
Un faux espoir dramatique pour les proches
Une impressionnante équipe de secouristes était descendue pour le retrouver. Rien de rassurant jusqu'à samedi, lorsque l'un d'eux aurait entendu des bruits de frappe contre la roche. Ce signal sonore aurait été émis avec une bouteille d'oxygène, avançaient certains secouristes. Mais un problème survient alors : comment une personne morte depuis six jours a-t-elle pu émettre ce signal ? Aucune réponse claire des autorités pour le moment, mais une certitude demeure : sa famille a dû espérer en vain. Comment ne pas y croire lorsque des experts vous indiquent la présence d'une vie dans cette gorge ? Depuis l'annonce, je n'ose imaginer la tristesse de ses proches.
Le parallèle avec l'accident des mineurs chiliens
Comment ne pas lier cette histoire dramatique à celle, miraculeuse, des mineurs chiliens ? Le succès de l'opération de sauvetage au Chili, presque autant médiatisée qu'une finale de coupe du monde de football, contraste sensiblement avec le sort de notre spéléologue. Cette coïncidence temporelle n'en est pas vraiment une. Les uns faisaient leur métier, l'autre sa passion ; les uns pouvaient se soutenir mutuellement, l'autre était dans une profonde solitude. Pour autant, notons qu'Éric Establie est parti seul par sécurité, craignant que les gorges ne s'effondrent. Une question s'offre alors à nous : ne devrait-il pas exister des consignes de sécurité plus strictes pour exercer cette passion à haut risque ?