La guerre américano-israélienne contre l'Iran a débuté le 28 février 2026. En un mois, les bilans croisés font état de plus de 1 400 civils tués, dont environ 200 enfants.

Le prix du sang : bilan et témoignages des frappes sur l'Iran
Les chiffres varient selon les sources. HRANA recense 1 464 civils morts, dont 217 enfants, durant le premier mois. La Croix donne 1 443 civils (dont 217 enfants). Le Monde compte 1 262 civils, dont 200 enfants, et précise que Téhéran a subi 460 morts et 4 309 blessés. L'UNICEF a dénombré environ 180 enfants tués au 5 mars, et signale 20 écoles et 10 hôpitaux endommagés.
La frappe de Resalat : une famille décimée en pleine nuit
Le 9 mars 2026, une frappe israélienne sur le quartier de Resalat, à l'est de Téhéran, a détruit un immeuble d'habitation. Entre 40 et 50 personnes sont mortes dans cette seule attaque. Une mère a crié : « Ma fille est sous les décombres… elle a peur du noir. » Sa fille et la petite-fille de celle-ci ont été retrouvées mortes ; le mari a survécu.

L'armée israélienne (IDF) a utilisé des bombes Mark 84 de 900 kg dans une zone dense. Les bâtiments situés jusqu'à 65 mètres autour ont été endommagés. Au total, l'IDF a largué 12 000 bombes sur l'Iran, dont 3 600 sur Téhéran. Les habitants de Téhéran n'ont pas entendu de sirènes lors des frappes et ont subi des coupures de courant, ce qui a accru leur exposition aux bombardements.
L'école de Minab : 120 enfants tués le premier jour de la guerre
Le 28 février 2026, premier jour de la guerre, l'école primaire Shajareh Tayyebeh de Minab, dans le sud de l'Iran, a été touchée. Le procureur de Minab a fait état de 156 morts, dont 120 enfants. UNICEF a compté environ 180 enfants tués dans cette attaque. Human Rights Watch a qualifié l'événement de possible crime de guerre, et un débat urgent s'est tenu au Conseil des droits de l'homme de l'ONU le 27 mars 2026.

En juillet 2026, la BBC a recueilli le témoignage d'une enseignante de 33 ans et d'une mère accompagnée de sa fille de 9 ans. Le deuil restait vif.
Sous les écrans noirs : comment la jeunesse téhéranoise vit et documente la guerre
Les jeunes de Téhéran ont vécu les frappes dans la peur et l'incertitude. Ils ont documenté les bombardements sur les réseaux sociaux : vidéos de lueur bleue, coupures de courant dans la nuit du 9 au 10 mars à Téhéran et Karaj. Un blackout internet a limité la communication officielle et les témoignages. Notre article Iran blackout 2026 : chiffres, témoignages et techniques de coupure détaille ces coupures.

Un habitant cité par France Inter décrit la tension : « Il y a un sentiment de panique, on s'attend à une guerre assez longue à Téhéran. » L'absence de sirènes et d'abris s'explique en partie par la répression des manifestations de janvier 2026 par le régime iranien, qui a laissé la population sans consignes d'évacuation.
Un cessez-le-feu a été conclu les 7 et 8 avril 2026. En août 2026, il reste fragile, avec des tensions dans le détroit d'Ormuz et des différends non résolus. Le Fil n°19 sur Reddit : le jour où la trêve a volé en éclats entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran revient sur ces soubresauts.
À la rentrée scolaire de fin août, les élèves iraniens retournent en classe. Le cessez-le-feu fragile laisse l'avenir des jeunes incertain. La mère de Resalat avait dit : « Ma fille est sous les décombres. » Les écoliers de Minab ne reviendront pas.