
Tracklist de l'album Train of Thought
- As I Am
- This Dying Soul
- Endless Sacrifice
- Honor Thy Father
- Vacant
- Stream of Consciousness
- In the Name of God
Line-up de Dream Theater
- James LaBrie (Chant)
- Jordan Rudess (Claviers)
- John Petrucci (Guitare)
- Mike Portnoy (Batterie)
- John Myung (Basse)

Dream Theater : un virage heavy metal assumé
Les fans incontestés de Dream Theater seront sûrement surpris par les allures heavy metal des 80's de cet album. En effet, on met de côté la barre expérimentale du Dream Theater de Images and Words ou Scenes from a Memory (sans l'oublier pour autant) et on y ajoute une musique dure tirée d'une tonne d'influences — Iron Maiden et Metallica sont en tête de liste.
As I Am : une ouverture heavy
Au départ, cet album ne semble refléter aucunement ce mélange de génie. Dans la continuité d'un « Enter Sandman » ou de « Creeping Death » de Metallica, « As I Am » de Dream Theater nous saute aux oreilles avec son riff simple et sec, et son tempo très heavy.
On a alors l'impression que la simplicité s'est emparée des rangs de Dream Theater. À ce premier morceau, on retient une expérience trop heavy et pas assez personnelle. Même le solo, pourtant si efficace, nous fait oublier que Dream Theater fait du progressif. Pour ma part, je trouve ce titre terriblement accrocheur mais trop simple.
This Dying Soul : le retour du progressif
Au commencement de la deuxième chanson, on a un riff très metal suivi d'un solo d'intro très arabisant. On pense de suite à un Dream Theater ayant exploité de nouveaux domaines… et bien peine à croire : non !
On retrouve ce cher bon vieux Dream Theater à la « 6:00 », tout en restant très metal avec un plan architectural de la chanson totalement loufoque : des claviers risibles, une batterie extrêmement bonne aux rythmes diversifiés (du grand Portnoy), un mélange de Petrucci et de Myung dans toute leur splendeur, et une voix trop parfaite au timbre aigu encore une fois risible.
On passe d'un tempo lent à un tempo dur, au chant rapide et agressif, pour débouler sur une partie instrumentale très bien ambiancée et gérée par de très grands musiciens.
(Note personnelle : Je pense que c'est le seul titre de cet album à être aussi prog. Cependant, le morceau est beaucoup trop long et prend une tournure pesante et lourde. Je trouve les paroles de ce morceau très bien écrites.)
Endless Sacrifice et Honor Thy Father
L'autre partie du disque devient lassante et assez peu recherchée. On obtient une fausse ballade au refrain agressif (Endless Sacrifice) et un titre complètement banal pour un Dream Theater. Cependant, le niveau de ces morceaux reste très bon jusqu'à la fin. Oublions ça, le reste est bien meilleur.
Vacant : une vraie ballade émouvante
Avant d'attaquer la bombe atomique, on a droit à une vraie ballade (non, ce n'est pas du « Through Her Eyes ») émouvante, ambiancée par un violoncelle et par une voix très bien travaillée de James LaBrie. Le tout sur des paroles écrites par James LaBrie lui-même (paroles assez émouvantes aussi… snif !).
Stream of Consciousness : une instrumentale magistrale
L'instrumentale Stream of Consciousness. Comment résumer ça ? Magique… probablement.
Une intro claire qui nous rappelle une certaine « The Call of Ktulu » de par sa guitare douce et prenante, pour aboutir sur un riff travaillé reprenant le thème d'intro. C'est un titre lisse à structure assez simple (enfin, parlons dream theaterien) mais impressionnant par son efficacité technique et sa mélodie entraînante.
On retrouve les musiciens au meilleur de leur forme avec une ambiance totalement maîtrisée par Rudess, qui nous offre de bonnes parties de claviers et nous dévoile une grande maîtrise technique. Un solo très mélodique, esthétique mais aussi technique est délivré par le maître en la matière : Petrucci. De vrais musiciens.
In the Name of God : le chef-d'œuvre final
On finit sur un chef-d'œuvre rassemblant tout l'album, comme un court (on n'est pas à 14 min près, hein ?) résumé de ce disque.
Très emblématique avec des claviers surpuissants qui ne ménagent pas la lourdeur des textes politiquement engagés, un chant aussi bon que sur As I Am et un Portnoy qui nous fait toujours autant baver. Un morceau très « religieux » dans l'esprit de Dream Theater.
Note : 13/20 (Pas mal)
Morceaux préférés :
- As I Am
- Vacant
- Stream of Consciousness
- In the Name of God