
Qui sont Nightwish, icônes du metal symphonique ?
Nightwish est sans doute le meilleur groupe finlandais de metal symphonique, aux côtés de Lordi et Apocalyptica. L'aventure commence en 1992 lorsque Tuomas Holopainen assiste à un concert de Metallica. Cette révélation le pousse vers le metal et le synthétiseur. Après quelques collaborations avec un groupe initial, il décide en 1996 de monter son propre projet, en parallèle de son service militaire.
Il s'entoure de Jukka Nevalainen (un ami), d'Emppu Vuorinen, de Samppa et de Tarja Turunen (qu'il connaît depuis l'âge de 13 ans). Ensemble, ils sortent leur premier album, Angels Fall First. Par la suite, le groupe délaisse l'acoustique pour embrasser pleinement le metal, notamment avec leur second opus, Oceanborn.
En 2001, le bassiste change : Marco Hietala rejoint le groupe, apportant une voix puissante. Malheureusement, Tarja est renvoyée en 2005 en raison de son comportement qui déplaisait au reste du groupe. La séparation est annoncée par une lettre remise après le concert du DVD « End Of An Era ».
La remplaçante de Tarja, Anette Olzon, possède une voix moins lyrique mais plus claire et pleine de vigueur.
Membres actuels :
- Tuomas Holopainen (claviers)
- Jukka Nevalainen (batterie)
- Emppu Vuorinen (guitare)
- Marco Hietala (basse, chant) – rejoint fin 2001
- Anette Olzon (chant) – depuis 2008
Ex-membres :
- Tarja Turunen (chant) – partie en 2005
- Sami Vänskä (basse) – parti fin 2001
Discographie de Nightwish : albums et live
- Angels Fall First (1997)
- Oceanborn (1998)
- Wishmaster (2000)
- From Wishes To Eternity (live) (2001)
- Over The Hills and Far Away (titres remasterisés, inédits et titres live) (2001)
- Century Child (2002)
- Once (2004)
- Highest Hopes (Best Of) (2005)
- End Of An Era (live + DVD) (2006)
- Dark Passion Play (2008)
Liens utiles :
- Nightwish-France – site français
- Nightwish.com – site officiel
Concert Nightwish au Zénith de Toulouse : chronologie
- 9h30 : déjà des fans devant le Zénith de Toulouse
- 13h30 : ouverture des portes du Zénith
- 15h00 : légère pluie mais qui a mouillé très sévèrement
- 17h30 : début des hostilités, la tension monte… La queue s'agrandit…
- 19h00 : après beaucoup de retard, c'est le début de la guerre, le peuple commence à rentrer…
Karaoké AC/DC : comment gérer un problème technique
Le monde afflue, afflue, afflue, et l'effet sauna commence à se faire ressentir. Les emmerdeurs de première aussi : fumeurs en tous genres, pogoteurs de première classe, hurleurs dignes de l'homme de Néandertal, j'en passe et des meilleurs…
Mais les techniciens, face à un problème apparemment insoluble vu le retard accumulé, trouvent que faire passer du AC/DC détourne l'attention de la foule. Même si cette dernière lance parfois des cris de masochisme virulent : « Pain ! Pain ! Pain ! PAIN !!!! »
À moins qu'elle ne voulait juste apprendre l'art de la boulangerie.

Première partie : Pain, ou le jeu de « qui tombe meurt »
Pain, groupe de metal industriel suédois alliant metal et sampling techno, fait surface dans un hurlement de foule à tomber des nues. C'est donc vers 20h50 que le show commence. Autant parler de combat de gladiateurs dans une arène que de concert au Zénith. Car en effet, les combats font rage : la foule oscille au bon gré de certains perturbateurs, les pogos ne manquent pas, et si tu ne sautes pas au même rythme que les autres, c'est ta perdition assurée et un aller simple pour Purpan.
Quant à Pain, ils assurent de faire chauffer encore plus une foule déjà en ébullition, avec leurs titres issus de leur dernier album, Psalms of Extinction. Ils finissent par leur fameux « Shut Your Mouth », où la fosse hurle de plein fouet un mélange de rage, de sueur, de transe shamanique et de voix cassées.
Fin de la première partie : 21h20. Une pause méritée, car survivre à Pain, c'est un test d'endurance et de force mentale. D'où le nom du groupe, sûrement.

