
Le 9 avril 2003, Dominique Perben a présenté en Conseil des ministres un projet de loi « portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité ». Ses articles 28 et 49 prévoient notamment qu'un juge d'instruction, un procureur de la République ou un officier de police judiciaire « peut requérir de toute personne, de tout établissement ou organisme privé ou public ou de toute administration publique qui sont susceptibles de détenir des documents ou des informations intéressant l'enquête, y compris celles figurant dans des fichiers nominatifs, de lui remettre ces documents ou de lui communiquer ces informations, sans que puisse lui être opposée l'obligation au secret professionnel ». Si la personne ne répond pas à cette demande, elle s'expose à une amende de 3 750 euros. (Source : Reporters sans frontières.)
Pourquoi le secret des sources est-il essentiel pour les journalistes ?
Cette loi restreint l'information et prive le journalisme de son indépendance. Le but du journalisme est d'informer le peuple de façon objective. Bientôt, on ne parlera plus de journalistes, mais d'indics. De quoi avoir des frissons à l'heure où les informations télévisées sont déjà sous influence ou sous le contrôle de l'État. Le peuple est mal informé : on grossit des sujets ridicules en omettant d'évoquer les véritables faits.
Vers un contrôle d'Internet et de la liberté d'expression ?
Les pressions exercées sur l'information vont bientôt déferler sur Internet. De quoi s'inquiéter quant à l'avenir de la liberté. Les années passent et les droits diminuent.
Il est temps de réagir avant que la démocratie atteigne son stade ultime : l'État policier ou l'État gendarme.
Peace.