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Monde

Qu'est-ce qu'un gendarme ?

Les gendarmes sont des êtres humains comme vous et moi. Découvrez le quotidien de ces professionnels entre obligations, critiques et moments de reconnaissance.

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Les gendarmes sont des êtres humains comme vous et moi (croyez-le ou pas). Il en existe des deux sexes, de toutes tailles et de toutes couleurs. Leur taille varie selon que vous en cherchiez un ou que vous essayiez de cacher quelque chose. Cependant, ils sont essentiellement du genre « costaud ». On trouve des gendarmes partout : sur terre, sur mer, dans les airs, à cheval, en voiture et même sur votre dos. Malgré le fait qu'« on n'en trouve jamais quand on en a besoin », ils sont généralement là quand c'est vraiment important. La meilleure façon d'en trouver, c'est d'appeler la Gendarmerie.

Le rôle quotidien des gendarmes

Les gendarmes font des sermons, mettent parfois un bébé au monde et transmettent les mauvaises nouvelles. On leur demande d'avoir la sagesse de Salomon, la douceur d'un agneau et des muscles d'acier. On les accuse aussi souvent d'avoir un cœur du même métal.

Le gendarme est celui qui sonne à la porte, inspire profondément et annonce le décès d'un être cher, puis passe le reste de la journée à se demander pourquoi il fait ce foutu boulot.

Gendarmes à la télévision vs la réalité

À la télévision, un gendarme est un balourd qui ne trouverait pas une contrebasse dans une cabine téléphonique. Dans la réalité, on espère de lui qu'il trouve un petit garçon « à peu près grand comme ça » dans une foule d'un million de personnes. Dans les films, il reçoit l'aide de détectives privés, de journalistes et de passionnés d'enquêtes policières. Dans la réalité, tout ce qu'il peut obtenir des gens, c'est « j'ai rien vu ».

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Procès-verbaux et rapports avec le public

Quand il donne un PV, c'est un monstre. S'il vous laisse partir, c'est un chou. Pour les enfants, il est soit l'ami, soit un ogre, selon l'humeur des parents. Il travaille 24 heures sur 24, le dimanche et les jours de congés, et ça le tue toujours quand un petit malin lui dit : « Hé, demain c'est le carnaval, je suis en congé, si on allait faire la fête ? » (ce jour-là, il travaille 20 heures).

Un métier entre critiques et reconnaissance

Un gendarme est comme une petite fille : quand elle est sage, elle est très très gentille, mais quand elle est méchante, c'est une sale petite peste. Quand il fait bien son boulot, « il est payé pour ça ». Quand il fait une erreur, « c'est un salop, lui comme les autres ». Quand il abat un gangster lors d'un hold-up à main armée, c'est un héros, sauf si le gangster « n'est qu'un pauvre gosse, il aurait dû le voir ».

La vie personnelle des gendarmes

Beaucoup d'entre eux ont des maisons. Certaines sont couvertes de lierre, mais la plupart sont couvertes d'hypothèques. S'il conduit une grosse voiture, c'est un ripoux. S'il conduit une petite voiture, « personne ne marche dans son bluff ». Son banquier lui fait confiance, c'est utile parce que son salaire n'est pas très fameux. Les gendarmes élèvent beaucoup d'enfants qui, pour la plupart du temps, sont les enfants des autres.

Un gendarme voit plus de misère, plus de sang couler, plus de problèmes et plus de levers de soleil que la moyenne. Comme le facteur, le gendarme est dehors par tous les temps. Son uniforme change avec la météo, mais sa vision de la vie reste la même, gardant l'espoir de jours meilleurs.

Les contraintes et les joies du métier

Les gendarmes aiment les jours de congés, les vacances et le café. Ils n'aiment pas les klaxons ni les disputes familiales. Ils ne peuvent pas se mettre en grève. Ils doivent être impartiaux, courtois et toujours se souvenir de la devise « à votre service ». Cela s'avère parfois difficile, spécialement quand un excité leur rappelle : « Je paie mes impôts ! C'est moi qui paie votre salaire ! ».

Les gendarmes reçoivent des médailles (qu'ils achètent avec leur salaire) quand ils sauvent des vies, quand ils arrêtent des chevaux emballés et quand ils échangent des coups de feu avec des bandits (parfois, c'est une veuve qui reçoit la médaille). Mais de temps en temps, la plus grande récompense, c'est quand, après avoir rendu service à un petit vieux, ils reçoivent une poignée de main chaleureuse, voient deux yeux reconnaissants et entendent : « Merci, que Dieu vous bénisse ! ».

J'aurais aimé être gendarme...

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ilvcme @ilvcme
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