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Crise de l'ordre international : un monde en mutation

L'ordre international libéral vacille sous les critiques de ses créateurs. Entre glissement du droit vers des « règles » politiques, ressentiment du Sud global et retour du rapport de force, le système éclate. Chaos ou refonte équitable ?

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L'architecture géopolitique telle que nous l'avons connue depuis des décennies semble vaciller, rappelant ces fresques murales qui s'effritent lentement sous l'effet du temps. Les fondations de l'ordre international basé sur des règles, longtemps considérées comme inébranlables, sont désormais soumises à une pression sans précédent. Ce qui n'était auparavant que des murmures de mécontentement dans les couloirs de la diplomatie est devenu un cri puissant émanant des quatre coins du globe. Il est crucial de comprendre pourquoi ce système, conçu pour maintenir la paix et la prospérité, est aujourd'hui remis en question par ses propres architectes comme par ses adversaires.

Les fondations historiques d'un système en crise

La notion d'un ordre international organisé et réglementé ne date pas d'hier, mais sa forme actuelle est une invention relativement récente dans la longue histoire de l'humanité. Pour saisir l'ampleur de la crise actuelle, il faut revenir aux origines de ce système et observer comment la donne a changé radicalement ces dernières années. C'est un peu comme si nous examinions les esquisses préparatoires d'une grande œuvre pour comprendre où le peintre a perdu le fil de sa composition.

L'après-guerre et la naissance du libéralisme

À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, le monde était en ruines, cherchant désespérément un moyen d'éviter une nouvelle catastrophe. Les États-Unis, en position de force dominante, ont jeté les bases d'un système conçu pour encadrer les relations entre nations. C'est ainsi qu'est né ce que les chercheurs appellent l'ordre international libéral, souvent désigné aujourd'hui par l'expression fourre-tout « ordre fondé sur des règles ». Ce concept englobe des institutions emblématiques comme l'ONU, le FMI ou l'OMC.

L'idée était noble : remplacer la loi du plus fort par des règles communes, des traités et une coopération économique multilatérale. Pendant longtemps, ce système a fonctionné comme une sorte de musée idéal, préservant certaines valeurs comme la démocratie libérale et le libre-échange. Cependant, cet ordre était souvent perçu, en dehors de l'Occident, comme un projet hégémonique servant les intérêts d'une poignée de nations riches. La Guerre froide a figé certaines lignes de faille, mais la chute de l'URSS a, paradoxalement, masqué les fragilités du système en donnant l'illusion d'un consensus mondial.

L'évolution vers un concept flou

Ce que l'on appelle l'ordre international libéral repose sur un ensemble de relations mondiales structurées autour du libéralisme politique et économique. Il prône la coopération par le biais d'institutions multilatérales et se compose de l'égalité humaine, des marchés ouverts, de la coopération en matière de sécurité et de la promotion de la démocratie. Historiquement, cet ordre a permis une coopération sans précédent entre l'Amérique du Nord, l'Europe occidentale et le Japon.

Pourtant, la nature même de cet ordre, ainsi que sa réalité matérielle, ont toujours été débattues par les spécialistes. Certains, comme le chercheur John Mearsheimer, soutiennent même que cet ordre libéral n'a véritablement émergé qu'après la fin de la Guerre froide, et non dans les années 1940. Ce désaccord sur les origines montre à quel point le concept est malléable. Aujourd'hui, l'histoire rattrape ce modèle, et le récit triomphal de l'après-guerre sonne faux pour beaucoup d'observateurs qui y voient moins une œuvre d'art universelle qu'une composition occidentocentrique.

Le grand écart sémantique : Droit ou Règles ?

La distinction entre ces deux concepts peut sembler purement sémantique, mais elle révèle en réalité une fracture philosophique profonde dans la manière dont les nations envisagent leurs relations. Comprendre cette différence est essentiel pour saisir pourquoi le système actuel est si fortement contesté. C'est un peu la différence entre respecter scrupuleusement la partition d'un concerto et jouer une improvisation jazz : l'un est codifié, l'autre est interprétatif.

Le glissement du vocabulaire américain

Le droit international positif repose sur des fondations claires : la Charte des Nations Unies, les traités ratifiés par les États, et la coutume internationale. C'est un système légal codifié, où les règles sont négociées, acceptées et applicables à tous de manière égale. En revanche, l'expression « ordre international fondé sur des règles » est beaucoup plus floue. Elle englobe certes le droit international, mais aussi des principes politiques, des normes non contraignantes et des valeurs qui ne font pas l'objet d'un consensus universel.

Il fascinant de constater à quel point ce glissement sémantique est délibéré. En juin 2022, le président américain Joe Biden publiait une tribune dans le New York Times affirmant que l'invasion de l'Ukraine par la Russie pourrait marquer « la fin de l'ordre international fondé sur des règles ». Curieusement, il n'y a aucune mention du droit international dans ce texte. Ce choix lexical n'est pas anodin : selon de nombreux observateurs, ce glissement permet une plus grande flexibilité politique, mais au prix d'une perte de crédibilité juridique.

