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Musique

Ozzy Osbourne : Blizzard of Ozz

Premier album solo d'Ozzy Osbourne après son départ de Black Sabbath, Blizzard of Ozz marque la rencontre explosive avec le guitariste Randy Rhoads. Un classique incontournable du heavy metal.

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Présentation de l'album Blizzard of Ozz

  1. I Don't Know
  2. Crazy Train
  3. Goodbye to Romance
  4. Dee
  5. Suicide Solution
  6. Mr. Crowley
  7. No Bone Movies
  8. Revelation [Mother Earth]
  9. Steal Away [The Night]

Line-up :
- Bob Daisley – Basse
- Ozzy Osbourne – Chant
- Randy Rhoads – Guitare
- Lee Kerslake – Batterie
- Don Airey – Claviers

Le contexte : la renaissance d'Ozzy après Black Sabbath

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Sorti de l'impasse Black Sabbath, le projet « Ozzy Osbourne » (initialement nommé « Blizzard of Ozz ») prit naissance des cendres d'un homme touché par les effets néfastes du succès – et notamment d'une substance plus que douteuse – qui lui coûta sa place de leader estimé et adulé au sein de Black Sabbath. Le symbole du metal s'en retourna déchu, blessé au plus profond de lui-même, embourbé dans un gouffre inestimable dû à cette dépendance vicieuse.

Heureusement, le destin lui vint en aide lors d'une rencontre avec le jeune prodige qui laissera une empreinte si regrettée sur la guitare : Randy Rhoads. Le Madman s'en va alors avec ses nouveaux compagnons former le projet « Ozzy Osbourne ».

Style musical : entre héritage et renouveau

Que dire de ce groupe, si ce n'est qu'il respecte l'éthique apportée par Black Sabbath tout en insufflant un vent de renouveau ? Bien moins sombre – attention, on a quand même droit à des rythmiques musclées, mais le ton est nettement plus « heureux » (cf. « Crazy Train ») – l'ambiance est détendue sur ce disque.

Cependant, le côté superficiel n'est pas épargné : écoutez ce ton si neutre sur « Goodbye to Romance », on aurait aimé qu'Ozzy se foule un peu plus sur ce titre. Le tout reste très metal avec des rythmiques incisives (« Crazy Train », « Suicide Solution », « I Don't Know »…). On peut dire que Randy a su s'impliquer avec brio dans la composition, tout en respectant les exigences du charismatique leader.

Randy Rhoads : un prodige de la guitare

Le petit gratteux est un vrai prodige. Du haut de sa vingtaine d'années pile poil, le blondinet sait manier furie destructrice et douceur imparable – témoins « Dee », la ballade acoustique dédiée à sa mère. Il propose les riffs les plus perçants et les mélodies les plus enivrantes.

Ses soli sont tous aussi mythiques les uns que les autres, le plaçant au même rang qu'un certain Van Halen de la même époque. Les premiers guitar-heroes du metal, dont il subtilisa à son profit la technique prisée du tapping de ce maître. Pour vous faire une idée, écoutez donc le tapping de « Crazy Train » ou bien le solo mélancolique et ô combien superbe de « Mr. Crowley ».

Son et ambiance : le kitsch assumé de l'époque

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Ce disque respecte les canons kitsch de l'époque et se veut extrême – à l'époque, on ne faisait pas mieux. Vous avez donc droit à des paroles bizarroïdes avec des approches de magie noire sur « Mr. Crowley ».

Et puis bien sûr, on a aussi droit aux nappes de claviers bien kitsch, bien que celles-ci soient bien placées. Prenons exemple sur l'intro mythique de « Mr. Crowley », vraiment inoubliable, et pourtant le son des claviers de l'époque est vraiment risible. Ou sinon, laissons-nous charmer par la douceur envoûtante du solo de piano sur « Revelation [Mother Earth] ».

La tracklist : un album varié et complet

Ce disque est très varié et recèle 9 chansons dont aucune n'est à jeter, laissant une grande place aux hymnes metal enjoués (« No Bone Movies », « Steal Away [The Night] », « I Don't Know ») mais aussi à de nombreuses expérimentations qui rendent l'écoute enrichissante : la semi-ballade « Revelation [Mother Earth] » et son solo vraiment méchant, la pure ballade « Goodbye to Romance », ou la sublime et mélancolique « Mr. Crowley ».

Verdict : un classique incontournable du metal

Ce disque mérite amplement sa place sur le trône du metal. Un succès mérité, avec une écoute qui s'avère excellente et nécessaire pour tout metalleux qui se respecte. N'oublions pas qu'Ozzy fut le symbole du metal, et que sans son timbre de voix, on aurait pu dire au revoir à la plupart des groupes qui peuplent notre « Mother Earth » aujourd'hui.

Aussi, ce disque est la consécration d'un homme au talent et au génie injustement détruit par un accident d'avion : Randy Rhoads. Paix à l'âme de ce musicien au feeling insensé.

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Note : 19/20

Morceaux préférés :
- I Don't Know
- Crazy Train
- Mr. Crowley
- Revelation [Mother Earth]
- Steal Away [The Night]

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la putain du diable
Luna La putain du diable @la putain du diable
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