Cet album culte a quand même ses défauts.

Les points forts : mélodie et puissance

On a cependant droit à d'excellents titres au gros potentiel, comme le single festif qu'est « Desperate Cry », qui commence par de lugubres guitares acoustiques. Un titre taillé dans le direct, mais qui ne se détache pas par une originalité débordante. En effet, les guitares sont maîtresses de la chanson : on retrouve un petit tapping bien strident et de nombreux chorus mélodiques. Sepultura est peut-être un des seuls groupes de death à manier la mélodie hors de ses solos.

L'album se clôt sur deux pièces pleines de puissance : « Meaningless Movements » et « Infected Voice » (avec sa ligne de chant, ce gueulade « IN-FE-CTED VOICE ! » ô combien mythique !). Mais malgré tout, ce disque me paraît trop brouillon, comme je l'ai cité, même si on ne peut pas lui en vouloir de par son statut dans le metal aujourd'hui.

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Note et morceaux préférés

Note : 14/20

Morceaux préférés :
- Arise
- Subtraction
- Desperate Cry
- Under Siege (Regnum Irae)

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la putain du diable
Luna La putain du diable @la putain du diable
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