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Musique

Le retour de Tupac Shakur

De Brooklyn à Las Vegas, retrouvez l'histoire de Tupac Shakur : son parcours, la rivalité East Coast/West Coast, sa mort mystérieuse et les étranges théories sur le chiffre 7.

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Tupac Shakur est né le 16 juin 1971 à Brooklyn (New York), alors que sa mère, Afeni Shakur, était en prison pour avoir participé à des conspirations avec le mouvement des « Black Panthers ». Durant les premières années de sa vie, Tupac et sa famille errent entre Harlem et le Bronx, des quartiers très défavorisés regroupant tous ceux que l'Amérique ne veut plus voir, remplissant en quelque sorte le rôle de ghettos.

L'attaque de 1994 : origines de la rivalité East Coast vs West Coast

Le 30 novembre 1994, Tupac est à New York pour des enregistrements et du business. Il est attaqué alors qu'il attend l'ascenseur dans un immeuble par quatre personnes dont l'identité reste toujours inconnue. Touché à la tête par trois balles, il est laissé pour mort par ses agresseurs. Cependant, contre toute attente, il s'en sort vivant — un véritable miracle. C'est le début des tensions entre lui et les « Bad Boys », puis entre le « Westside » et le « Eastside ». En effet, Puff Daddy et Notorious BIG se trouvaient à quelques pas du lieu de l'attaque et n'ont pas porté secours au rappeur de L.A. Par la suite, certains ont affirmé qu'ils furent les commanditaires de cette agression...

All Eyez On Me : l'apogée avec Death Row Records

Le 13 février 1996, Tupac marque ses débuts chez Death Row (littéralement « le couloir de la mort ») avec le double album « All Eyez On Me », un énorme succès. De nombreuses chansons sont des attaques ouvertes à l'égard des artistes de la côte Est, que ce soit Puffy, Biggie, Jay-Z et j'en passe. Ces derniers ne se gênent pas pour répondre : c'est l'apogée de cette guerre Est-Ouest. Dans le même temps, 2Pac affirme avoir eu des rapports sexuels avec Faith Evans, la femme de Biggie — de quoi aggraver encore les tensions.

La fusillade de Las Vegas et la mort de Tupac

Le 7 septembre 1996, Tupac et Suge Knight assistent au combat Mike Tyson-Bruce Seldon à Las Vegas. Alors qu'ils rentrent calmement à la fin de la rencontre dans la voiture de Suge, une Cadillac blanche avec quatre personnes à l'intérieur ouvre le feu sur leur véhicule à une intersection. Tupac est frappé 4 fois tandis que Suge s'en sort avec des blessures mineures. Tupac est transporté à l'University Medical Center.

Vendredi 13 septembre 1996, Tupac décède après 6 jours dans un état critique. Il est prononcé mort à 16h03, son corps est incinéré. Il avait seulement 25 ans. Au même moment, un autre de ses albums solo sort : « Makaveli The 7 Day Theory ». Quelques mois plus tard seulement, Biggie décédait dans les mêmes conditions... R.I.P.

Théories sur la mort de 2Pac : le mystère du chiffre 7

Tout commence avec le titre d'un de ses albums : « The Don Killuminati : The 7 Day Theory ». Cet album est sorti aux environs de la mort de 2Pac. Le nombre 7 va donc faire son entrée. Je ne prétends pas affirmer que 2Pac est en vie, mais voici quelques informations étranges.

La coïncidence principale

La plus étrange : Tupac a été blessé par balles exactement 7 mois (jours pour jours) après la sortie de son album « All Eyez On Me ». Il s'est fait tirer dessus le 7 septembre et a survécu le 7, le 8, le 9, le 10, le 11, le 12 avant de mourir le 13 — soit exactement 7 jours. Tupac avait alors 25 ans (2+5=7). Il est mort à 16h03 (4+3=7).

L'album au titre évocateur « R U Still Down » est sorti le 25 novembre (2+5=7). On retrouve encore ce fameux nombre 7.

