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Musique

Dissection : Storm of the light's bane

Chronique de Storm of the Light's Bane, l'album culte de Dissection. Un black metal mélodique suédois qui marie riffs acérés, influences death et atmosphère glaciale pour un chef-d'œuvre extrême.

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Présentation de l'album Storm of the Light's Bane

Storm of the Light's Bane

  1. At the Fathomless Depths
  2. Night's Blood
  3. Unhallowed
  4. Where Dead Angels Lie
  5. Retribution – Storm of the Light's Bane
  6. Thorns of Crimson Death
  7. Soulreaper
  8. No Dreams Breed In Breathless Sleep

Line-up :
- Jon Nödtveidt [lead guitare/chant]
- Ole Öhlman [batterie]
- Johan Norman [guitare]
- Peter Palmdahl [basse]

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Black metal mélodique suédois : une approche unique

Groupe de dark metal insurgé des plaines glacées suédoises où ne grandit que l'aurore d'un metal mélodique, et pourtant dans cette constellation de mélodies et de chaleur, Dissection apparaît tel un mouton noir.

Ils nous livrent de la grande musique extrême une multitude de riffs acérés. Ce metal est peut-être le plus original de la bande son black metal : comme Emperor et ses claviers, Dissection apporte une touche d'originalité à un black metal malsain – le death ! Il se fait résolument ressentir avec des riffs venus des profondeurs de l'enfer et un tempo élevé.

Jon Nödtveidt : un leader visionnaire

Meneur de l'équipe, le sataniste Jon Nödtveidt a, comme son confrère norvégien Ihsahn, beaucoup d'idées fraîches à nous apporter. Il est vrai qu'on ne cesse de comparer les deux groupes, mais leur qualité est égale. Un style qui commençait à se morfondre dans ses stéréotypes et sa superficialité avait besoin de groupes du genre. D'ailleurs, la façon de penser de Dissection rejoint un peu celle d'Emperor au début, mais Ihsahn préférera se tourner vers une approche plus réfléchie et abandonner un comportement fade et « pseudo-satanique » plutôt risible.

Une production exemplaire

La production de ce CD est excellente, ce qui nous laisse apprécier les qualités d'un batteur excellent et les parties de Johan et Jon qui se différencient très bien avec des vertus techniques appréciables.

« At the Fathomless Depths » avec ses accords dissonants nous accompagne dans la démence blasphématoire de Nödtveidt. Et aussitôt après, rugit aussi lisse que massive l'œuvre « Night's Blood », complètement représentative du son du groupe : un refrain calqué par un chorus de guitare cyclopéen, des parties de batterie qui s'entremêlent avec une double pédale vive et précise, la voix black et écorchée de Jon, des riffs lisses et épurés. La jouissance d'une froide maladie.

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Mélodie sans clavier : la signature Dissection

Nödtveidt sait faire dans la mélodie au même titre que les groupes norvégiens, mais sans clavier, avec notamment des riffs de guitare possédés mais riches et parfois même mélodiques (« Soulreaper », « Night's Blood », « Thorns of Crimson Death »...), ou comme sur les accords hantés et fantomatiques qui contrôlent « Where Dead Angels Lie ».

Un titre des plus mélodiques car il regorge de chorus et d'un solo qui s'est inspiré d'une muse ensorcelée, mais complètement effarée par cette bouffée d'harmonie. Il présente une partie très dure aussi avec un riff dont on ne sait où Maître Nödtveidt s'amuse à nous balancer. Le tout prononcé sur un ton arraché (écoutez donc ce refrain digne d'un In Flames...) qui conte de très belles paroles malgré le penchant sataniste de celles-ci, caricatural mais sincère.

Violence et diversité stylistique

La violence est omniprésente chez Dissection, tantôt avec « Unhallowed » et « Retribution – Storm of the Light's Bane ». L'un d'un black saignant et l'autre quasi catchy avec un riff que ne renierait pas le thrash.

Jon se permet quelques courts mais intenses solos qui parachèvent le son original du groupe ; citons « Unhallowed » qui a une allure pesante, « Where Dead Angels Lie » qui reprend le thème principal avec une rare beauté, « Retribution – Storm of the Light's Bane » qui arrive à surprendre par son improvisation et « Thorns of Crimson Death » qui complète parfaitement l'esprit mélodique de Dissection.

La batterie d'Ole Öhlman

Ole nous offre quelques blast beats – on pourrait noter ses excellentes prestations. Trop peu souvent cité, ce batteur est pourtant digne d'un groupe de black ; j'irais même à le citer comme un excellent batteur.

Les temps forts de l'album

Les grands moments se trouvent dans les chansons qui montrent la diversité des riffs, notamment « Thorns of Crimson Death » qui en est une parfaite représentation. Cette chanson est pourvue d'une richesse de riffs impressionnante. Écoutez donc le riff dantesque qui couvre une bonne mélodie de 3 à 4 minutes, ou bien celui qui couvre le refrain d'une mélodie insupportable. Et puis que dire de cette intro avec une première partie acoustique magnifique, fine comme une larme s'effondrant dans la neige, et le riff qui suit, prêt à envoyer en enfer les riffs du death mélodique.

On ne peut rien dire à l'encontre de la courte apparition acoustique sur « Soulreaper » qui vient difficilement se caler derrière ces quelques riffs glacés et qui nous offre un passage de rêve pour compléter l'énorme performance d'Ole.

Dans la plus froide et violente des intimités... Dissectionnement vôtre...

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Note : 17,75 / 20

Morceaux préférés :
- Night's Blood
- Where Dead Angels Lie
- Retribution – Storm of the Light's Bane
- Thorns of Crimson Death

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la putain du diable
Luna La putain du diable @la putain du diable
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