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Musique

Dream Theater : 6 Degrés de Folie

Plongez dans Six Degrees of Inner Turbulence, double album culte de Dream Theater. 95 minutes de métal progressif technique qui marquent l'histoire du groupe américain.

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Lorsque j'écoute le nouveau Dream Theater, je me demande si ces gars sont humains. C'est bel et bien le meilleur groupe de la planète, tout est dit. Dream Theater, pour ceux qui ne le savent pas, a sorti depuis 1989 de multiples bombes (Awake, Metropolis Part 2, A Change of Seasons et surtout Images and Words).

Six Degrees of Inner Turbulence : un double album aux multiples influences

En perpétuelle réinvention musicale sans jamais s'éloigner de la technique, voilà en quelques mots ce que l'on ressent. De multiples influences s'entendent sur ces deux galettes (95 minutes de musique !) : Pantera pour le riff de The Glass Prison, Radiohead, Metallica, Liquid Tension Experiment et Tool.

En termes de comparaison avec ce que les gars ont déjà fait : aucune ne peut être faite pour le premier CD ; c'est du tout neuf. Du Awake en plus hard par moments, croisé avec du Images and Words en plus technique tout le long. Le deuxième CD, qui comporte le titre éponyme Six Degrees of Inner Turbulence, est dans la lignée directe de Metropolis Part 2.

La chanson éponyme : un chef-d'œuvre épique de 42 minutes

On a du tout grand durant les 42 minutes de ce morceau. Franchement, c'est la plus belle réalisation du groupe à ce jour : les passages sont extrêmement variés mais reliés par un thème commun, un mini concept-album. Écoutez donc Ouverture pour vous convaincre de la qualité de composition symphonique du groupe.

Le passage The Test That Stumped Them All est étonnant de lourdeur et de technique, tandis que Goodnight Kiss et Solitary Shell marquent par leur incroyable beauté émotionnelle. En live, ce titre doit être impressionnant, tant au niveau physique pour les musiciens que dramatique pour le public !

Le premier CD : analyse track par track

Du côté du premier CD, on a droit à du tout bon aussi. The Glass Prison peut dérouter les non-métalleux, mais ces derniers seront aux anges. Les amateurs de technique pourront se régaler sur la deuxième partie de la chanson, assez instrumentale somme toute !

Blind Faith qui suit est tout bonnement sublime. Assez difficile d'accès : de nombreuses écoutes sont nécessaires pour comprendre à quel point ce titre est bon. En fait, tout l'album demande pas mal d'écoutes. Croyez-moi, je ne vais pas l'écouter une fois et le jeter : il m'a pris aux tripes dès les premières notes et il n'est pas prêt de me lâcher !

Misunderstood est assez calme mais attention, ce n'est pas qu'une ballade mid-tempo pour radio FM. Les aficionados s'y retrouveront.

The Great Debate : le titre phare de l'album

Puis The Great Debate, le titre phare de la nouvelle ère du groupe. Tout est au rendez-vous pour faire du grand Dream Theater : un Petrucci alignant prouesses sur prouesses, un Portnoy déchaîné comme à son habitude, un LaBrie variant incroyablement le chant, un Rudess martelant ses touches et un Myung toujours là où il faut. Franchement, si vous n'aimez pas The Great Debate, vous n'aimez pas Dream Theater et c'est tout.

Disappear clôture le premier CD et s'avère être le seul titre dispensable, et encore, ce mot est bien fort. Le titre remplit très bien son rôle de « finisseur » et est la ballade à connaître pour la prochaine tournée.

Verdict final : un album qui surprend et captive

Entre un Portnoy chantant le premier couplet de la première chanson, un Petrucci qui nous bluffe encore plus par son jeu de guitare, un Rudess qui sait être en retrait quand il le faut et un LaBrie qui démontre qu'il sait évoluer dans d'autres registres que ceux typiques du métal prog', l'album a de quoi vous surprendre et vous scotcher à votre platine pendant de longs mois.

Dans le titre Misunderstood, James LaBrie nous dit : « If I seem superhuman... » ; ils sont donc bien conscients d'être ce qu'ils sont !!!

Line-up :
- James LaBrie : chant
- John Petrucci : guitare
- Mike Portnoy : batterie
- Jordan Rudess : claviers
- John Myung : basse

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nozal
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