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Musique

Patrick Rondat : Amphibia

Découvrez Amphibia, l'album du guitariste français Patrick Rondat qui allie technique irréprochable et beauté mélodique, entre néo-classique et metal.

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Liste des titres de l'album Amphibia

  1. Amphibia Part. I
  2. Amphibia Part. II
  3. Amphibia Part. III
  4. Amphibia Part. IV
  5. Amphibia Part. V
  6. Amphibia Part. VI
  7. Camouflages
  8. Vivaldi Tribute
  9. Dreamstreet
  10. Backhand
  11. Shattered Chains
  12. Equinox IV

Line-up :
- Patrick Rondat – Guitare
- Patrice Guers – Basse
- Tommy Aldridge – Batterie
- Phil Woindrich – Claviers

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Un guitariste français de renommée internationale

La France n'est pas reconnue pour avoir une scène metal exemplaire, ni pour compter des gratteux aussi célèbres que Satch ou Vai. Mais peu importe, puisque aujourd'hui la France se renouvelle et nous offre ce qu'il manquait au pays des droits de l'homme : un guitariste de renommée.

Certains pourraient s'y méprendre, mais oui, notre belle terre natale a enfin trouvé l'homme qui lui manquait pour aligner les perfections et les rondeurs sur les côtes écaillées de notre pays. Et quel homme ! Derrière une grossière touffe de cheveux (spécifique à tous les bons guitaristes ^^) gît l'excellent Patrick Rondat. Un des rares guitaristes à savoir allier précision, feeling et technique. Le divin Patrick nous transporte à travers Amphibia dans un magnifique voyage d'arpèges, de riffs et de montées de manche déferlantes, tout en gardant l'esprit serein et humble.

Technique et beauté : l'équilibre parfait d'Amphibia

Amphibia est un des rares albums à savoir marier technique et beauté. Les USA nous proposent toujours des artistes qui ne savent se prendre que dans un de ces genres (attention, je ne dis pas tout le temps, il y a bien sûr d'excellents cas comme Morse, Vai ou Eric Johnson). Eh bien, la France a son mot à dire, et dans la plus profonde des intimités. Amphibia est un détour aux sentiments aigus d'un musicien fort inspiré, qui nous emmène voyager à travers une pièce divisée en 6 parties, sobrement nommée Amphibia.

Toute la magie de cet album pourrait se définir par ces 6 titres apaisants et rayonnants, tous parsemés d'une fine couche de claviers pour parfaire cette impression d'apesanteur. Ainsi, sur ces 6 premiers morceaux se tiennent au rendez-vous trois titres dynamiques complétés de 3 pièces pour ralentir le tempo et l'adrénaline (« Amphibia Part. II, IV et VI » étant les bouquets de cette poésie).

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Le style unique de Patrick Rondat

Avec Patrick Rondat, on assiste à un jeu non pas frivole et copié-collé sur ses influences américaines, mais bien à un style propre et envoûtant que l'on ne se lasse pas d'écouter. Le jeu est parfait et précis. Sa technique peut être définie par l'aller-retour, mais s'il le faut, Patrick sait balancer sweeping et speed picking pour accélérer le tempo.

C'est un disque mélodique (presque classique), mais où se délivre la lourdeur et le feeling du hard rock et du metal (« Amphibia Part. IV »). On aura vite fait de classer Patrick Rondat dans le style de jeu néo-classique pour ces déferlantes sur les gammes pentatoniques. Mais il faut savoir que Patrick sait mélanger un peu de tout, et qu'il serait trop bête de noyer le bon Patrick dans un style si réducteur ; « Amphibia Part. IV » en est là pour en témoigner. Cette chanson montre aussi bien une facette néo-classique du musicien qu'une pureté metal et bluesy embarquée au milieu du morceau.

Une album en deux parties complémentaires

L'album est divisé en deux parties : une première réservée exclusivement aux arts, enrichie d'une guitare qui peut se donner à la fois rapide, limpide, mais surtout très mélodieuse. La deuxième donne une face étonnamment plus directe du monsieur (« Backhand » et son sweep de malade, ou bien les montées intenses de « Shattered Chains »).

Sur ce disque, Patrick remercie autant ses influences qu'il en devient une. Autant l'hommage porté à Vivaldi à travers la superbe « Vivaldi Tribute » (qui aura vite fait de donner un nom à Patrick) ou à Jean Michel Jarre sur « Equinox IV », montrant tous deux l'image humble du guitariste ; autant Patrick impose son style à travers de nouveaux hymnes enragés que le public se doit d'écouter, peut-être même plus que le reste (« Amphibia Part. VI », « Backhand » et « Dreamstreet » nous révèlent complètement l'état d'esprit utopique du talentueux Patrick).

Conclusion : une œuvre proche de la perfection

Un grand merci à Patrick qui vient alors de réaliser une œuvre proche de la perfection, à la fois touchante et complète. Un disque presque parfait et d'une maturité exemplaire.

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Note : 16/20

Morceaux préférés :
- Amphibia Part. IV
- Amphibia Part. VI
- Vivaldi Tribute
- Backhand
- Equinox IV

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la putain du diable
Luna La putain du diable @la putain du diable
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