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Musique

Placebo Live

Placebo en concert à Bercy le 18 octobre 2003 : un show électrisant filmé pour un DVD, avec Brian Molko charismatique, Skin en première partie et des tubes qui ont fait hurler le public !

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Juillet 2001 : Placebo débarque un soir d'été dans le théâtre antique de Fourvières à Lyon pour un concert explosif. Brian is my God !

Mars 2003 : Sleeping with Ghosts est dans les bacs, nouvel album sympa sans être renversant... Tant pis, j'achète quand même une place pour aller voir le groupe à Bercy !

Octobre 2003 : dans une salle pleine à craquer et surchauffée, Placebo arrive sur scène... Le miracle aura-t-il lieu ?

L'ambiance avant le concert à Bercy

Bercy, le 18/10/03, 19h00 : j'arrive (avec mes amis !) à Bercy. La salle se remplit doucement... Coups d'œil à droite à gauche (je m'ennuie un peu, faut reconnaître !), et paf ! Je repère LE beau gosse, juste devant moi ! Tiens, ça va bien m'occuper ça !

Première partie : Skin en feu

19h45, les lumières s'éteignent (« oooooooh » s'exclame la foule !... « merde, je vois plus le beau gosse » pense-je), et Skin débarque sur scène : la chanteuse de feu Skunk Anansie pète le feu et déchire sa voix (magnifique) au son de guitares saturées et de la batterie à deux doigts de l'explosion. En deux secondes, le public est conquis : Skin saute partout, fait chanter la foule, n'hésite pas à s'approcher de la fosse (et explose quatre porte-micros en 30 minutes en les jetant violemment par terre, félicitations !) avant de s'en aller en nous remerciant (« ouaaaaais » dit le public).

20h15, les lumières se rallument : « le beau gosse est toujours là... Tiens, il enlève son pull, cool ! Tiens, il porte une gourmette : comment qu'il s'appelle donc ?! ». Le public se calme un peu, mais reste bien chaud !

Frank Black : une prestation décevante

20h45, les lumières s'éteignent : « aaaaaaaaaaaaaah » hurle le public. Frank Black (chanteur de feu les Pixies) débarque avec son groupe (au look très « vieux rockers sur le retour ») : 45 minutes de chansons à la suite, pas la moindre pause, pas le moindre mot adressé au public, super chaleureux les gars... Quelques reprises des Pixies, des chansons tirées de son répertoire personnel, pour une prestation plutôt froide et décevante... Pour le coup, le public est bien refroidi...

21h30, les lumières se rallument... Oh ! Le beau gosse est en T-shirt noir moulant, il commence à faire vraiment chaud par ici... J'ai envie d'une clope, ça fait 4 jours que j'ai arrêté de fumer, je le vis bien (mais je suis sur les nerfs !). Annonce officielle du groupe : « La France est notre pays d'adoption, Paris est notre public préféré alors sachez que ce concert sera intégralement filmé pour un futur DVD » (un peu de flatterie, c'est toujours bon pour chauffer un public à blanc !)

Placebo sur scène : l'explosion

21h45, les lumières se re-re-éteignent, « OUAAAAAAIS », hurle le public à deux doigts de l'orgasme collectif. Un rideau blanc tombe sur scène, des images floues y sont projetées au son d'une musique super cheloue... Le rythme s'accélère, les images s'enchaînent de plus en plus vite, deviennent de plus en plus nettes... Des extraits de clips de Placebo sont diffusés à un rythme épileptique, le public saute dans tous les sens, puis le rideau tombe, et le groupe apparaît, ouvrant leur concert avec un Bulletproof Cupid (l'intro instrumentale de Sleeping with Ghosts) plus speed que jamais !

