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Musique

Children of Bodom : Hate crew deathroll

Children of Bodom signe avec "Hate Crew Deathroll" un album plus thrash et violent. Une critique complète de cette œuvre de metal extrême.

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Hate crew deathroll
1. Needled 24/7
2. Sixpounder
3. Chokehold [Cocked'n'loaded]
4. Bodom beach terror
5. Angels don't kill
6. Triple corpse hammerblow
7. You're better off dead
8. Lil'Bloodred ridin'Hood
9. Hate crew deathroll

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Line-up :
- Alexi Laiho [Vocaux/Guitare]
- Alexander Kuoppala [Guitare]
- Henkka Balcksmith [Basse]
- Jaska Raatikanein [Batterie]
- Janne Warman [Clavier]

Analyse de l'album "Hate Crew Deathroll"

Children of Bodom a sorti, il y a un an, son dernier album "Hate Crew Deathroll". Comme d'habitude, la patte ultra monstrueuse de Laiho est très présente, ce qui met d'ores et déjà ce disque à l'état de chef-d'œuvre de composition. Seulement, les changements subsistent (et oui, on ne peut pas rester sur la voie de la perfection éternellement) et donnent une nouvelle envergure au metal ingénieux de Children of Bodom...
Le tout est plus compact, plus carré et plus direct. Les ambiances noires et gothiques sont quelque peu mises à l'écart (à mon grand désespoir) pour laisser place à une rage thrashienne et plus violente. On ne peut nier malheureusement que la maturité est complètement acquise sur ce disque.

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Les titres incontournables de l'album

L'album commence avec une hymne qui déambule à 100 à l'heure : "Needled 24/7". Les slides de guitare et les accords fondus constituent une superbe ouverture à cette nouvelle déferlante musicale (et non, on ne sera jamais trop habitués). Un bonheur de mélodie : le riff est surpuissant, mais ce qui est frappant, c'est l'idée et le renouvellement de Children of Bodom.

Dès à présent, une production plus à la hauteur de leur envergure : le tout est produit à la perfection. On a aussi droit à un chant de Laiho totalement retravaillé qui ne se fatigue plus et devient très abordable, voire excellent. Ensuite, on sent que le groupe met en stock des titres qui sont tous prêts à être de potentiels singles. Ce qui n'est pas, au niveau contextuel, un grand défaut.

"Needled 24/7" s'inscrit dans la lignée des nouveaux hymnes abusés lors des concerts, mais qui, avouons-le, sont totalement inégalables. Cependant, la manière de composer de Children of Bodom n'a pas changé : structure musicale très simple mais efficace, guitares ultra-techniques sillonnant les notes à une vitesse exorbitante, une basse dynamique très audible (chose rare) et carrément délectable, une batterie on ne peut plus fluide et efficace, et un clavier qui, quoi que moins grandiose, est tout aussi technique et se complète parfaitement aux solos de guitare (inspiration très speed-metal).

La choquante "Sixpounder" ne renie pas avec la lourdeur et s'effondre dans l'oreille comme un accident de bus. Une œuvre totalement heavy : ici, les riffs sont plus lourds et moins lisses (manque d'argumentation technique). Du nouveau qui nous fera jumper par sa spontanéité et sa grossièreté, mais qui ne marque pas une oreille habituée au son extrême.

La mélodie néanmoins, comme pour faire le contraste, est plus présente sur "Chokehold (Cocked'n'loaded)", qui représente tout ce qu'a pu faire Children of Bodom sur "Follow the Reaper", c'est-à-dire un fil conducteur très appuyé sur les claviers. Ce morceau contient de très bons passages mélodiques et casse le stéréotype d'une architecture facile.

Point faible : les paroles

Il y aura, cependant, toujours un défaut chez Children of Bodom : ce sont les textes. Bien qu'expressifs et intéressants, ils restent trop crus et directs, s'enfermant dans une idée reçue "Move your ass" stéréotypé metal anarchiste, ce qui va à l'encontre de la musique qui recèle de bien plus de subtilité. Mais bon, Laiho ne peut pas avoir tous les dons...
Chose qui m'a toujours un peu étonné chez Children of Bodom : c'est le manque de liberté de Kuoppala, qui n'est plus musicien à part entière mais musicien sous l'aile du terrible Laiho.

"Bodom Beach Terror" et la fin de l'album

"Bodom Beach Terror" est le titre qui m'a le plus marqué à la première écoute. Rien que le beat de batterie d'ouverture vous donne l'eau à la bouche et débouche sur une déferlante de mélodies qui ne sont pas sans rappeler les qualités de "Hatebreeder". Ici, les ponts de guitares sont grandioses et offrent le morceau le plus mélodique de l'album avec une structure moins directe que les autres, plus froide et moins violente que le reste, mais très technique comme seront toujours pour le rappeler les solos de clavier de Warman.

"Angels don't kill" n'est pas une surprise si "Everytime I die" n'avait pas déjà été inventée. Ce n'est donc qu'un mid-tempo collé sur l'autre avec plus ou moins de complexité. Le refrain est cependant peu novateur, mais on ne peut, certes, renier la qualité des mélodies de ce morceau qui passent dans l'oreille très facilement et nous font oublier ce blasphème mensonger.

La deuxième partie ne recèle rien de très original, seulement des titres qui sont dans la continuité parfaite du CD. Ainsi, "Triple Corpse Hammerblow" et "Lil' Bloodred Ridin' Hood" ne seront pas là pour émerveiller l'auditeur, mais seulement pour rendre l'écoute plus fluide sans pour autant la mettre en valeur. "You're Better Off Dead" non plus n'est pas une perle de nouveauté, mais a l'audace d'un refrain génial, ancré pour le live et scandé par une horde de vikings virils.

Ainsi, on termine cet album après seulement une demi-heure d'écoute sur un magnifique "Hate Crew Deathroll", très thrash, voire épique grâce à un clavier résolument black.
Finalement, certains y verront l'album de la maturité, d'autres le jugeront pas assez "roots". Pour ma part, je reste un peu déçu parce que le côté black metal, qui était déjà peu présent sur les derniers albums, perd de son envergure, mais je sais que ce disque est excellent.

Note : 14/20

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Morceaux préférés :
- Needled 24/7
- Bodom beach terror
- Angels don't kill
- Hate crew deathroll

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la putain du diable
Luna La putain du diable @la putain du diable
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