
Le travail : une obligation sans fin ?
On doit travailler, travailler et encore travailler. On dirait qu'on est ici pour ça : TRAVAILLER. Et par « travailler », ne comprends pas « faire des choses intéressantes, des rencontres et réaliser tes rêves ». Non mon frère, ici tu bosseras toute ta vie pour le capitalisme, l'impérialisme, pour de l'argent. Et cela, quoique tu fasses comme job. Tu nais dans le ventre de ta mère, tu vis sous l'autorité de tes parents et de tes profs.
Faut-il fermer les yeux sur la misère du monde ?
Mais surtout, si tu veux te croire heureux et chanceux : ferme les yeux et n'essaie jamais de comprendre la misère, l'horreur, la faim dans le monde. Car tu te sentirais coupable puisque tout ça, toute cette haine, c'est toi !
Je veux dire par là que sans tes ambitions à la con, ta religion et ton obsession de l'argent, on ne verrait jamais le jour. La nuit, si belle, serait éternelle. Et ne crois-tu pas que ce serait mieux ? À moins que tu préfères un monde sans lumière, à moins que tu veuilles bien crever dans un tel merdier...
Réaliste, pas dépressif : un refus du système
Je ne suis pas dépressif et je ne me sens pas non plus mélancolique. Je me qualifierais juste de réaliste et peut-être de fataliste, mais je ne changerais rien ici-bas. Si vous voulez vivre sous la dictature de vos ministres qui choisissent pour nous, eh bien tant pis pour vous. Mais si vous refusez ce système de fachos, alors vous savez ce qu'il vous reste à faire.
La jeunesse d'aujourd'hui : entre peur et divisions
On a déjà gagné dans le passé (Mai 68), mais aujourd'hui les jeunes ne lisent plus et ont peur de tout : peur de leurs parents, peur quand ils font l'amour, peur des Arabes, ils ont la haine des Juifs alors que nous sommes tous des frères, des « Fils de France » comme le disait Saez.
Une phrase un peu philosophique pour terminer : L'union fera la force, mais qui fera l'union ?