
Dans les sociétés primitives, les esclaves formaient la base de la vie laborieuse. Toutes les tâches ingrates leur étaient assignées et ils devaient les exécuter sans mot dire. Ils effectuaient tous les travaux que la société se refusait d'accomplir, les utilisant comme des machines et des souffre-douleur. Ils étaient mal considérés, alors même qu'ils accomplissaient des travaux dignes d'Hercule.
L'esclavage moderne : une réalité masquée
L'esclavage, de nos jours, est aboli. Du moins sur le papier, car de nombreux pays le pratiquent encore dans l'ombre. Mais il ne faut pas croire que dans les démocraties, le concept d'esclave a été banni. Il existe aujourd'hui d'autres moyens que la mort ou la torture pour tourmenter. Ou plutôt, on peut parvenir au même résultat par des techniques encore plus perverses.
Salaires revus à la baisse, peur du chômage, horaires démesurés et autres restrictions font de nous les néo-esclaves du XXIe siècle. Ainsi, comme dans les sociétés primitives, nous servons l'État, nous l'enrichissons et contribuons à sa grandeur. Et l'on accepte cela, car la puissance d'une nation satisfait l'orgueil de son peuple.
Guerre et capitalisme : les instruments du pouvoir
Les peuples veulent que leurs pays aient de plus en plus de pouvoir. Ils rêvent que leur nation soit la plus forte et, pour y parvenir, ils sont prêts à tout — même à la guerre. Celle-ci peut revêtir plusieurs visages : militaire, économique, psychologique, etc. Souvent, ces différentes formes s'assemblent pour composer un puzzle au pouvoir destructeur à peine imaginable.
Tout cela est fait de manière à affaiblir le pays attaqué pour le mener, trop souvent, à sa destruction et à l'assimilation de ses richesses. Jusqu'à ce qu'une autre nation décide d'attaquer la première par convoitise...
Capitalisme et consommation de masse : une emprise mentale
Chaque pays veut donc avoir plus d'argent, plus de puissance que tous les autres. Le culte de la fortune est prôné par le capitalisme. Omniprésent, on le retrouve partout, même dans le communisme où c'est l'État qui s'enrichit du moindre flux monétaire.
Le capitalisme est ancré dans nos mentalités : chacun rêve d'être la personne la plus riche. Ainsi, pour vaincre les guerres, il faut d'abord vaincre la mentalité capitaliste, qui provient de l'État nous assignant à notre condition d'esclaves perpétuels des modes et des entreprises de consommation.
Tout cela agit comme un lavage de cerveau nous guidant vers une consommation de masse. Cela nous enferme dans le besoin du capital, le besoin de se faire voir des autres, le besoin d'avoir toujours plus. Ne les entendez-vous pas nous murmurer à longueur de journée : « Venez donc recevoir la sacro-sainte bénédiction du Capital ! »