Nightwish en concert à Toulouse : récit et setlist
Setlist complète de la soirée
- Bye Bye Beautiful
- Dark Chest of Wonder
- Whoever Brings the Night
- Siren
- Amaranth
- The Islander
- The Poet and the Pendulum
- Last of the Wilds
- Cadence of Her Last Breath
- Nemo
Rappel :
11. 7 Days to the Wolves
12. Wishmaster
13. Wish I Had an Angel
Récit du concert Nightwish
Le concert commence sur une musique d'ambiance inconnue, mais typique de Tuomas : épique, avec des chœurs, des violons et tout un orchestre. Puis c'est Jukka qui s'avance, puis Marco, puis tous les autres un à un. Enfin, Tuomas, habillé d'un costume trois pièces smoking blanc et d'un chapeau haut-de-forme, commence à jouer sur son clavier Korg muni de sa fidèle figurine de Jack Sparrow. Les premières notes de « Bye Bye Beautiful » résonnent. La foule est en délire. Tout le monde saute sur le rythme que Jukka impose.
Puis Anette commence à chanter : sa voix résonne dans tout le Zénith, claire et limpide. Une vraie beauté. C'est alors que Marco entame le refrain, et c'est là que Toulouse se synchronise avec sa voix rauque et puissante.
Le combo finlandais enchaîne directement avec « Dark Chest of Wonder ». Ce titre de leur avant-dernier album, Once, a donc été gardé pour le live, ce qui fonctionne à merveille. Encore une prouesse d'Anette au chant, et un Emppu tout aussi déchaîné.
Petite pause : Marco et Anette se présentent et demandent si on passe une bonne soirée. La foule, unie sous la même voix, leur répond que bien sûr que oui !
Un oui qui équivaut au lancement de « Whoever Brings the Night ». Anette n'eut pas besoin de phaser dans sa voix, mais elle nous a carrément étonnés de sa capacité à faire éclater les enceintes. Les pétards et les gerbes de feu nous ont donné chaud.
À peine le temps de souffler, que les revoilà avec « Siren », tout comme « Dark Chest of Wonder », toujours autant de succès. Marco toujours aussi agressif dans ses intonations, mais tellement gentil et souriant.
Petite pause, extinction des phares, mises en place du décor, et Nightwish chante alors leur tout dernier single acoustique, « The Islander ». Une vraie merveille, avec Anette revêtue d'un diadème de diamant, une vraie princesse de conte de fées.
Puis Marco annonce qu'on va se plonger dans les sombres recoins du journal intime de Tuomas, avec leur plus longue chanson : « The Poet and the Pendulum ». 15 minutes à vibrer sur leur son, avec, lors de la « mort » de Tuomas, des bandelettes rouges sang tombant sur la fosse. 15 minutes de mystères et de passages épiques.
Comme si ça ne suffisait pas, Tuomas en redemande plus et interprète « Last of the Wilds », sans chant (comme le single sorti en Finlande), avec son clavier remplaçant la cornemuse.
À peine le temps de nous demander quoi que ce soit que Tuomas entame « Cadence of Her Last Breath », toujours aussi metal et entraînant à la fois.
C'est à ce moment qu'Anette essaie d'apprendre le français à Marco, ce qui a pour conséquence de faire rire la foule. Mais, malheureusement, elle annonce aussi la dernière chanson pour la soirée. Elle se tourne vers Tuomas, qui verse une larme, et tape sur son clavier les premières notes de « Nemo ». Tout le Zénith pleure avec lui. Anette a l'audace d'ajouter des paroles sur le refrain final épique, ce qui n'était pas un mauvais choix après tout. Marco et Emppu dos à dos, et Jukka qui impose sa batterie d'une manière presque guerrière. Une pluie de mousse tombe sur le public. C'est presque la beauté absolue. Nightwish nous remercie gracieusement, et s'en va vers son périple européen…
Mais le public en voulait plus. Beaucoup de titres n'ont pas été joués.
Les rappels : Wishmaster et final en apothéose
Rappel ! Voilà « 7 Days to the Wolves », le meilleur de Dark Passion Play selon pas mal de gens. Le public est toujours présent, et il le fait entendre en chantant avec Anette et Marco.
Puis, comble du bonheur : « Wishmaster » ! Anette se substitue alors à Tarja avec perfection, apportant sa propre touche à cette chanson au départ lyrique. C'est une transe que Nightwish provoque dans la fosse.
Et enfin, Anette et Marco entament un remerciement général à nous, public toulousain, mais aussi au public français. C'est alors que, sous un tonnerre d'applaudissements, Anette nous laisse son ange pour nous garder. Car leur dernier morceau est « Wish I Had an Angel ». Tout le public résonne de toute son âme sous une pluie de cotillons et acclame les Finlandais pour leur final. C'est la fin de leur tournée française, alors on en profite du mieux qu'on peut.

Conclusion : un concert Nightwish inoubliable
Pas de « Ever Dream », ni de « Sleeping Sun », mais que du bonheur… Je tiens à souligner le comportement indigne de tous ces fouteurs de trouble et de ces fumeurs de joints.
En tout cas merci à eux pour cette nuit magique et inoubliable, remplie de magie et d'artifices, de passion et de mélodies. Bon courage pour la suite !