L'hésitation européenne

Les dirigeants européens, quant à eux, tentent souvent de concilier les deux concepts, piégés entre leur attachement au droit et leur alliance avec Washington. Lors du sommet de l'OTAN à Madrid en 2022, la déclaration finale affirmait « adhérer au droit international » tout en s'engageant à « défendre l'ordre international fondé sur des règles ». Le Premier ministre néerlandais a même tenté de fusionner les termes en parlant d'un « ordre juridique international fondé sur des règles ».

Cette hésitation traduit un malaise profond : l'Europe reste attachée au cadre légal traditionnel tandis que les États-Unis privilégient une approche plus politique. Le risque majeur est celui de l'instrumentalisation. Remplacer le droit par des « règles » politiques ouvre la porte à une sélection arbitraire des normes à respecter. Si chaque grande puissance peut définir ses propres règles, le système international perd toute cohérence, transformant la scène mondiale en une galerie d'art où chaque critique aurait sa propre définition de la beauté.

Une critique venue des marges et du centre

Ce qui rend la crise actuelle vraiment unique, c'est que le système n'est pas seulement attaqué par ses adversaires traditionnels. Il est remis en question par ses propres créateurs, ceux-là mêmes qui en ont tiré le plus grand bénéfice pendant des décennies. C'est comme si le conservateur du musée décidait soudainement que le bâtiment était dangereux et qu'il fallait le détruire pour en construire un autre.

L'offensive rhétorique de la Russie et de la Chine

Les adversaires de l'Occident ont saisi cette opportunité sémantique pour retourner l'argument. La Russie a été particulièrement active dans ce domaine. Dès 2017, lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a commencé à opposer la « règle de droit » à cet « ordre fondé sur des règles », qu'il décrivait comme un construit de puissance contraire au droit international. D'ici 2018, la rhorique était rodée : Moscou accusait l'Occident de chercher à remplacer le droit international par des « règles élaborées en privé ».

La Chine a suivi une trajectoire similaire. En 2018, le président Xi Jinping se disait encore favorable à un ordre international « fondé sur des règles ». Mais un point de rupture a été atteint en mars 2021, lorsque le secrétaire d'État américain Antony Blinken a sermonné ses homologues chinois, accusant Pékin de menacer l'ordre fondé sur des règles. La Chine a réagi en déclarant son engagement envers le système de l'ONU et le droit international, et non envers cet ordre qualifié de « prétendument fondé sur des règles ». Pour eux, cette terminologie n'est qu'un masque pour perpétuer une hégémonie occidentale en mutation.

Le revirement surprenant de Washington

Le plus choc est venu de l'intérieur. Aux États-Unis, la critique de l'ordre international n'est plus l'apanage des marges politiques. Le sénateur Marco Rubio, par exemple, a déclaré lors de son audience de confirmation que « l'ordre mondial d'après-guerre n'est pas seulement obsolète, il est devenu une arme utilisée contre nous ». Cette prise de position marque une rupture idéologique majeure. Washington ne se contente plus de critiquer l'application des règles, il remet en cause l'outil lui-même.

Cette perception transforme les États-Unis de garant du système en victime d'institutions qu'il a lui-même créées. Le Forum économique mondial de Davos a illustré cette fracture de manière frappante. Les élites qui ont bâti et profité de l'ordre existant s'y sont retrouvées pour constater les dégâts. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a reconnu sans détour ce que le Sud global dénonçait depuis longtemps : les règles ont été appliquées de manière inégale, les puissants ont joui d'une impunité systémique, et les promesses d'universalisme sont restées lettre morte pour une grande partie de l'humanité.

La loi de la jungle contre le multilatéralisme

Le délitement de cet ordre a des conséquences tangibles qui se font déjà sentir dans notre quotidien, de l'économie à la sécurité. C'est un peu comme si les fondations d'une maison commençaient à se fissurer : au début, on voit juste des craquements, puis les murs se déforment, et enfin le toit menace de s'effondrer. Les garde-fous sont désormais considérés comme optionnels par les puissants, et les lois réduites à de simples opinions.

La fragmentation du commerce et de la sécurité

L'effet le plus visible est la paralysie des mécanismes de coopération. L'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), jadis l'arbitre suprême des différends commerciaux, est bloquée. En conséquence, les pays se tournent vers le protectionnisme, les tarifs douaniers augmentent et les chaînes d'approvisionnement se brisent. Cela se traduit directement dans nos vies par une hausse des prix et une incertitude économique croissante.

Sur le plan sécuritaire, l'absence de règles claires encourage les agressions. Si l'invasion d'un territoire souverain ne provoque que des sanctions économiques facilement contournables, le message envoyé aux autres États prédateurs est clair : la force paie. On assiste à une course aux armements non conventionnelle, où les drones, les cyberattaques et l'espionnage deviennent monnaie courante, sans cadre légal vraiment adapté pour les réguler. Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, a employé une formule choc en affirmant que le règne du droit est progressivement remplacé par « la loi de la jungle ».

