Image 1
Musique

Chronique du premier album des Carlsonics

Premier album garage rock pour The Carlsonics, avec des influences punk new-yorkaises (Ramones, New York Dolls). Un disque inégal mais porté par une énergie brute prometteuse.

As-tu aimé cet article ?

Image 1
Image 1

Le rock en 2004 : quel contexte pour les Carlsonics ?

Après un cru exceptionnel en 2003 (White Stripes, The Darkness, Dandy Warhols, The Cramps...), on attend fébrilement les nouveaux grands disques de l'année.

Alors qu'on essaie de nous vendre le nouvel album de Air comme un chef-d'œuvre du rock (ce qui est loin d'être le cas) et que The Scissor Sisters tentent d'accélérer l'histoire en imposant un revival disco à peine deux ans après le retour du rock'n'roll — normal, aujourd'hui tout va plus vite... —, The Carlsonics sortent tranquillement leur premier opus.

Un son garage rock aux influences punk new-yorkaises

Un premier album garage rock qui aurait aussi bien pu sortir à la fin des années 1970 ou l'année dernière, en pleine vague revival. L'influence punk (de la grande école, bien sûr) transparaît tout au long de l'album : on y retrouve pêle-mêle des sons type New York Dolls, Ramones, Television... Avec néanmoins un chanteur qui se prend parfois à singer Mick Jagger, ce qui s'avère plus ou moins digeste selon les morceaux.

Avis sur les titres de l'album

Le disque démarre un peu poussivement avec « The Leisure Class » sur fond de larsens, pour ne vraiment décoller qu'à partir du sixième morceau, « Tonight We Dine on Fumes ». Entre-temps, on trouve de bons moments de garage rock comme sur le troisième titre, « Done In ». On passera sur les deux morceaux suivants, « Courage » (je ne ferai pas le mauvais jeu de mots...) et « Great Cat! », pour arriver à la neuvième piste, « Senator Trudge and the Clap Division », qui donne un nouveau coup de fouet au disque. Un bon riff d'entrée, malgré un break un peu mou. Ça s'excite de plus belle avec le titre le plus fort de l'album, « Fucked Up and Out of Line », qui démarre sur un rythme effréné. Le disque s'achève sur un titre plus posé.

Bilan : un premier album inégal mais prometteur

Onze titres très inégaux, donc. Ce qui leur a valu, assez logiquement, des critiques tout aussi mitigées aux États-Unis, dont une les traitant de mauvais musiciens et les incitant à retourner jouer dans leur garage. La grande classe, pour un groupe de garage rock...

Ne soyons pas aussi sévères ! Ce n'est pas le meilleur groupe de la planète, mais tout n'est pas à jeter et il y a de bonnes choses à retirer de cet album. Qui n'est sans doute pas le disque de l'année 2004, mais qui nous permet de patienter et nous offre un petit avant-goût prometteur.

As-tu aimé cet article ?
pjefferson_rocks
pjefferson_rocks @pjefferson_rocks
16 articles 0 abonnés

Commentaires (0)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...