
Les générations modernes évoluent dans un monde où elles se sentent incomprises. L'individualité semble avoir disparu. Nous vivons dans une société façonnée par les médias, qui dictent les clichés et les modes de pensée. La parole a perdu sa valeur : seule la médiatisation règne en maître.
Un monde en quête de solutions
Nous vivons à une époque où tout est en devenir, avec des problèmes considérables et des centaines de solutions à trouver, pourtant accompagnés d'une indifférence partielle de la population. On la détourne de ses priorités. On offre aux gens le rêve d'un monde qui n'est pas le leur, en définissant un avenir qui ne pourra exister qu'en modifiant le présent. En reposant tous nos espoirs sur ce qui va arriver, on risque de négliger les enjeux actuels.
Avec une planète mourante, on arrive encore à se persuader que les réponses viendront avec le temps et le développement que les hommes fourniront. Il existe aussi une étrange attitude d'égoïsme, qui consiste à se détourner des problèmes environnementaux car ils ne concerneraient que les générations futures. C'est oublier que le problème majeur est justement ces générations futures : la désertification et le manque de ressources que nous laissons à ceux qui arriveront après nous.
Prise de conscience écologique ou récupération commerciale ?
Cependant, on peut observer une prise de conscience chez les nouvelles générations, une volonté de renouveau. Une nouvelle définition du progrès émerge, non plus pour améliorer sa qualité de vie, mais bien pour changer le destin obscur du monde. Les erreurs commises par l'espèce humaine et leur impact immédiat, autrefois minimisés, se trouvent aujourd'hui au cœur des discussions quotidiennes, dans tous les milieux.
Mais je me demande si cette prise de conscience collective n'est pas quelque part mal utilisée... La surmédiatisation, encore une fois, de ce phénomène en fait un nouvel attrait commercial. Les industriels et publicitaires utilisent les problèmes pour vendre des solutions. Et les consommateurs les achètent en même temps que leur bonne conscience.