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Musique

La 21e Fête de la Musique

Lenny Kravitz, Nuttea, Pierre Henry : la 21e Fête de la Musique investit toute la France ce 21 juin. Concerts majeurs, pratique amateur et culture techno sont au programme.

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Initiée par Maurice Fleuret, alors directeur national de la Musique, popularisée par son ministre de la Culture Jack Lang (qui sera vendredi en duplex avec TF1 de son nouveau fief du Pas-de-Calais), la Fête de la Musique est un des rendez-vous préférés des Français, avec la Fête du cinéma les 23, 24 et 25 juin.

Une fête aux dimensions internationales

L'idée de la fête est reprise, selon le ministère de la Culture, dans 118 pays. Elle sera célébrée pour la 3ème fois à Zagreb et à Varsovie (qui ne le fera que samedi). Stockholm s'est inspiré du modèle français pour entrer dans la fête (dimanche).

La pratique amateur remise à l'honneur

Coordinateur de la Fête de la Musique en France depuis cette année, Hervé Bordier, un des fondateurs des Transmusicales de Rennes, a voulu remettre la pratique amateur au cœur de l'initiative. Au fil des éditions, en effet, les concerts-événements et autres mégas-shows, comme cette année le ticket Nuttea/Lenny Kravitz à Paris sous l'égide du Ricard Live Festival, ont pris le pas sur les prestations plus modestes des amateurs.

Si 80 % des Français ont participé à l'événement depuis sa création, 70 % l'ont fait en tant que spectateurs. Plus d'un sur dix, soit environ 5 millions de Français, en ont profité pour se produire en public. Afin d'encourager ces derniers, la SACEM (Société des auteurs, compositeurs, éditeurs de musique) a décidé de ne pas percevoir de droits auprès des bars, brasseries et cafés qui accueilleront chanteurs et musiciens non rémunérés.

De son côté, la FNAC reconduira pour la 10ème année son opération de baisse de la TVA sur le disque, ramenée pour l'occasion au taux réduit de 5,5 % au lieu de 19,6 %.

Revendications et mobilisations autour de la Fête

La Fête de la Musique offre aussi une caisse de résonance idéale pour un certain nombre d'actions et initiatives. Ainsi, l'« association de défense des lieux de culture et de vie de Paris » prend prétexte du rendez-vous pour « tirer la sonnette d'alarme » sur la précarité des lieux qui diffusent de la musique.

Elle rappelle qu'en 2001, 157 fermetures administratives de lieux diffusant de la musique ont été prononcées. « Les législations, les interdictions, les sanctions pleuvent, la concertation est inexistante », souligne l'association.

Culture électronique et techno à l'honneur

Une autre « tribu » musicale, les représentants de la « culture électronique », prend également prétexte de la Fête pour s'« interroger sur la liberté d'expression de la culture techno en France ».

S'estimant « victimes d'atteintes aux libertés publiques » depuis l'entrée en vigueur de l'amendement sur les raves, plusieurs organisateurs d'événements techno et responsables d'associations tiendront une conférence de presse à Paris, jeudi, veille de la fête, afin de faire le point sur le dossier.

La techno sera pourtant à l'honneur notamment à Paris, avec une soirée « Magic Garden » à l'Élysée-Montmartre et, en plein air, au Palais Royal, une prestation de celui que de nombreux jeunes musiciens considèrent comme un des « pères » du genre : le compositeur Pierre Henry.

Programmations classiques et lieux originaux

Dans un registre plus classique, le Palais Garnier à Paris accueillera le chœur de l'Opéra et des solistes invités qui chanteront dans le décor de « La flûte enchantée ».

À Strasbourg, les détenus qui participent à l'atelier musique donneront lundi un concert dans la prison.

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fred38
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