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Musique

Cradle of filth : Nymphetamine

Découvrez notre analyse de Nymphetamine. Un album puissant et lourd, mais qui manque parfois de la sincérité des débuts.

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Nymphetamine
1. Satyriasis (intro)
2. Gilded Cunt
3. Nemesis
4. Gabrielle
5. Absinthe with faust
6. Nymphetamine [overdose]
7. Painting flower white never suited my palette
8. Medusa and hemlock
9. Coffin fodder
10. English fire
11. Filthy little secret
12. Swansong for a raven
13. Mother of abominations

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Line-up :
- Dani Filth [Vocaux]
- Paul Allender [guitare]
- Adrian [Batterie]
- Dave Pubis [Basse]
- James McKillboy [Guitare]
- Martin Powell [clavier]

Analyse critique de l'album

Quel mal j'ai à écrire cette chronique. Les mots ne viennent pas. Je suis à la fois déçu et surpris. Déçu parce que non, Cradle n'atteindra plus jamais cette authenticité acquise sur les temps pré-Dusk et surpris parce que ce disque est excellent.
C'est du gros son facilement abordable. Une grosse machine qui me transperce le cœur : la poésie de Dusk... And her embrace est complètement oubliée, effacée et aujourd'hui la symphonie de Cradle, c'est le marché américain...
Certes, ils nous dorent d'un disque complètement explosif mais la sincérité n'est pas là. L'intro symphonique n'est pas des plus belles et ne fige pas autant que les mélodies grandiloquentes qu'étaient "Iscariot", "Graveyard moonlight" et "In secret love we drown". Des périodes qui nous sont maintenant étrangères.

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"Gilded cunt" puise son efficacité dans son côté "j'suis un true rebelz et j'te brise", déplorable mais accrocheur. On a toute la saleté d'un Sepultura et la grossièreté d'une bavure expressive, c'est gras, c'est lourd, c'est jouissif.
Mais où sont passés les titres épiques et gothiques maintenant ce n'est de la grosse (très grosse) production.
"Nemesis" est plutôt singulier mais démontre de bonnes mélodies de guitare que Paul avait l'habitude de nous envoyer sur le tant délectable "The principle of evil made flesh" plutôt technique et lourd. Il y a d'ailleurs un excellent pont de guitare mélodique qui nous ouvre sur un refrain banni de traîtrise par les chœurs "Black is my heart; I'm Nemesis".
Ce disque n'est pas sans rappeler Midian pour son côté offensif et Cradle super-production.

Les mélodies et l'ambiance gothique

"Gabrielle" est un excellent titre aux harmonies téméraires ; là on s'éloigne du niveau heavy que l'on veut faire (trop) transparaître à l'album. On gagne plus sur la mélodie de clavier un peu sous exploitée sur cet album, chose censurée en cet instant alors que quasi-fondatrice de la musique de Cradle. Martin Powell fait de moins d'apparitions grandioses et recherchées qu'auparavant par un clavier qui comme à sa présente habitude est bouffé par un orchestre ceci-dit peu présent.
Quelle beauté d'entendre Dani scander "Gabrielle... " et entendre la batterie d'Adrian carrée sur ce disque mais aussi technique roulée à plaisance rythmique.

Performance technique et instrumentale

Les nouveautés de ce disque sont les performances vocales de Dani qui aligne un chant parfait rappelant celui de "Cruelty and the beast". Il y a aussi du fort avec l'arrivée parfaite de guitares techniques et très heavy (qui donne malheureusement un côté trop heureux pour la musique inspirée de Cradle). La batterie quant à elle est plutôt normale, Adrian nous avait déjà habitué à mieux. Au niveau de la basse ça reste très mélodique et très ancré sur des jeux progressifs chose qui n'est pas à l'habitude de Cradle, la basse de Dave reste très audible.

Les titres marquants

"Absinthe with Faust" digère tant bien que mal ce zest de mélodie comprimé en copiant un riff à la Metallica, un titre original même plutôt révélateur d'une nouvelle voix.
"Nymphetamine [Overdose]" est la perle de l'album, si la première partie nous balance un gros côté relou et super gras la deuxième partie Mid-tempo et mélancolique est SUBLIME. Mélodique à souhait garnie, on fond sous ce refrain bordé par des guitares faucheuses de larmes sur un chant pavé d'énergie ; certainement une des idées les plus originales de Dani et de sa bande, ce titre hautement mélodique ressort complètement du registre black classique et s'en va vers des horizons atmosphériques ; et que dire de l'intervention de Liv Kristine... C'est un tout ! Le tout enjoli par des textes somptueux amoureux et mélancoliques (Dani est sûrement un des meilleurs poètes dans ce style).

On plonge ensuite dans le "un peu plus normal" avec Medusa & Hemlock qui fait traverser l'auditeur dans les fonds arabisants de "Damnation and a day" ou "Coffin Fodder" qui reste original par ses ambiances anglaises Maiden.
"English Fire" est un ratage complet car les vocaux de Dani sont insupportables sur cette chanson ce qui est dommage car l'orchestration était bien supportable !

Conclusion et bilan

On entre ensuite dans un stéréotype Thrash avec "Filthy Little secret" quoi que pas mauvais avec ses petites plages techniques de guitare mais qui aurait mieux figuré dans un album tribute à Slayer.
"Swansong for a raven" est un autre coup de cœur. Suite parfaite de "Her ghost in the fog" qui m'avait déjà plus qu'emballé auparavant. Cette fois le clavier est parfait et l'arrivée de Doug Bradley splendide. Un tempo ahurissant parfaite d'une mélodie implacable, on te place un clavier énorme et déprimé sur un riff de guitare surpuissant comme nous l'accorde James et Paul. Côté textuel ça n'est que la suite de "Her ghost in the fog".
Et puis mention spéciale au break symphonique somptueux qui me rappelle les performances de Damien au clavier.
Reste un titre final trop chaotique mais qui clôturera l'album avec charisme et tacte.
Dommage...

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Note : 16/20

Morceaux préférés :
- Gabrielle
- Absinthe with faust
- Nymphetamine [Overdose]
- Swansong for a raven

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la putain du diable
Luna La putain du diable @la putain du diable
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