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Musique

Death : Human

Découvrez notre chronique de "Human", l'album culte de Death. Un chef-d'œuvre de death metal mélodique porté par le génie de Chuck Schuldiner, alliant brutalité et sophistication musicale.

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Présentation de l'album Human

  1. Flattening of Emotions
  2. Suicide Machine
  3. Together As One
  4. Secret Face
  5. Lack of Comprehension
  6. See Through Dreams
  7. Cosmic Sea
  8. Vacant Planets

Line-up :
- Chuck Schuldiner – Guitare lead / Chant
- Paul Masvidal – Guitare lead
- Sean Reinert – Batterie
- Steve DiGiorgio – Basse

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Une évolution musicale majeure

Human : ce nom convient parfaitement à ce disque. En effet, il semble plus « humain », plus sain, plus contrôlé. Le contraste est saisissant avec les derniers efforts qui montraient du death metal pur et dur, garni de ses stéréotypes. Ici, cet album coupe court à la fin d'un règne trônant dans le sang et la brutalité. Death se renouvelle et ce n'est pas pour le déplaisir de nos oreilles.

Déjà Spiritual Healing annonçait timidement ce changement, ce disque aux consonances plus mélodiques dont seul Chuck a le secret. Death propose une musique plus mature, sans renier son passé – on retrouve quand même les voix gutturales singulières du death metal et des guitares fortement inspirées du thrash, comme sur « Suicide Machine », très thrash. Pourtant, le génie reste du génie : les paroles seules peuvent démontrer à quel point cet album est « humain ».

Chuck Schuldiner : l'humain au cœur du Death metal

« Humain » est le mot qui conviendrait le mieux au leader de ce groupe, le souriant Chuck Schuldiner. Profond, animé par la vie, attentionné et surtout intelligent, artiste dans l'âme – une chose qui se fait de plus en plus rare. Totalement absorbé par sa musique, c'était un homme qui partageait sa créativité et son feeling avec passion.

Le fougueux guitariste s'amuse à balancer quelques riffs d'une mélodie profonde, comme sur « Flattening of Emotions », où guitares et basses s'unissent pour créer un riff d'inspiration classique et un gros riff mélodique sur le refrain. N'est-ce pas ça la beauté de l'art ? Tant d'émotion dans ce qui devait être la grossièreté et la plaie inconditionnelle de la musique par sa violence.

Des compositions techniques et mélodiques

Les morceaux s'enchaînent sans s'épuiser. Death a instauré un style, une influence majeure de la scène américaine, et pourtant ce groupe intelligent a su se remettre en question pour infliger un style beaucoup plus intimiste et ouvert d'esprit. Une approche commerciale ? Sûrement pas ! Juste un peu de finesse dans ce monde de bourrins.

Les solos sont beaucoup plus travaillés qu'auparavant et proposent déjà l'excellent feeling de Chuck Schuldiner (« Together As One », « Secret Face », « Lack of Comprehension »...), mais aussi un beau travail de Masvidal, avec un très bon sweeping sur « Vacant Planets ».

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L'équilibre parfait entre brutalité et beauté

Autant cet album sait faire régner beauté et harmonie, autant la méchanceté et le côté incisif du death metal n'est pas rejeté. Ce qui en fait l'album le plus complet, le plus compact de Death. C'est même jouissif : la réunion de deux styles sur une même chanson bombée d'énergie (« Suicide Machine »), qui sera d'ailleurs un classique du groupe.

Une diversité musicale exceptionnelle

Cet album en propose long niveau diversité et accouche sur l'influence des musiciens présents : le côté thrash de Chuck, le côté un peu jazzy de Steve DiGiorgio, et tout simplement le heavy de Masvidal. Ainsi, s'il aurait fallu choisir un album de death metal des plus diversifiés, Human serait peut-être en tête de liste – les guitares ultra mélodiques de « Lack of Comprehension », la sauvagerie de « Suicide Machine », et tout simplement la beauté enivrante et quasi atmosphérique de l'instrumentale « Cosmic Sea », où Steve a l'air bien content d'envoyer la purée sur des accords égyptiens d'une grâce infinie.

Analyse des morceaux phares

Imposantes et structurées comme pas une, les bases mélodiques sont apportées sur la tristesse de « Lack of Comprehension », qui compense l'énergie sur un refrain où s'active la double pédale pour passer sur des couplets comblés de guitares à consonance quasi-symphonique. « See Through Dreams » est tout aussi génial, instaurant tout son génie sur des guitares doublées d'une double pédale très efficace et d'un solo tranchant.

Pour finir dans la luminosité des géants, « Flattening of Emotions » sait aussi combler les plus réticents par la puissance des compos. De plus, ce titre s'installe en intro – quoi de mieux pour commencer en complète symbiose avec la musique de Death ?

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Conclusion

De plus, cet album ne réserve aucun point faible : chaque chanson a son piment, son épice, qui finalement ne pique pas mais éblouit ou nous fait frémir. Un disque qui puise son charme dans l'ingéniosité d'un seul esprit.

Note : 16,5/20

Morceaux préférés :
- Flattening of Emotions
- Suicide Machine
- Lack of Comprehension
- See Through Dreams
- Cosmic Sea

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la putain du diable
Luna La putain du diable @la putain du diable
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