Tout de blanc vêtu, maquillé comme une voiture volée, Brian Molko, chanteur charismatique de Placebo, dégage vraiment sur scène (... et il a le public à ses pieds !). Stefan Olsdal, le guitariste, très cuir et paillettes dans son costume, se lâche complètement et livre quelques pas de danse plutôt... excentriques ! La complicité entre les deux est flagrante sur scène, et ils se lancent des œillades d'une délicieuse ambiguïté... quant à Steve Hewitt, le batteur, ben il bat !...

Les titres emblématiques du concert

Les chansons s'enchaînent à grande vitesse, avec la plupart de leurs « tubes » – notamment une version très électrique de Every You Every Me (rhaaaaaaa, j'adore !), Pure Morning ou Special K – qui rendent le public hystérique. Le groupe a la patate et donne tout sur scène... On a également droit à quelques chansons plus calmes (dont le très très beau et très très déprimant Without You I'm Nothing – l'un de leurs chefs-d'œuvre) qui laissent le public reprendre son souffle...

Le choix des chansons est donc plutôt réussi, même si l'on peut regretter une trop large représentation de leur dernier album (normal en même temps, ils sont là pour le vendre !)... et au contraire, une absence quasi-totale de leur premier opus (arg !! pourquoi pas de Nancy Boy ?!). Dommage également qu'ils ne jouent pas l'une de leurs reprises sur scène (Daddy Cool en live, ça aurait pu tout péter !!). Mais évidemment, lorsque les premiers accords de The Bitter End résonnent dans Bercy, on ne peut que s'enflammer !...

Mise en scène et moments forts

La mise en scène est très bonne également, particulièrement par rapport à leur précédente tournée : le jeu de lumières est magnifique, et le groupe a investi dans des écrans et des projecteurs pour diffuser derrière eux des extraits de clips ou de concerts qui viennent illustrer leurs chansons.

Dans les moments forts du concert, on retiendra donc (dans le désordre !) : une version francisée de Protect Me From What I Want, un spectateur qui s'est jeté sur Stefan Olsdal (« don't look at him Stefan ! »), Brian Molko qui fait chanter le public sur Slave to the Wage, l'absence de Scared of Girls compensée par Taste in Men (ouf !), 2 rappels et le duo final entre Placebo et Frank Black pour la reprise des Pixies : Where Is My Mind? (jouissif !!).

Outre la relative déception dans l'absence de certaines chansons, on peut également reprocher le manque d'originalité du groupe : ils reprennent exactement leurs chansons, en les reboostant sur scène... Pas de grosse prise de risque donc... Mais à moins d'être vraiment exigeant, Placebo sur scène, qu'est-ce que c'est bon !!

Profitez-en donc, le groupe continue de tourner en France actuellement (ou attendez la sortie de ce concert en DVD, avec votre serviteur préféré (moi !) en bonus exclusif : « comment je suis devenu pote avec Brian »).

Bilan et playlist du concert

23h45, les lumières se rallument définitivement, la salle se vide... Surexcité par le concert (et l'absence de nicotine, arg !), je quitte Bercy plutôt crevé par le concert, mais définitivement accro à Placebo ! Bon, les gars, va falloir nous faire un nouvel album-qui-tue-sa-mère, et on se retrouve au prochain concert !

Bonus pour ceux que ça intéresse : la playlist du concert (dans le désordre, et selon mes souvenirs... sous grosse réserve donc !!) :

  • Bulletproof Cupid
  • Allergic
  • Every You Every Me
  • The Bitter End
  • This Picture
  • English Summer Rain
  • Plasticine
  • Special Needs
  • Protect Me From What I Want
  • Without You I'm Nothing
  • Taste in Men
  • Slave to the Wage
  • Special K
  • Pure Morning
  • Black Eyed
  • I'll Be Yours
  • Centrefolds
  • Where Is My Mind?

(Message perso : si tu es beau, que tu portes une gourmette (« tchut tchut pas de prénom ! »), que tu étais au concert, gradin O, n'hésite pas : ÉCRIS-MOI !!)

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cypher22
cypher22 @cypher22
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