
Depuis l'excellentissime Draconian Times sorti en 1995, j'avais plus ou moins lâché l'affaire Paradise Lost. Il a fallu attendre 2002 pour que les joyaux anglais retrouvent enfin la forme. Et comme d'habitude, ce Symbol of Life est tout sauf une redite des précédents opus du groupe.
L'évolution stylistique de Paradise Lost
Paradise Lost est indéniablement le groupe qui a le plus changé de style au cours de sa carrière. Pour vous dire où en est le groupe maintenant, sachez qu'il fait du métal à la « One Second » avec de très forts aspects gothiques et pop. Les guitares sont mixées en avant et le chant est très diversifié, mais majoritairement gothique et sombre. On n'en attend pas moins de Nick Holmes.
Une meilleure intégration des samples
Ceux qui en avaient marre des samples utilisés à outrance par le groupe sur ses derniers opus seront ravis d'apprendre que les Anglais se sont bien calmés. Mieux encore, ils réfléchissent. En effet, les samples sont toujours présents mais se fondent réellement dans la musique et lui apportent une véritable plus-value : la patte « Paradise Lost 2002 ».
On aime ou on n'aime pas, mais un titre comme Symbol of Life ne peut laisser indifférent. Il s'inspire autant de Fear Factory que des débuts de Paradise Lost ou de Radiohead. Rassurez-vous, si ce n'est pas votre tasse de thé, le reste de l'album est loin d'être aussi expérimental.
Les titres incontournables de Symbol of Life
Pour trouver les perles rares, il faut lorgner du côté du ventre de l'album : des titres comme Pray Nightfall ou No Celebration sont dignes de nos attentes. Le premier comporte un refrain aux forts relents gothiques absolument dantesques. No Celebration, ainsi que bon nombre d'autres titres de l'album, est pêchu — attention, toujours dans les limites de ce que peut proposer le groupe.
Cette énergie se confirme sur un titre comme Self Obsessed, qui est quant à lui dispensable sur ce disque. Il a juste le mérite de montrer une énième facette du combo.
Un retour en forme après Host et Believe in Nothing
Vous l'avez compris, Symbol of Life enfonce bien Host et Believe in Nothing, et c'était bien ce que l'on attendait. Le minimum syndical pour un groupe du potentiel de Paradise Lost. Toutefois, le groupe renoue brillamment avec l'apogée de sa carrière sur plusieurs titres (Isolate, Pray Nightfall, Erased, etc. vont tourner un moment dans vos platines) avant de nous rappeler tristement qu'il est également possible de descendre plus bas que terre.