Image 2
Monde

Une nouvelle intervention américaine prévue au Libéria

Sous la pression internationale, George W. Bush envisage une intervention militaire au Libéria pour rétablir le cessez-le-feu et obtenir la démission du président Charles Taylor.

As-tu aimé cet article ?

Le président américain George W. Bush a déclaré vouloir étudier « toutes les options » possibles pour qu'un cessez-le-feu soit instauré et respecté au Libéria. Il a également demandé la démission du président libérien Charles Taylor et formulé le souhait d'un départ en exil de ce dernier.

Colin Powell, secrétaire d'État, a ensuite confirmé aux médias américains avoir informé personnellement Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU, de ce projet militaire. Toutefois, M. Bush restait encore indécis sur la méthode la plus adéquate. Colin Powell, Donald Rumsfeld (secrétaire à la Défense) et Condoleezza Rice (conseillère à la sécurité nationale) ont tous fait part de leur avis au président, tout en indiquant vouloir laisser la décision ultime à leur « patron ».

Le voyage de George W. Bush en Afrique

George W. Bush s'est rendu sur le continent africain du 7 au 12 juillet 2003, pour la première fois depuis son élection en novembre 2000. De nombreuses personnalités à Washington, notamment des parlementaires, s'attendaient à ce que le président prenne une décision avant ce départ.

Les États-Unis subissent par ailleurs de nombreuses pressions à l'échelle internationale, exercées notamment par Kofi Annan, Londres, Paris et certains pays voisins du Libéria, pour que les moyens militaires américains prennent la tête d'une « force multinationale de paix ». Certains hauts responsables américains ont envisagé d'autres solutions, sans toutefois exclure celle-ci.

Le rôle de la CEDEAO et le cessez-le-feu

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a délégué un groupe d'« observateurs » afin de vérifier la bonne mise en place et le respect du cessez-le-feu, signé le 17 juin dernier au Ghana. Cet accord établit un compromis entre le gouvernement libérien et deux groupes rebelles du pays.

L'attente de la population libérienne

Bon nombre de Libériens réclament le déploiement de troupes apportant la paix au sein du pays, forces menées par les États-Unis qui ont toujours conservé des liens historiques avec le Libéria. Ce pays a été créé au milieu du XIXe siècle, à l'époque de la Révolution industrielle, afin d'accueillir des esclaves américains affranchis. À Monrovia, capitale libérienne, le climat général demeure calme, malgré une situation considérée comme désastreuse.

L'intervention de l'ONU dans la crise libérienne

L'ONU a dépêché les membres du Conseil de sécurité en Afrique de l'Ouest afin d'observer la crise libérienne. Jeremy Greenstock, ambassadeur britannique et chef de cette délégation onusienne, a affirmé que le Nigeria deviendrait terre d'accueil pour Charles Taylor. Cependant, certains diplomates onusiens à New York ont indiqué que ce dernier a décliné l'offre d'exil proposée par le Nigeria.

As-tu aimé cet article ?
nanosuperstar
nanosuperstar @nanosuperstar
15 articles 0 abonnés

Commentaires (5)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...