
1. Right now
2. Break some off
3. Counting on me
4. Here it comes again
5. Deep inside
6. Did my time
7. Everything I've known
8. Play me
9. Alive
10. Let's do this now
11. I'm done
12. Y'all want a single
13. When will this end
Hidden track : One (Metallica's cover)
Line-up :
- Jonathan Davis [Chant/Cornemuse]
- Brian "Head" Welch [Guitare/Choeurs]
- Munky [Guitare]
- David Silveria [Batterie]
- Fieldy [Basse]
Une première écoute déceptive
À la première écoute, je crois qu'on tient un même constat : Énorme.
Mais juste à la première. Cet album est très superficiel, fait pour appâter très facilement une jeunesse dorlotée dans les draps d'un Linkin Park enfantin ou d'un Slipknot imaginé ultra-violent et expressif.
Direct et expressif conviennent bien à cet album.
Au niveau des compositions, ce n'est pas un dépotoir, même si quelques semaines d'enregistrement ne suffisent pas à faire aboutir un chef-d'œuvre.
Simplicité et lourdeur

Baigné dans la simplicité, cet album est pourtant séduisant. Il a vraiment un côté accrocheur, venant du fait qu'il est le plus bourrin et le moins subtil de toute la discographie de KoRn.
Alors, je ne vois pas : après un Untouchables aussi magnifique et mature, comment pourrait-on succomber face à ce torrent de simplicité ?
Je suis dur. Mais quelle déception quand on se voit et s'entend éteindre le walkman à l'écoute d'un "Right now" plus con qu'agressif, ou alors cligner des yeux d'une manière à faire voir que, merde, on s'ennuie sur la voix de fillette torturée de Jon Davis sur "Here it comes Again".
Un manque de maturité frustrant
Au niveau de la maturité, c'est très simple : elle est nulle sur cet album. En fait, s'il y avait eu un album avant KoRn l'éponyme, je crois que Take a look in the mirror aurait été le premier du casting.
Les lyrics sont d'une rageur quasi-enfantine ; on dirait les rugissements d'un adolescent révolté contre la douleur, alors que Jonathan Davis avait réussi à quitter ce côté puéril depuis leur album "Issues". C'est regrettable !
Malgré tout, encore une évolution dans la voix de Davis qui, après avoir réussi à atteindre des aigus parfaits sur Untouchables, se met enfin à gueuler convenablement ("Break some off"), tirant plus vers un chant convoitant celui d'Anders Fridén par moments que celui d'un chant néo.
Analyse des titres et production
Beaucoup de titres sont là pour plaire à l'auditeur mais pas forcément au fan (on entre dans la logique commerciale), et la production devient trop lisse, ne faisant qu'amplifier ce côté ennuyeux.
"Everything I've known" est un titre assez pur, cependant, ne rejoignant pas l'infâme "Here it comes again", dont la pauvreté est risible.

Aucun titre n'a une âme adulte et réfléchie. Seul l'écoutable "Did my time" a une logique et un sens subtil, c'est d'ailleurs un titre assez recherché.
"Play me", en featuring avec Nas (le hip-hop est une purge dans les racines Korniennes), engendre assez bien l'écoute et rend l'oreille plus posée pour faire passer la suite avec lourdeur et incompréhension.
Point positif et conclusion
Point positif : la reprise de Metallica est réussie (malgré le manque du solo) et montre aussi la voix de Davis dans tous ses états.
Un album raté qui nous laisse au dépourvu. En attendant le prochain, un best-of qui, je le pense (malheureusement), sera tout aussi regrettable, reniant quasiment la période Untouchables.
Note : 9/20
Morceaux préférés :
- Did my time
- One