
Tout a commencé en 4e, au collège. Une cassette de Thunderdome 11 se baladait, tandis que mes oreilles étaient, à l'époque, noyées dans un flot nirvanesque. Je rentre chez moi et là, oh joie, une zik de ouf ! Durant ces années de folie, j'écoutais les Thunderdome tel une brebis égarée. Vous avez probablement tous déjà entendu ce genre de musique, fossile baptisé par le néophyte « hardcore » — nous dirons plutôt gabber, du nom des skins hooligans hollandais. Ce n'est pas très créatif et c'est devenu très commercial, véhiculant de plus une image de fascisme à l'instar de la makina.
Thunderdome vs vrai hardcore : quelle différence ?
Thunderdome est au hardcore ce que Blink-182 est à System of a Down.
Le hardcore underground : une scène française et anglaise créative
Il y a quelque temps, j'ai fait connaissance grâce au Net de diverses formes de musiques électroniques. Parmi elles, le hardcore. Dans ce vrai style non commercial, les scènes française et anglaise sont bien présentes. Le style underground est de rigueur et les disques ne sont pas faciles à dégoter.
C'est quoi le hardcore ? Sous-genres et caractéristiques
Déjà, c'est un peu comme la techno : il y a plein de sous-genres entre le speed, le dark, le break, le noise et compagnie. C'est vraiment un genre très créatif avec des sons venus de nulle part, des consonances incroyables, des rythmes diaboliques, parfois non linéaires, parfois très lents.
Certains tracks sont à la limite du supportable, surtout en noise : de la distortion à gogo, aucun rythme mais un résultat trash et violemment joussif. D'autres vous enveloppent dans une ambiance malsaine : bruit de fond, silence ténébreux et craquements de disque. D'autres, comme Speedy Q, font dans le rapide, limite dansable parfois, mais pour se déchirer, c'est super.
Les artistes hardcore à connaître
Le hardcore permet alors toutes les fantaisies : mélanger un orchestre avec de la zik électronique (Manu le Malin), fusionner du hip-hop avec un beat à 150 BPM ou bien utiliser un joli violon classique sur un rythme démoniaque (Joshua).
Pour finir, quelques noms — entre autres — sous les labels Epileptik et UWE :
- DJ Joshua (darkcore)
- Traffik (hardcore)
- Speedy Q (speedcore)
- Ambassador 21 (breakcore)
- Producer (hardcore)
- Sulfuric Saliva (noise)
- Manu le Malin, Laurent Hô...