
Liste des titres de l'album Quintessence
- Rivalry of Phantoms
- The Presence Is Ominous
- Ruins of the Future
- Colossus
- Inner Landscape
- Invincible
- Icon Dreams
- Genesis Torn
- Embers
- Revolt
Line-up sur Quintessence
- I. C. S. Vortex [Basse/Chant]
- Øystein G. Brun [Guitare]
- Jens F. Ryland [Guitare]
- Asgeir Mickelson [Batterie]
- Lars A. Nedland [Clavier]

Un album black metal progressif atypique
Cet album est, en tout point, étrange. La combinaison black metal avec chant mélodique et structure progressive a déjà été adoptée par Arcturus, même si ici le tout semble plus épique et plus carré.
Au départ, le choix de cet album m'avait été suggéré. Je connaissais le groupe par réputation et, bien sûr, j'avais pu écouter des extraits. J'ai donc pu découvrir les capacités du groupe avec Vintersorg et Garm, mais jamais avec I. C. S. Vortex. Avec Garm, il était certain que j'allais adorer, mais la version avec Vintersorg m'avait aussi particulièrement touché. J'ai décidé de tenter le risque d'acheter un disque avec Vortex au chant. Je connaissais ce musicien via Dimmu Borgir ; j'admire son chant voluptueux, quoiqu'un peu gras, mais tout à fait dans les caractères exclusifs d'un chant nettement appréciable !
On m'avait prévenu que Quintessence était peut-être l'album le plus black de leur discographie. Alors, par folie, j'ai décidé de l'acheter par un jour maussade de novembre.
Une déception significative
Je ne sais pas comment l'exprimer, mais j'ai été déçu. Oui, moi qui avais entendu des extraits de Borknagar avec une dimension épique, des chants superbes, des guitares flamboyantes et une basse galopante, avec cet album je ne pouvais qu'être déçu.
Le chant d'I. C. S. Vortex n'a rien à voir avec ce à quoi je m'attendais. Le chant black est abominable, trop mangé par la production, qui s'essouffle assez vite, sans aucune originalité ni aucun goût sucré, surprenant ou gênant — juste trop modifié ou trop doublé. Quant à ce chant clair si mélodieux, il n'est que rarement utilisé.
Je l'avoue, mon écoute s'est faite rapide.
Analyse des morceaux
« Rivalry of Phantoms » — au début je croyais (espérais) que ce n'était qu'une blague ou alors une direction bizarre du disque, bref un extrait peu représentatif. Eh bien... NON ! « Rivalry of Phantoms » est certes violent, mais dans l'ambiance et la continuité parfaite du disque. Rien n'est lisse, tout paraît brouillon même après plusieurs écoutes. Déjà, le son des guitares n'a rien de satisfaisant, mais c'est plutôt l'ensemble qui paraît trop plat, trop mou. Alors quand il y a une mélodie de clavier, c'est la guitare qui la bouffe avec des accords nuls, et vice-versa. C'est bien dommage car le début avec Garm n'était pas foisonneux mais tout à fait délectable.
Et puis il y a cette voix black... Passons...

L'album semble plus axé sur la violence des compos plutôt que sur le côté mélodique adopté auparavant. Même si on entend mal les guitares, celles-ci sont influencées par un côté heavy et les riffs rejoignent parfaitement ceux de Dimmu Borgir.
Sur cet album, le rythme est très soutenu comme nous le prouve « Ruins of the Future », qui n'est teinté d'aucune originalité, même pas un côté épique au rendez-vous...
Les points forts : les morceaux qui sauvent l'album
« The Presence Is Ominous » est quand même très mélodique — un sens qui, à mon égard, aurait dû être plus exploité. Mais putain, quelle voix il a, cet enfoiré de Vortex, et c'est bien dommage qu'il n'en fasse pas profiter plus souvent... Un des seuls morceaux qui provoquera des remords à mon écoute...
« Colossus » est superbe, épique à souhait avec des guitares épatantes et un chant « viking » énorme. On retrouve enfin le Vortex regretté tout au long de l'album, même si ce même homme n'arrive pas à la hauteur du précédent effort. On retrouve enfin le côté mélodique avec des mélodies de guitares G-R-A-N-D-I-O-S-E-S. Merde, pourquoi l'ensemble du disque n'est pas comme ça ?
L'instrumental « Inner Landscape » est loin d'être traumatisant, avec des parties de claviers simples et peu originales.
Avec « Invincible », on retombe dans le côté kitsch exploité au début de l'album, avec une structure simpliste et, avouons-le, ennuyante, où les parties de basse sont bouffées par des guitares inaudibles.

Bilan final de l'album Quintessence
Certes, les parties de batterie ont le mérite d'être efficaces, mais n'écrasent pas comme des masses dans le genre (Trym, Hellhammer, Frost).
Ce que je reproche à ce disque, c'est le fait qu'il soit trop plat. Les chansons ne se ressemblent pas, mais la composition reste assez carrée et s'isole dans la simplicité qui reste dans le même rythme singulier.
« Genesis Torn » et « Icon Dreams » ne sont que très ennuyeuses et ne représentent pour moi que peu d'intérêt malgré la mélodie d'introduction qui, ma foi, pouvait mettre l'eau à la bouche.
Et puis « Embers », ou l'instrumental raté en partie claire... Que de déboires, décidément.
« Revolt » peut paraître émouvant, c'est vrai, car le côté mélodique est bien mis en avant sur ce morceau. Mais je trouve encore une fois les parties de claviers bien trop limitées. Et puis, pour une fois, la voix black de Vortex ne paraît pas désagréable.
Je suis dur.
Note : 10/20
Morceaux préférés :
- The Presence Is Ominous
- Colossus