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Musique

Demonoid : Riders Of The Apocalypse

Découvrez "Riders Of The Apocalypse", le premier album de Demonoid où les musiciens de Therion livrent un thrash-death metal brutal et mélodique. Chronique d'une apocalypse sonore.

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Le premier album du groupe Demonoid, "Riders Of The Apocalypse", raconte l'histoire de quatre cavaliers invoqués par une secte ayant pour but la destruction de tout ce qui est présent sur Terre.

Ce concentré d'énergie aux allures thrash/death brutal mais toujours très mélodique dans les solos de guitare est joué par les musiciens du groupe Therion, mis à part le batteur qui est remplacé par Rickard Evensand.

Le line-up est donc le suivant :
- Kristian Niemann – guitares
- Johan Niemann – basse
- Christofer Johnsson – chant
- Rickard Evensand – batterie

Liste des titres :
01. Wardogs
02. Firestorms
03. Witchburners
04. 14th Century Plague
05. Hunger My Consort
06. The Evocation
07. Arrival Of The Horsemen
08. End Of Our Times
09. Death

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Un enchaînement explosif de thrash-death metal

Dans "Riders Of The Apocalypse", pas de place à la symphonie habituelle propre au groupe Therion : Demonoid se veut franc et brutal, ne fait pas dans la dentelle et parvient à capter l'auditeur par son déferlement de puissance.

Le premier morceau est évocateur quant à la tenue de l'album en son entier : oppressant et vif, on trouve néanmoins en Wardogs les premiers solos de guitare apaisants bien qu'enivrants, efficacement parsemés, liés à la cadence alternée à de nombreuses reprises. Le résultat est surprenant, la fluidité de la musique lui donnant un aspect sommaire néanmoins époustouflant de complexité. Mais ce n'est qu'un début...

Une atmosphère stressante ressort de l'écoute des premiers morceaux, les enchaînements de riffs effrénés ne laissant aucun répit à l'auditeur, constamment harcelé par la voix gutturale de Christofer d'une noirceur sans exagération fastidieuse.

Variété et ambiance froide dans l'album

Le titre 14th Century Plague marque alors un tournant majeur : jamais jusqu'alors le rythme n'était aussi lent et posé, et l'étrangeté de la mélodie introduit une nouvelle ambiance froide et angoissante. Ambiance parfaitement adoptée par les morceaux Hunger My Consort, qui alterne avec rapidité mélodie apaisante et passage oppressant avec cris scandés avec rage, et The Evocation qui apporte sa touche d'originalité, puisque sur ce morceau seul ressort du chant clair.

Une fin d'album déchirante et technique

Les derniers morceaux présentent quant à eux une configuration... déchirante. L'introduction de Arrival Of The Horsemen est tout simplement édifiante : on sent qu'il y a quelque chose qui cloche, une chose approche et elle semble impitoyable. Le reste du titre confirme cette idée, dans un tumulte radical des mélodies.

Suit End Of Our Times, véritable tuerie par la monotonie des guitares et la graduation instaurée menant tout droit à un désordre dérangeant parfaitement recoupé avec la mélodie de base en deux trois riffs. On voit là toute la technique du guitariste qui maîtrise son sujet avec classe.

Death, enfin, marque l'apothéose avec ses mélodies harcelantes dont on a l'impression que la signification ressemble vaguement à quelque chose du genre : « ça ne nous fait pas forcément plaisir, c'est peut-être même triste mais maintenant on anéantit tout ce qui est présent. » Léger bémol pour ce titre qui devient vite ennuyeux de par sa longueur, son choc n'en est que regrettablement atténué.

Un premier opus enthousiasmant

Vous l'aurez compris, "Riders Of The Apocalypse" ne m'a laissé aucunement indifférent et une musique d'une telle originalité, mêlant à la fois technique, émotion et grâce, ne mérite que mon avis le plus enthousiaste.

Un point négatif ? Peut-être la lassitude assez vite ressentie à l'écoute de certains morceaux, les solos ne remplissant plus leur mission de nouveauté de par leur abondance. Mais quel constat bénin au milieu de cette véritable bombe musicale !

Les véritables tueries :
- Hunger My Consort
- End Of Our Times
- Death

À quand un prochain album aussi jouissif que le premier ?

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