Image 1
Monde

Présidentielle : des partis au "dessus des autres"

Élections : tous les partis ont-ils vraiment leurs chances ? Analyse des inégalités de médias et de budgets.

As-tu aimé cet article ?

Image 1
Le compte à rebours a sonné. Dans quelques mois, les Français pourront déposer leur bulletin pour l'élection présidentielle. Dans la tourmente politique actuelle, le choix d'un parti est large : entre l'extrême droite, la droite, le centre, la gauche, l'extrême gauche et des nouveaux partis tels que la République Solidaire de Dominique de Villepin.

Historiquement, c'est depuis 1965 que les Français ont la possibilité d'élire eux-mêmes, au suffrage universel direct, le Président de la République. On comprend alors que plus de choix signifie plus de liberté pour élire en son âme et conscience le chef de l'État qui nous fera sortir de cette crise qui ne cesse de détériorer le climat social actuel.

Quelles sont les inégalités entre les partis politiques ?

Pourtant, tous les partis ne sont pas situés sur le même piédestal. D'abord, la course aux 500 signatures peut en évincer plus d'un, et cela les partis l'ont bien compris. C'est pourquoi Marine Le Pen, Christine Boutin (Parti Chrétien Démocrate) et d'autres ont demandé l'anonymat des parrainages. Le Conseil constitutionnel a rejeté cette demande. Voyant le vent tourner, certains partis ont préféré se rallier à Nicolas Sarkozy, comme Christine Boutin (Parti Chrétien Démocrate) et Hervé Morin (Nouveau Centre), tandis que d'autres courent toujours derrière la date butoir de la remise des signatures fixée au vendredi 16 mars.

Aujourd'hui, c'est dans la communication que se jouent les plus grandes inégalités. Si l'on suit les sondages, les trois candidats les plus populaires qui se démarquent des autres sont : François Hollande, Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy. Est-ce réellement l'originalité de leurs programmes qui suscite ce vif intérêt chez les Français ? La réponse est non, un non toutefois relatif. Ils ont un avantage historique et politique puisqu'ils se sont souvent retrouvés lors du second tour.

Quel rôle jouent les médias et les finances ?

L'influence des médias et des campagnes politiques joue clairement un rôle de facteur de victoire lors des présidentielles. Les moyens ne sont pas les mêmes pour tous, comme on le constate rien qu'en regardant leurs QG. Alors que Philippe Poutou (Nouveau Parti Anticapitaliste) se contente d'un QG à Montreuil, Hollande se trouve dans le 7e arrondissement, à deux pas de l'Assemblée nationale. L'écart est flagrant : le budget des petits partis est limité et l'espoir d'obtenir les 5 % au premier tour pour être remboursé semble difficilement réalisable.

Au final, le poste de président se joue entre quelques partis bien distincts. La communication intensive peut-elle créer un effet de mode, même en politique ? Le débat est ouvert.

As-tu aimé cet article ?
la patte
la patte @la patte
3 articles 0 abonnés

Commentaires (3)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...