
Il n'y a pas à dire, le nouvel album est bon. Très bon même, après plusieurs écoutes. Discutons premièrement de ce que le fan admire quand il vient d'acheter le CD et qu'il n'a pas de lecteur sous la main : la pochette, ou plutôt dans mon cas, le boîtier du CD !
Description et style musical de Triumph or Agony
Une fois ces préliminaires passés, on insère le CD dans le lecteur, et là, arrive l'intro. En un mot : SUBLIME ! Probablement la meilleure intro jamais réalisée jusqu'à ce jour par nos Rhapso favoris.
Arrive ensuite la chanson-titre de l'album et là, on sent tout de suite qu'une certaine déception nous monte à la gorge : en effet, le groupe a changé de nom mais aussi de style, et ça s'entend tout de suite. Les solos de guitare se font bien rares tout au long de l'album et ceux de claviers sont inexistants ! De plus, un rythme lourd se fait sentir tout au long de l'album et un manque de pêche évident ressort dans toutes les chansons.
Mais tous ces défauts « mineurs » (si j'ose dire) ne sont rien comparés aux orchestrations magnifiques de l'album. En effet, Luca Turilli est ici au sommet de son art (il faut tout de même plusieurs écoutes pour en discerner toutes les subtilités…).
Les titres marquants de l'album
Après une ballade composée entièrement par Fabio Lione, « Il canto del vento » — pas mal pour une première compo, mais inférieure au reste de l'album tout de même — vient LA pièce maîtresse de l'album : « The Mystic Prophecy of the Demonknight ».
C'est sur un titre de plus de 16 minutes (ne battant tout de même pas le long « Gargoyles angels of darkness » pour la durée) que l'album prend une dimension géniale.
Avec une première partie, « A new saga begins », de légende (le refrain, croyez-moi, va se chanter pendant longtemps), le morceau s'enchaîne sur un passage parlé par plusieurs acteurs (le moment où toute la petite troupe rentre dans la grotte). C'est beau, ça fait une petite impression de « film » (Rhapso, c'est du « Hollywood power metal », n'oublions pas).
Et vient ensuite le moment le plus surprenant : Fabio qui chante avec une voix death, assez bonne il faut dire. Il nous avait déjà un peu initiés dans « When demons awake », mais là, il se surpasse vraiment. Le morceau épique retrouve un passage parlé et se finit sur une reprise du thème. À la fin, ma première réaction a été : « QUOI ?? Déjà fini ?? »
Les morceaux bonus et l'avis final
Je voudrais parler ensuite des morceaux bonus et plus particulièrement de « Defenders of Gaia », car c'est là que l'on retrouve nos (enfin mes) Italiens préférés. Certes, le morceau rappelle fortement « Knightrider of doom », mais ça fait tant de bien d'entendre un solo de clavier qu'on peut leur pardonner cela.
Bilan : avantages et inconvénients
Avantages :
- Fabio est vraiment en forme
- Orchestrations magnifiques
Inconvénients :
- Un manque de pêche évident
- Peu ou pas de solos
Si je ne devais retenir que trois titres : « The Mystic Prophecy of the Demonknight », « Dar Kunor », « Defenders of Gaia »
Tracklist complète de l'album
01- Dar-Kunor
02- Triumph Or Agony
03- Heart Of The Darklands
04- Old Age Of Wonders
05- The Myth Of The Holy Sword
06- Il Canto Del Vento
07- Silent Dream
08- Bloody Red Dungeons
09- Son Of Pain
10- The Mystic Prophecy Of The Demonknight
11- Dark Reign Of Fire
Tracks bonus (édition limitée française)
12- Son of Pain (français)
13- Defenders of Gaia
14- A new saga begins (radio version)
Ma note (personnelle) : 8/10