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Musique

In Flames : Lunar Strain

Premier album d'In Flames, Lunar Strain pose les bases du Death mélodique suédois. Un disque novateur porté par l'inspiration débordante de Jesper Strömblad.

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Tracklist de Lunar Strain

  1. Behind Space
  2. Lunar Strain
  3. Starforsaken
  4. Dreamscape
  5. Everlost Part. I
  6. Everlost Part. II
  7. Hargalaten
  8. In Flames
  9. Upon an Oaken Throne
  10. Clad in Shadows

Line-up :
- Jesper Strömblad – Guitare lead
- Glenn Ljungström – Guitare
- Johan Larsson – Basse
- Mikael Stanne – Chant
- Björn Gelotte – Batterie

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Aux origines du Death Mélodique suédois

S'il fallait un jour énumérer à l'école les bases de la scène extrême dans le metal (chose bien inutile pour certains), ça commencerait en Suède par ça. Quoi ? Vous ne connaissez pas la scène suédoise qui retire tant d'éloges d'un public si diversifié ? Laissez-moi vous expliquer...

Si on pouvait définir la scène metal suédoise, on penserait bien sûr à Göteborg, et en effet c'est là que tout commença. Les groupes natifs de Suède naissent tous du bassin de Göteborg (et les plus gros groupes en tête de liste : In Flames, At the Gates, Dark Tranquillity...). L'inspiration de ces groupes appartenant à un registre étiqueté « Death mélodique » est en fait l'alliance du cru et de la violence du Death metal provenant du nouveau monde (Death, Morbid Angel, Sepultura ou Deicide pour ne citer que les plus gros), du côté punk et agressif parfois mélodieux du Thrash (Metallica, Slayer), mais aussi la saveur entêtante (par ses harmonies et sa beauté quasi symphonique) des groupes de Heavy Metal tels que Iron Maiden ou Mercyful Fate. Ainsi fut nommé le Death Mélodique.

Lunar Strain : l'éclosion d'In Flames

Au milieu de la tourmente d'At the Gates (groupe totalement novateur qui mélangea pour la première fois mélodie et violence à travers ses compos, influence principale des groupes dérivant de la scène suédoise), naquit le chaperon In Flames et ce premier disque intitulé « Lunar Strain ». Un peu de chaleur apporté par le premier meneur du groupe qu'est Jesper Strömblad. Le fin guitariste n'était autrefois qu'un adolescent énervé et inexpérimenté, mais bon dieu il avait une putain d'inspiration.

En effet, un côté très peu professionnel se dégage du disque (par contre les riffs sont super carrés). Cela vient d'une production assez fâcheuse mais aussi d'un débordement d'idées parfois peu contrôlées (« Everlost Part. I & II » qui n'ont pour moi que peu d'intérêt, surtout la partie instrumentale qui n'est qu'une élaboration mal foutue de riffs tranchants version Thrash).

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Le jeune fortuné d'aubaine et d'idées se ramène avec sa bande qui se constituait autrefois du bon vieux Mikael Stanne au chant (aujourd'hui chanteur de Dark Tranquillity), proposant plus des piaillements Black metal que des gutturaux Death mous et lourds (« Starforsaken » démontre de nombreux défauts au niveau du chant) ; cette alliance d'influences donne naissance à un disque plus novateur que professionnel.

Une ambiance magique et celtique

Mais il est magique ! Oh oui, magique. Que retenir de « Behind Space » et de ses riffs acérés qui enchaînent mélodie mystérieuse et glauque sur une ambiance quasi fantomatique, si ce n'est la magie du génie ? Ou alors, si vous n'êtes pas convaincus dans le style « mélodie débordante », il suffit d'écouter « Upon an Oaken Throne » et « Clad in Shadows » qui proposent solis et chorus de guitare puissants comme le déferlement des mers du nord venant s'écraser sur les rives écaillées des plages suédoises.

Une vibe celtique domine cet album, et ce n'est pas avec regret que s'installent de magnifiques guitares sèches (et la voix d'une chanteuse, ô combien mielleuse) sur le titre en suédois « Hargalaten » et ses solos bluesy. Ou alors contentez-vous de vous faire bercer par la douceur violoniste de « In Flames » et sa pêche entraînante.

Verdict : un album fondateur à redécouvrir

Alors bien sûr, le tout reste peu varié, mais l'album est tellement novateur en lui-même (le fait d'apporter un nouveau style) que les chansons s'écoutent avec la plus profonde pertinence et surtout un respect mérité. Même si quelques fausses notes résident (mon dieu, les guitares sur « In Flames » sonnent mal), il y a toujours la touche Jesper pour vous caler sans répit avec riffs décortiqués et guitares scintillantes apportant de nombreux thèmes mélodiques (écoutez notamment celui de « Lunar Strain », faible techniquement mais voluptueux et sensible).

Un disque qui mériterait plus de respect, se faisant parfois un peu trop juger sur son contenu professionnel et technique que par son âme et sa touche personnelle.

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Note : 14/20

Morceaux préférés :
- Behind Space
- Lunar Strain
- Hargalaten
- Starforsaken

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la putain du diable
Luna La putain du diable @la putain du diable
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