
2. Food for the Gods
3. Gyroscope
4. Dialogue with the stars
5. The Hive
6. Jester script transfigured
7. Morphing into primal
8. World within the margin
9. Episode 666
10. Everything counts
11. Whoracle
Line-up :
- Anders Friden [Chant]
- Jesper Strömblad [Lead guitare/Samples]
- Glenn Ljungstrom [Guitare]
- Joan Larsson [Basse]
- Bjorn Gelotte [Batterie]

Le disque qui a mené In Flames à un succès plus que mérité.
À l'époque, In Flames représentait deux cas de figure plus ou moins bien affichés : le heavy et le death mélodique.
Le heavy pour ces riffs acérés et rapides, et le death pour cette forme de mélodie hargneuse qu'emploie In Flames. Même s'ils sont deux guitaristes, les mélodies sont largement produites par le médiator de Jesper Strömblad qui est un excellent musicien.
Le côté heavy se fait largement ressentir sur "The Hive", un titre très vivant, très précis, technique même ; les parties de chant et la structure de la chanson sont très heavy. On a même droit à un excellent solo en tapping de la part de Jesper.
Autre hymne heavy (tout est relatif, hein ?), le single "Jotun", avec son refrain ultra reconnaissable ("A body of black that carried no reflection... ") et son intro imposée par une cadence très directe menée par un très bon chorus.
La batterie ne tient pas du chef-d'œuvre mais a relativement bien sa place sans dévoiler de grands exploits techniques.
La production quant à elle est à la hauteur du disque, seul problème : les parties de basse trop avalées par la guitare surproduite.
La voix d'Anders Friden est fondamentalement death (aucune partie de chant claire oblige !) et les textes sont toujours aussi magnifiques faisant part d'une réflexion géniale. L'ensemble des chansons tiennent une architecture simple mais très efficace.

"Jester script Transfigured" est assez unique en son genre avec des parties de guitare excellentes alternant violence et douceur acoustique et celtique, le morceau le plus expérimental du disque, qui se finit sur de bons solos de guitare bien que peu compliqués mais relativement attirants.
"World within the Margin" reflète parfaitement l'esprit mélodique du groupe avec des couplets menés par des samples de violon et, comme d'habitude chez In Flames, un refrain qui tue.
Viennent ensuite "Dialogue with the Stars" et "Whoracle", les deux instrumentaux du disque. "Whoracle", parfait pour clôturer ce disque dans la plus belle, désespérée, calme et réfléchie ambiance qu'il soit, magnifique comme une ballade acoustique. "Dialogue with the Stars" est à In Flames ce que "The Call of Ktulu" est à Metallica, c'est-à-dire extraordinaire. C'est sans aucun doute la bombe de l'album, ambiancé celtiquement par un solo mélodique qui continue le long des 5 minutes et des guitares acoustiques qui donnent une impression unique de voyage mythologique.
Whoracle termine un voyage plus thrash que death d'In Flames. Celui-ci se verra être un pilier de la discographie suédoise avec un avant-goût de mélodie très bien orchestré, à l'époque où le groupe ne faisait pas du modern rock et savait empiler quelques mélodies bienfaisantes à la guitare.
Note : 18.5/20

- Jotun
- Food for the Gods
- Dialogue with the Stars
- The Hive
- Episode 666
- Whoracle