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Musique

Iron Maiden : Dance Of Death

Dance Of Death (2003) confirme l'essouflement d'Iron Maiden en studio. Un album inégal, sauvé par des titres progressifs inspirés comme Paschendale et Journeyman.

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Iron Maiden confirme en 2003 son essouflement au niveau des albums studio. Après Brave New World, les Anglais signent un nouvel opus qui ne fait pas honneur à leur passé riche en classiques. Dance Of Death n'est pas un mauvais album, mais il est terriblement quelconque : des titres épiques réchauffés aux chansons rock plus directes. La prise de risque est minime. Heureusement, la qualité purement technique est toujours au rendez-vous, ce qui permet d'accoucher d'un album agréable à écouter, mais qui ne remplacera aucun des albums sortis par le groupe entre 1980 et 1988.

Dance Of Death : entre Brave New World et Virtual XI ?

On pourrait définir Dance Of Death comme un mélange entre Virtual XI et Brave New World, les deux derniers albums studio. On y trouve des morceaux progressifs, mais aussi d'autres plus directs. Parmi ces derniers, Wildest Dreams déçoit assez lamentablement. Déjà The Wicker Man n'était pas fantastique pour ouvrir Brave New World, mais avec Wildest Dreams on tombe très bas en termes de qualité : en plus d'être une copie fade de ce morceau, il ne possède pas d'arrangements convaincants. Seul point positif : la production, qui se révèle excellente et cela se confirmera sur l'ensemble de l'album. Gates Of Tomorrow est pour sa part un morceau mi-progressif mi-heavy avec une intro made in Lord Of The Flies. Rien de neuf sous le soleil, si ce n'est que ce titre est également sans âme et sans grand intérêt.

Montségur et Rainmaker : des titres énergiques sans impact mémorable

C'est un peu ce que l'on peut dire de tous ces morceaux énergiques : aucun ne sort du lot et, surtout, aucun n'égale la moitié de l'impact que pouvaient avoir les classiques du répertoire d'Iron Maiden. Un des seuls moments agréables est le refrain de Montségur, tout droit sorti de Piece Of Mind, où Bruce Dickinson nous montre qu'il est clairement un chanteur aux capacités techniques phénoménales. Sinon, Rainmaker a le mérite de proposer enfin un bon riff et des lignes vocales qui sortent quelque peu des sentiers battus. Le refrain est vraiment excellent et la rythmique extrêmement solide. Rainmaker devrait faire un excellent titre live car il dégage déjà une énergie impressionnante sur disque.

Paschendale et Journeyman : les titres progressifs qui sauvent l'album

À en croire ce début de chronique, Dance Of Death serait vraiment un raté à l'image de No Prayer For The Dying. C'est sans compter sur ce qui a fait la force du Maiden post-Fear Of The Dark : les morceaux progressifs. Et là, comment rester insensible à Paschendale ? L'intro sublime, toute droite sortie de la sombre période de The X Factor, laisse rapidement place à des couplets hargneux où Bruce Dickinson se régale et nous en met plein la vue. Le refrain majestueux vient poser la dernière brique à un monument. Les solos de guitare, si faibles sur le reste du disque, sont ici divins ! Par ailleurs, Paschendale possède de nombreuses relances toutes plus intéressantes les unes que les autres, qui laissent une part importante à l'orchestration. On retrouve cela sur Journeyman également, une ballade sympathique et inspirée (rare pour Iron Maiden) au refrain dévastateur rappelant la carrière solo du chanteur, mais qui ne mène finalement nulle part. Journeyman manque de travail ; dommage, on est passé à côté de quelque chose d'énorme.

Age Of Innocence et No More Lies : des compositions efficaces mais peu originales

Age Of Innocence et Dance Of Death sont de bons titres, mais trop proches de ce que le groupe a déjà écrit. No More Lies n'est pas un sommet d'originalité non plus, mais il faut bien reconnaître que l'intro de ce titre est brillamment portée par un chant qui n'a rien à envier aux passages les plus atmosphériques de la période Blaze Bayley. Par la suite, le titre s'accélère et démontre une nouvelle fois que le groupe est bien dépositaire d'un style unique, incroyable mélange de mélodie et de hargne. C'est pourquoi il ne faut pas être trop dur avec Dance Of Death : certes, il n'est pas très original (seuls deux titres, Paschendale et Journeyman, le sont), mais après avoir entendu à longueur d'année des copies du combo anglais, il est bon de se délecter de nouvelles compositions diablement plus efficaces.

Si cette chronique vous a plu, rendez-vous sans plus attendre sur mon site qui comporte des centaines de chroniques de disques metal, rock et électro ! Merci !

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nozal
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