
Chômage et récession : le cercle vicieux de l'économie française
Le chômage atteint aujourd'hui 9,6 % de la population active. Cinq années de forte activité économique n'ont pas suffi à éradiquer ce fléau qui inquiète les citoyens. Malgré de vaines décisions politiques pour relancer la machine économique — telles que la diminution de la pression fiscale et la baisse du taux de l'épargne pour redonner du souffle à la consommation —, la tendance des indices économiques reste à la baisse. Le moral des Français étant au plus bas, ils sont moins dépensiers. L'inflation progresse légèrement, et les ménages tentent plutôt d'épargner, même si les taux sont très bas. La récession économique gagne du terrain à en juger les propos des économistes, mais les politiciens continuent leurs discours démagogiques.
Dette publique : crise de confiance et fuite des capitaux
Une crise de confiance s'est installée depuis le début de l'année, faisant fuir les investissements et poussant de grandes entreprises multinationales françaises à déménager leur siège fiscal. Encore un manque à gagner qui viendra grossir la dette publique. Le solde migratoire de la France n'a jamais été aussi en progression que ces dernières années : pour la première fois, on enregistre un excédent dans le rapport départs de Français vers l'étranger et arrivées d'étrangers en France. Un autre manque à gagner pour l'État, quand on sait que bon nombre de fortunés se sont installés hors de France pour échapper à la pression fiscale.
Sanctions européennes : la France sous la menace de Bruxelles
Aujourd'hui, Bruxelles estime la dette française à 61,4 % du PIB, et à environ 100 % du PIB en intégrant les dettes des caisses de retraite, France Télécom, la SNCF, La Poste, EDF… L'Europe crie et menace la France de sanctions si rien n'est fait en trois mois. Des pénalités se chiffrant en plusieurs milliards d'euros seront payées pour ne pas avoir respecté le pacte de stabilité de l'euro (dépêche Reuters, 8 octobre 2003).
Le ras-le-bol des Français face aux réponses absentes
Comment la France d'en bas va-t-elle réagir à cette nouvelle, Monsieur le Ministre ? Comment comptez-vous résoudre le problème de la dette pour ne plus avoir à engraisser l'Europe, et ainsi contribuer un peu plus à payer son ouverture à l'Est ? Doit-on laisser mourir encore plus de personnes âgées en supprimant le remboursement de certains médicaments vitaux, ou pendant les périodes de forte chaleur, pour ne plus avoir à payer leurs retraites et diminuer un peu plus la dette de l'Unedic ? Quel est vraiment le bilan comptable de la France ? Pourquoi ne nous dites-vous pas toute la vérité ? Pourquoi doit-on apprendre la véritable situation de la France par les médias étrangers ? On apprend aussi que Le Pen a de très fortes chances d'être élu président lors des prochaines élections présidentielles. Mais ceci n'est pas une nouveauté, chers compatriotes…
Guerres et détournements : écran de fumée politique
Moi, je dis merci à Bush. Merci d'être allé en guerre en Irak et de nous avoir aveuglés. Monsieur le Président, vous avez préféré vous brouiller avec les Américains pour occuper nos médias avec cette boucherie, plutôt que d'avoir des comptes à rendre avec nous, Français d'en bas. Joueriez-vous une sorte de jeu comme à la Maison-Blanche, qui crée des guerres pour masquer des scandales ou la véritable situation nationale ? La France n'a jamais été un pays pacifiste, nous le savons tous bien. Rappelons-nous l'accueil triomphal avec le tapis rouge déployé à de grands dictateurs tels que Castro et Mugabe. Rappelons-nous aussi de la reprise des essais nucléaires en période de paix alors que la situation de notre armée était — et continue d'être — dans la désolation.
Conclusion : vers une nouvelle révolution ?
Alors, Monsieur le Président, 82 % des Français ont été derrière vous l'année dernière et vous demandent aujourd'hui des comptes. Y a-t-il vraiment une personne sensée qui pourrait contribuer au sauvetage de cette très chère France, ou faudra-t-il passer par une autre révolution ?