
Ellipsis et Madder Mortem en première partie
Ellipsis est le premier groupe à l'honneur ce soir. Ne connaissant rien de cette formation, j'ai eu du mal à suivre le déroulement, car le son était relativement brouillon, tout comme les compositions d'ailleurs. Assez psychédélique, le groupe ne se fera remarquer que par les gestuelles et les trémolos incessants de son (plutôt bon) chanteur, ainsi que par le charme de la bassiste. Notons aussi que le claviériste joue de la air guitar plus qu'il ne touche ses claviers !
Madder Mortem arrive ensuite et on monte d'un cran : le groupe est plus carré. Là non plus, je ne connais pas les chansons, mais certaines (la deuxième jouée en particulier) sont originales et ont fait réagir le public. La chanteuse, bien que ne possédant pas la classe d'un Tarja Turunen, assume parfaitement son rôle de front lady. 40 minutes excellentes pour patienter jusqu'à la venue du messie suédois !
Opeth au Transbordeur : une ambiance intime
Première surprise de choc : Opeth ne se produit pas dans la grande salle du Transbordeur, faute de monde certainement. Il n'y a que 500 personnes à tout casser. C'est scandaleux pour un groupe comme Opeth ! On assiste donc à ce concert dans une ambiance intime puisque tout le monde est finalement près de la scène. Les lumières sont réduites à leur strict minimum.
Mais heureusement, Opeth ne fait aucun compromis de son côté. Le son n'est pas encore tout à fait réglé sur « The Leper Affinity », mais dès « Advent », on atteint l'extase. Ce titre en live transcende son pendant studio, qui fait relativement vieux maintenant. Cette alternance death/mélodie mélancolique n'est jamais aussi bien exploitée que sur ce titre fantastique.
Les moments d'anthologie du concert
Et des moments forts comme celui-ci, il y en aura d'autres : la fin rythmiquement hallucinante de « Deliverance » (même si elle a été écourtée) et le splendide « The Drapery Falls ».
Le charismatique Mikael Åkerfeldt annonce dans un calme olympien tous les morceaux, dont la surprise « Harvest », jouée ici pour la deuxième fois de la carrière du groupe en live ! Elle fut quelque peu décevante, car l'absence de guitare acoustique s'est faite ressentir. Le son clair des guitares est très bon, mais pas encore au niveau de celui de John Petrucci. Enfin, cela donne un côté vraiment brut à leurs compositions.
L'aspect death l'emporte donc, mais quelle qualité dans l'exécution ! Et Dieu sait si rythmiquement ce groupe ne va pas chercher la facilité. Le public ne s'y est pas trompé : Opeth fut dans un grand soir et le « Demon Of The Fall » final (joué en rappel) fut l'apocalypse de ce concert inouï.
Setlist complète de la soirée
Titres principaux :
- The Leper Affinity
- Advent
- Godhead's Lament
- Deliverance
- The Drapery Falls
- Harvest
- Serenity Painted Death
- A Fair Judgement
Rappel :
- Demon Of The Fall