Autres coïncidences troublantes

Dans la chanson 5 de l'album « The Don Killuminati : The 7 Day Theory », on peut entendre cette phrase : « And if the Lord returns in the coming seven days, then we'll see ya next time ». Le premier clip de l'album « R U Still Down » est « Wonder If Heaven Got A Ghetto ». Dans ce clip, on peut voir le chiffre 7 inscrit sur la porte de la chambre d'hôtel. Pendant le dîner, l'horloge indique 16h03, c'est-à-dire l'heure précise de sa mort. Avait-il tout prévu ?

Dans le film « Gang Related », Tupac et James Belushi attendent dans la chambre d'hôtel n°7 et l'insigne de Tupac comporte le chiffre 115 (1+1+5=7). Tupac brise un miroir dans le clip « Toss It Up » — ce qui représente 7 ans de malheur. Dans la chanson « White Man's World », si on écoute attentivement, on peut entendre une voix prononcer « 7 years, 7 years, 7 years... ».

L'héritage de Tupac : albums posthumes et impact culturel

En conclusion, tout cela n'est peut-être qu'un raisonnement personnel mais certains points sont étranges. Après la mort de son fils, Afeni Shakur a repris des enregistrements inédits et sortait, à l'aide des « Outlawz » (des amis de Tupac), un autre double album au nom évocateur : « R U Still Down » (Remember Me). Récemment, un autre album est sorti : « Still I Rise ».

Star du gangsta rap et acteur remarqué (notamment aux côtés de Janet Jackson), voyou au grand cœur, écartelé entre le besoin de vengeance et le désir d'espérance, Tupac Shakur s'est éteint à l'âge de vingt-cinq ans. Une vie brève, brûlée sur l'autel de la rébellion. Tupac était probablement capable du pire comme du meilleur. Sa disparition brutale fait de lui un martyr de ce système qui laisse peu de sorties de secours à ceux qui n'ont pas la chance de naître dans le bon quartier — « la came, la taule ou la tombe ». Il incarne de façon fulgurante ces laissés-pour-compte que les circonstances de la vie ont poussés à cultiver les fleurs du mal sur le pavé des ghettos.

Avec un réalisme saisissant, le rappeur expliquait : « Il y a deux Nègres en moi. Tupac, fils des Black Panthers, et Tupac, l'aventurier. » Quant au père, certains disent qu'il était également militant politique et qu'il serait décédé le lendemain de sa sortie de prison. Un jour, Tupac découvre que sa mère est accro au crack. Lui qui se livrait au commerce du « caillou » décide de ne plus y toucher.

Le rappeur sans peur défraie la chronique judiciaire. Une fois, il blesse deux policiers en civil qui, selon lui, tabassaient un Noir. Avec succès : il a créé, avec sa maison de disques Death Row, un empire estimé à quelque 120 millions de dollars. Avec ambiguïté aussi, puisqu'il entretient la guerre des gangs. Tupac quitte l'ombre des geôles pour celle des studios et enregistre en un temps record le double CD « All Eyez On Me » (Death Row/Island), son quatrième album — une bombe, une fois de plus. Un concentré vertigineux dans lequel on retrouve la dualité de Tupac, magistrale, incandescente, poignante.

Intraitable avec les traîtres, rebelle que la taule n'a pas mis à genoux, il est aussi un macho qui ne mâche pas ses mots, un beau gosse sexy dont la peau tatouée (« hors la loi » sur un bras, « vie de voyou » sur le ventre) crie silencieusement les blessures. Il y a un contraste étonnant entre les textes et le groove mâtiné de lueurs soul, de douceur cool ou de chaleur funky. La tribu a répondu à l'invitation de Tupac : Snoop Dogg, Jodeci, Dr Dre et d'autres pointures du rap, et aussi le parrain du funk, George Clinton. Un second single extrait, « How Do U Want It », couronne le succès de ce double CD explosif. Il est sorti il y a peu et la voix fière de l'enfant terrible continue de fleurir sur les radios.

Prémonitoire, Tupac nous disait un jour : « Je ne suis pas heureux ici. Je n'ai pas peur de la mort, ma seule angoisse est de revenir réincarné. »

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junior
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