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Musique

Muse : Absolution

Muse revient avec "Absolution", un opéra rock fidèle à l'univers du groupe. Entre envolées vocales et riffs puissants, ce troisième album saura séduire les fans.

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Après "Showbiz" en 1999 et "Origin Of Symmetry" en 2001, le trio anglais revient à la rentrée avec son nouvel album : "Absolution".

Une introduction dramatique

L'album s'ouvre sur une intro de 20 secondes où l'on entend des soldats marcher au pas, suivie de "Apocalypse Please", chanson portée par un piano où Matthew Bellamy nous montre l'étendue de ses capacités vocales. Les fans peuvent se rassurer : Matthew n'a pas perdu sa voix. Muse reste Muse et reste fidèle à son opéra rock grandiloquent.

Les temps forts de l'album

"Time Is Running Out" débute sur une intro à la basse, avec un refrain puissant et des riffs énergiques. Une chanson classique sur laquelle Muse ne réinvente rien. "Sing For Absolution" est certainement le morceau le plus émouvant de l'album. Porté par son piano, Matthew exprime ici tout son talent romantique, à la frontière entre mélancolie funèbre et beauté pure.

Cinquième piste : place à "Stockholm Syndrome", premier single extrait de l'album. Gros riffs de guitare, passages sereins suivis de moments plus intenses : Muse nous livre une excellente chanson dans la lignée des titres les plus énergiques de "Origin Of Symmetry".

Entre réussites et passages à vide

Le morceau suivant, "Falling Away With You", s'inscrit lui aussi dans la lignée du dernier album, mais trouve plutôt sa place du côté des titres calmes. Bellamy multiplie les envolées vocales et finit par devenir agaçant à la longue. Chanson très moyenne, donc.

Après un court interlude, l'album repart en force avec "Hysteria" qui frappe un grand coup. Un titre comme on aimerait en entendre plus souvent de la part des Anglais. Excellentes mélodies, passages énergiques et même un solo bien placé. On applaudit et on en redemande.

Seconde moitié : contrastes et regrets

Aspect langoureux pour "Blackout", qui contraste avec le côté énergique de la première moitié de l'album. "Butterflies & Hurricanes" et "The Small Print" remettent les pendules à l'heure avec des guitares beaucoup plus présentes.

Douzième piste : "Endlessly" nous fait à nouveau sombrer. Cela aurait pu être une très bonne chanson sans son côté trop sage et conventionnel. "Thoughts Of A Dying Atheist" et son petit côté Placebo séduit par la simplicité de sa mélodie et sa basse très présente.

L'album se conclut sur un titre joué quasi exclusivement au piano, où Bellamy part à nouveau dans des envolées vocales lassantes sur la fin.

Verdict final

Au final, "Absolution" est un album sans trop de surprises qui ne décevra pas les fans et qui ralliera certainement de nouveaux adeptes à leur cause. On peut regretter le manque d'originalité de certaines chansons et la voix de Matthew Bellamy, certes très belle, mais qui en rajoute beaucoup trop sur certains morceaux. Un album qui mérite qu'on s'y attarde, mais qu'on laissera tomber sans trop de regrets pour se repasser l'album précédent.

Note : 7/10

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