
Pourquoi José Bové a-t-il été arrêté ?
José Bové et son syndicat, la Confédération paysanne, ont mené une action d'éclat contre la recherche agricole en détruisant des champs de maïs et de riz transgénique. Pour cet acte, il est condamné à 6 mois de prison, auxquels s'ajoutent 4 mois supplémentaires pour des faits similaires antérieurs.
Déjà en 2002, il avait effectué 2 mois de prison ferme pour des dégradations sur un chantier de McDonald's à Millau en août 1999.
Arrestation : une opération commando musclée
Dès 6 heures du matin, 80 gendarmes, un hélicoptère et des chiens policiers se sont rendus à son domicile et ont défoncé la porte pour procéder à l'arrestation. Aucun instant de liberté ne lui a été accordé pour emporter quelques affaires personnelles.
Il séjourne actuellement à la maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault), dans une cellule de 9 m², et ne bénéficie d'aucun privilège particulier.
Réactions politiques et demande de grâce
Cette arrestation provoque de nombreuses réactions sur la scène politique. L'opposition, représentée par tous les mouvements de gauche, s'interroge sur le bien-fondé de cette action contre ce leader syndical.
De nombreuses manifestations se sont organisées depuis son arrestation dans les grandes villes de France. Tous les sympathisants attendent du président de la République une grâce présidentielle qui pourrait être annoncée le 14 juillet. En attendant, José Bové, par l'intermédiaire de son avocat, demande le statut de prisonnier politique, bien que celui-ci n'existe plus en France.