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Musique

Gojira : The link

Gojira revient en 2003 avec "The Link", un album de death métal plus sauvage et spirituel que "Terra Incognita". Une œuvre expérimentale portée par la batterie exceptionnelle de Mario Duplantier.

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Gojira est un groupe de death métal originaire d'Ondres, dans le sud des Landes. Anciennement nommé Godzilla, le groupe adopte son nom actuel — Gojira, signifiant Godzilla en japonais — après avoir enregistré quelques démos, dont le virevoltant « Possessed ».

En 2001, Gojira frappe fort avec « Terra Incognita », un premier album qui dévoile un death métal imposant, rapide et aux riffs monstrueux. Deux ans plus tard, les Landais confirment avec une belle évolution. La recette reste la même — du death puissant, lourd et rapide — mais se révèle plus sauvage avec une dimension spirituelle. Gojira s'engage dans un death expérimental sublime en explorant le style en profondeur. Chaque riff est une déflagration. Mario Duplantier, le batteur, prouve qu'il est sans nul doute l'un des meilleurs batteurs de death métal, avec une double pédale assassine qui mène la danse, comme dans le premier album.

Introduction tribale : l'ouverture de l'album

Le disque s'ouvre sur des sonorités tribales avec didgeridoo, percussions sauvages et ambiance brumeuse, jusqu'au premier éclat de guitare qui annonce l'avalanche sonore de « The Link », la première chanson de l'album. Elle incarne parfaitement l'esprit du disque : puissante, avec des passages calmes et une rythmique inédite. « Death of Me » poursuit avec son côté préhistorique et des passages plus rapides.

« Remembrance » : le morceau phare de l'album

Vient ensuite une courte interlude rappelant l'intro de « The Link », suivie d'un souffle lourd qui introduit « Remembrance ». Ce morceau démarre directement avec ses guitares acérées et son grondement de double pédale. La chanson est rapide, puissante, rappelant « Love » du premier album, avec un break à la rythmique monstre. Elle se termine par un riff monumental de flashs de guitares étouffées calés sur les coups de double pédale, le tout avec un rythme saccadé et déstructuré. Fabuleux. Cette chanson est certainement la meilleure de l'album.

Sans faire une critique complète de l'album, on retiendra l'imposant et lent « Indians » avec ses passages virevoltants expérimentaux, « Embrace the World » et ses guitares aiguës rapides, le lent et brumeux « Inward Movement », ou encore « Over the Flows », morceau plus calme qui sort du registre death avec un excellent groove. Citons également le vif « Wisdom Comes » avec un riff ravageur de guitares martyrisées à la double pédale. L'album se conclut par le long « Dawn », chanson plus aérienne et instrumentale qui se termine par des chants d'oiseaux.

Cet album est bien plus qu'une tuerie métal. Il sort des clichés death sataniques et violents en proposant un métal spirituel et visionnaire, qui voit plus loin que le genre.

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ectopus
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