
C'est en tout cas la France au premier chef, puis l'Italie et enfin l'Allemagne, qui ont façonné depuis 1975 la puissance nucléaire irakienne. Malgré les raids américains, il reste à l'Irak de quoi faire au moins une bombe A de type Nagasaki.
Les origines de la coopération nucléaire franco-irakienne
L'ambition nucléaire de l'Irak est ancienne. On peut en dater l'origine à l'entrevue de Jacques Chirac, alors Premier ministre, avec Saddam Hussein à Bagdad en septembre 1974. L'objectif de l'entretien était l'achat d'un réacteur nucléaire à la France. Les Irakiens ne disposaient alors que d'un petit réacteur de recherche, fourni par les Soviétiques et qui fonctionnait depuis 1967.
La France, fournisseur clé du programme nucléaire irakien
L'Irak, qui semblait connaître quelques difficultés pour obtenir des Soviétiques le modèle supérieur, s'est tout naturellement tourné vers la France, qui l'a reçu à bras ouverts. À l'époque, la concurrence était vive entre les Allemands, les Italiens, les Canadiens et les Français, qui cherchaient tous à placer leurs réacteurs. Ces machines hautement pratiques étaient destinées à produire de l'électricité ou encore à servir de joujoux à des physiciens en mal d'expériences.
Cependant, ces marchands n'hésitaient pas, quand le besoin s'en faisait sentir, à vanter la capacité de ces merveilleuses machines à fournir du plutonium. Et pas n'importe lequel : celui de qualité militaire, dont la seule destination est la fabrication de l'arme nucléaire.
Donc, fervents défenseurs de Jacko, réfléchissez un peu avant de parler !