
Liste des titres de l'album
- Fear and Wonder
- Blessings Upon the Throne of Tyranny
- Kings of the Carnival Creation
- Hybrid Stigmata – The Apostasy
- Architecture of a Genocidal Nature
- Puritania
- IndoctriNation
- The Maelstrom Mephisto
- Absolute Sole Right
- Sympozium
- Perfection or Vanity
12*. Burn in Hell (bonus track)
Formation du groupe
- Shagrath – Chant/Samples
- Mustis – Claviers
- Vortex – Basse/Chant clair
- Galder – Lead Guitare
- Silenoz – Guitare
- Nicholas – Batterie
Dimmu Borgir : Référence du black metal symphonique
Dimmu Borgir, le groupe de black metal symphonique par excellence. Le plus connu, le plus abordable, mais aussi le plus subtil et probablement le plus mature.
Contexte : Après Spiritual Black Dimensions
Après avoir sorti un très bon Spiritual Black Dimensions deux ans auparavant, Shagrath et sa bande décident de sortir en 2001 le célèbre Puritanical Euphoric Misanthropia.
Spiritual Black Dimensions avait subi un enregistrement pas assez lisse, trop « underground », et la production (notamment au niveau de la batterie) était de assez faible qualité. Non contents d'avoir sorti un album qui fit l'unanimité auprès des fans de black metal, les Norvégiens finissent par se réfugier en studio après une année et demie de tournée pour enregistrer leur nouveau bébé. Et quel bébé ! Produit par Fredrik Nordström et en coopération avec l'orchestre « Gothenburg Opera Orchestra », tout semblait au mieux. Qu'en est-il de cet album-délivrance du underground ?
Analyse des morceaux de Puritanical Euphoric Misanthropia
Une atmosphère pesante nous tire vers les profondeurs abyssales avec l'introduction Fear and Wonder. Instant mélancolique et glauque, parfait pour l'introduction d'un disque de metal extrême.
Puis, on s'explose sur l'énorme Blessings Upon the Throne of Tyranny qui commence par un riff très rapide. On est d'abord étourdi tant la production est grandiose : la batterie s'éclate tel une vitre sur le dur parquet et s'accélère par centaines de battements à la minute (Nicholas était déjà très connu pour ses performances inouïes à la batterie). Ensuite vient l'émerveillement quand l'orchestre fait son arrivée, ralentissant directement l'atmosphère. Cette chanson est du Dimmu Borgir puissant, lourd, original.
Kings of the Carnival Creation : pièce maîtresse
Kings of the Carnival Creation est sûrement la pièce maîtresse de cet album : mélancolique, triste et subtile. La voix claire de Vortex et le solo de guitare ne font qu'embellir cette ambiance mélancolique. Hybrid Stigmata est dans la continuité du titre précédent en accentuant le niveau orchestration. Nous avons droit à un refrain en or, où piano, violons, guitares et synthés s'entremêlent pour ne former qu'un tout.
Architecture of a Genocidal Nature et Puritania
La chanson suivante entièrement écrite par la main de Shagrath (les textes étant généralement composés par Silenoz, le guitariste), Architecture of a Genocidal Nature, est une très bonne chanson avec une bonne partie de piano bien exécutée et un petit passage où Shagrath et Silenoz s'amusent à chanter en même temps (donnant un résultat assez étonnant). Une perle aussi où les textes sont toujours aussi anti-chrétiens et noirs. Mais le disque commence à prendre un tournant répétitif alors, pour calmer le jeu, Puritania, une courte chanson aux allures électroniques, nous fait souffler… de quoi casser le rythme.
Seconde partie de l'album
Nous entrons dans la deuxième partie du CD. Celle-ci est plus classique et les chansons se ressemblent un peu toutes. IndoctriNation est très black, trop, et voulant donner un rythme soutenu, ne ressemble qu'à un assemblage de guitares lourdes sur une voix criarde. Pas de subtilité et les claviers se font moins présents. Il en est de même pour Absolute Sole Right.
The Maelstrom Mephisto est dans la même veine mais a un côté plus « casse-tout » qui lui donne un charme et, au final, un petit côté heavy. On calme le jeu avec Sympozium, là aussi très original et pesant, où la somptuosité des violons est énorme.
L'outro : Perfection or Vanity est une sorte d'hymne au désespoir. Très belle.
Burn in Hell : le bonus track incontournable
Pour clôturer ce CD, on aura droit à Burn in Hell en tant que bonus track. Solo de guitare majestueux et Vortex chante d'une voix tantôt aiguë tantôt grave. On a sûrement droit à la chanson la plus abordable du CD, une des meilleures aussi !
Note : 15/20 (Excellent album)
Morceaux préférés :
- Blessings Upon the Throne of Tyranny
- Kings of the Carnival Creation
- Hybrid Stigmata – The Apostasy
- Puritania
- Burn in Hell