
Britney Spears : du mythe de la jeune fille sage au scandale
Commençons par le phénomène Britney Spears. Tout le monde la connaît, qu'on le veuille ou non : elle est partout. Dans la presse, les magazines à scandales, à la télévision... Bref, partout où l'on va, on l'entendra, soit à la radio dans la voiture, sur une affiche promotionnelle de son quatrième album dans la rue, ou encore à la librairie avec son livre. Britney occupe et s'approprie tous les marchés possibles et imaginables. Voici le parcours marketing de cette jeune femme de 21 ans.
1997-1999 : l'innocence calculée
En 1997 sort l'album d'une jeune fille de 16 ans dont le succès est immense outre-Atlantique et qui ne finira pas de séduire les autres continents. Son album "Baby One More Time" est un triomphe et très vite, la gentille jeune fillette est adoptée autant par les adolescents que par les parents qui apprécient sa douceur et le fait qu'elle ne soit pas provocante. Elle ressemble alors à toutes les ados.
On découvre là une gentille fille qui ne fume pas, ne boit pas, est vierge, ne compte pas faire l'amour avant son mariage et déclare ne JAMAIS (noter l'éphémère caractère de ce mot) poser nue.
En 1999, Britney Spears réapparaît avec son second opus, "Oops !... I Did It Again". Pas de grand changement dans son style, mis à part des vêtements un peu plus déshabillés, mais rien d'alarmant jusqu'ici. Et pourtant, suite à ce minuscule changement va s'ensuivre une chute aux enfers.
2002-2004 : la radicalisation et le scandale
2002 marque la sortie de l'album "Britney", qui fait scandale. Dans ses clips autant que lors de ses sorties publiques et ses concerts, la princesse de la pop est très osée. Tenues courtes et sexy sont au rendez-vous. C'est un changement radical de la part de Mlle Spears. On découvre même qu'elle boit de l'alcool (sachant qu'aux USA il faut avoir 21 ans pour boire de l'alcool et que Britney en a 20 à ce moment).
En 2004, c'est une Britney complètement dénudée, dépourvue du moindre habit convenable, que l'on découvre pour son quatrième opus. Loin d'avoir abandonné son style vestimentaire de 2002 — et au passage raccourci encore plus ses habits —, la jeune femme est en pleine dérive.

Britney Spears est-elle un produit marketing ?
Qu'on le veuille ou non, Britney est un produit marketing complètement manipulé par sa maison de disques. Si l'on suit bien son parcours, on remarquera que son style est fait en fonction des goûts du moment de son public (les adolescents, influençables et dont une bonne partie marche en fonction de la mode).
À ses débuts en 1997, la mode est aux "artistes" (si de nos jours on peut toujours appeler ça ainsi...) plutôt sages, pas trop turbulents, et c'est ainsi qu'a débuté cette pauvre manipulée qu'est Britney. Puis, en 1999, c'est assez le style "je montre mon nombril", donc la jeune fille se la joue "je montre mon nombril". En 2002, la mode "plus je suis dénudée, mieux ça le fait" est en pleine ascension et Britney se montre ainsi. Enfin, en 2004, c'est "plus je fais p*** plus je suis cool" ; là, Britney a respecté ça à la lettre.
Sa maison de disques se permet tous les droits sur Britney, celle-ci est complètement entre ses mains. La soi-disant princesse de la pop n'est qu'un des nombreux petits jouets d'une maison de disques. Cette fille n'a aucune personnalité, ou alors ne le montre-t-elle pas ? Peut-être est-ce encore, après tout, une des exigences de sa maison de disques. C'est une véritable loque humaine.
Regardez ce qu'elle devient cette nana : elle est en pleine dérive, tout ça pour qu'une bande de snobinards tranquillement installés dans leur bureau gagnent des millions sur son dos. C'est pareil avec des tas de chanteurs, tous manipulés. Britney n'est que de la pâte à modeler pour sa maison de disques qui la modèle à sa manière, selon les goûts et choix d'un public naïf qui se soumet aux exigences en achetant des CDs qu'ils n'aiment peut-être même pas !
Bref, Britney Spears est bien un produit marketing parmi tant d'autres.

Le cas Avril Lavigne : la fausse rebelle
Passons maintenant à Avril Lavigne, qui a fait ses débuts en 2002 avec son premier album "Let Go", qui a rencontré un franc succès. Cette jeune fille de 18 ans a été désignée par les médias comme étant une prodige du rock, une rebelle, punk et pour l'anarchie. Elle n'a en rien l'air d'un produit marketing. C'est vrai : elle ne ressemble pas à toutes ces poupées Barbie façon Britney ou Christina Aguilera.
Avril Lavigne porte des bracelets cloutés, des baggies, des habits peu féminins. Bref, niveau look, rien à voir avec ce dont on avait l'habitude jusqu'à présent. Avec elle s'affiche aussi, durant ses représentations, un groupe composé de deux guitaristes, d'un bassiste et d'un batteur. Cela ne fait qu'accentuer son allure rock'n'roll. Dans ses clips, les allures rebelles sont utilisées à plein gaz.
Cette année, elle nous revient avec son nouvel album "Under My Skin" qu'elle décrit comme étant plus rock que le précédent. Son premier clip est d'ailleurs tout aussi rebelle que les précédents. On nous présente là un style nouveau qui va engendrer une nouvelle mode : "la façon skateur".

Avril Lavigne est-elle manipulée par le marketing ?
Eh bien oui ! Avril Lavigne est bel et bien un produit marketing, bien qu'elle dénonce ce fait sans arrêt. Elle a simplement été lancée sur le marché en passant en boucle à la radio pour se faire connaître. Elle ne fait en aucun cas du rock, mais de la pop, à la limite de la pop-rock.
Écoutez sa musique et vous remarquerez qu'elle est très proche de la pop, mis à part quelques malheureux accords de guitare électrique. De plus, je n'ai jamais entendu de basse dans ses morceaux, pourtant le bassiste est bien là ! Les médias qui la définissent comme rebelle et punk accentuent sa popularité. Avril ne dit pas en effet qu'elle est rebelle et punk, c'est bien l'œuvre des journalistes, mais c'est encore un coup marketing pour accroître son succès. Donc, Avril Lavigne manipulée ? Oui.
Voilà, j'espère que ça vous en a appris plus sur les techniques des maisons de disques et ces deux "artistes".