
Une chanson, c'est d'abord de la poésie. En effet, avant de mettre de la musique, un artiste doit d'abord créer des paroles. Ces paroles se rapprochent beaucoup d'un poème. C'est pourquoi je vous présente quelques poèmes ci-dessous qui pourraient peut-être inspirer un chanteur amateur ou qui sait...
Une chanson n'existerait pas sans paroles, tout comme elle n'existerait pas sans musique. On a souvent tendance à oublier le parolier alors que, généralement, c'est souvent grâce à lui qu'une chanson a du succès ou non.
Mais attention de ne pas confondre plusieurs termes :
On nomme parolier l'auteur des paroles d'une chanson dont la mélodie est l'œuvre d'un compositeur. L'antériorité des paroles ou de la musique peut varier, mais on ne nommera en général parolier que l'auteur intentionnel des paroles d'une chanson, et non celui d'un texte mis ultérieurement en musique.
On parle d'auteur-compositeur quand le parolier écrit lui-même la musique de ses œuvres, et d'auteur-compositeur-interprète s'il les chante également.
Paroliers francophones célèbres :
- Louis Amade
- Aristide Bruant
- Léo Ferré
- Claude Nougaro
- Jacques Prévert
L'orange bleue
La terre est bleue comme une orange
Remplie d'eau, de sang et de vie
Parée d'une écorce rubis
Où il règne un bonheur étrange.
Malgré l'ivresse que procure ce breuvage
Cette peau gorgée d'eau en pleine effervescence
Tarit ; Dame Mort se propage avec aisance
Emprisonnant la colombe dans une cage.
La terre s'assèche tel un fruit au soleil
Tuant la colombe laissée dans l'ombre
Par cette Dame aux bas lugubres et sombres.
La faucheuse trouve aussi l'éternel sommeil
Car sans vie, la mort ne peut exister ;
La belle colombe est ainsi vengée.
VR
Lumière noire
Je déambule dans un large tunnel sombre
Où la lumière arrive tout droit de l'enfer
Et je marche sur les pas de cette longue ombre
Voguant comme un bateau sur cette vaste mer
Lumière des ténèbres inonde mon esprit !
Donne-moi de ta bouche ce souffle de vie
Donne-moi la clé de la porte qui renferme
Le bonheur ; je m'en enduirai comme une crème
Mes jambes ne sont plus que du vieux bois pourris
Et je vacille, prêt à tomber sur ces dalles
Froides ; j'ai envie de fuir loin de ce mal qui me suit
Il ne me reste plus qu'à me faire la malle
Car refouler cette terre qui m'a vue naître
Reste la seule lueur enfouie dans le noir.
VR