Le ressentiment du Sud global

Le monde en développement n'a pas attendu ces aveux pour ressentir l'injustice du système. L'asymétrie entre ceux qui font respecter les règles et ceux qui doivent les subir a toujours été visible, particulièrement au Conseil de sécurité de l'ONU. Mais la franchise récente des dirigeants occidentaux transforme cette critique en une reconnaissance officielle du problème.

C'est un sentiment profond d'injustice qui pousse de nombreux pays à chercher des alternatives ou à s'abstenir dans les votes de l'ONU, refusant de choisir entre les blocs américain et sino-russe. Ils ne rejettent pas nécessairement l'idée de règles, mais ils dénoncent un système à deux vitesses où les normes s'appliquent aux faibles tandis que les puissants bénéficient de l'impunité. Cette fracture est illustrée par la manière dont les conflits au Moyen-Orient ont été gérés, contrastant violemment avec la réaction face à d'autres crises géopolitiques.

L'impasse de l'interventionnisme sélectif

Pour comprendre l'ampleur de la crise de légitimité, il est indispensable de regarder comment les règles ont été appliquées (ou non) dans le passé. L'histoire des relations internationales regorge d'exemples où l'intérêt stratégique a pris le pas sur le respect du droit international, laissant des cicatrices profondes sur la crédibilité de l'ordre occidental.

Le précédent de l'Afghanistan

L'un des exemples les plus frappants de cette application sélective des règles est sans doute l'engagement militaire américain en Afghanistan. Initialement justifiée par la légitime défense suite aux attentats du 11 septembre, l'intervention s'est transformée en une occupation de deux décennies aux objectifs flous. Au-delà du débat sur l'opportunité de la guerre, c'est la fin de la mission qui a sonné comme un désaveu brutal pour le système international.

Le retrait chaotique des troupes américaines en 2021, laissant le pouvoir aux Talibans et mettant en péril des milliers d'Afghans ayant collaboré avec l'Occident, a posé une question cruciale : quelle est la légitimité d'un ordre qui ne protège même pas ses alliés les plus fidèles une fois son intérêt stratégique épuisé ? Cet événement a servi de repoussoir absolu pour de nombreux observateurs. L'intervention américaine en Afghanistan : quelle légitimité ? reste un sujet sensible qui cristallise les failles de l'application des règles de droit par les puissances occidentales.

La théorie des deux poids, deux mesures

Ces situations ont érodé la crédibilité du système qui prétend appliquer la même loi à tous, tout en fermant les yeux sur certaines infractions commises par ses membres. Lorsque les puissances occidentales prônent la souveraineté et l'intégrité territoriale en Europe tout en ayant contourné ces principes ailleurs, cela crée une dissonance cognitive difficile à ignorer.

Cette hypocrisie perçue est le carburant principal des critiques actuelles. Elle permet aux puissances rivales de se positionner en défenseurs du « vrai » droit international, même si leur propre respect pour les droits humains est tout aussi contestable. C'est une guerre de narration où l'Occident perd du terrain, y compris auprès de ses alliés traditionnels qui peinent à définir exactement ce que recouvre ce terme fourre-tout d'« ordre fondé sur les règles ». La faute n'est pas tant aux règles elles-mêmes qu'à leur instrumentalisation politique.

Vers un nouvel équilibre mondial ou le chaos ?

La prise de conscience de ces dysfonctionnements ouvre la voie à une refonte potentielle du système international. Mais cette transition comporte des risques considérables et demande une vigilance accrue de la part de tous les acteurs. Nous sommes à un point de basculement inédit, comparable à celui où la Renaissance laissait place au Baroque : une période de tumulte et de réinvention radicale.

Les scénarios possibles pour l'avenir

Le scénario le plus pessimiste est celui d'un effondrement complet du système multilatéral. On pourrait assister à une sortie progressive des États-Unis de nombreuses organisations internationales, la paralysie totale de l'ONU et une montée des conflits locaux non régulés. C'est le scénario du « chacun pour soi », où la diplomatie cède la place à l'affrontement direct. Dans ce monde, les grandes puissances imposeraient leur volonté par la force pure, sans aucun souci de légalité, transformant la planète en une multitude de zones d'influence cloisonnées.

À l'inverse, un scénario optimiste verrait cette crise comme une opportunité de réforme radicale. Les nations pourraient saisir ce moment de doute pour rénover les institutions existantes, les rendre plus représentatives et plus justes. Cela impliquerait de donner plus de pouvoir aux pays du Sud global et de clarifier les « règles » pour qu'elles ne soient plus perçues comme des diktats occidentaux. C'est un pari audacieux, mais peut-être la seule voie pour éviter le chaos. Une réforme authentique devrait commencer par clarifier le contenu des « règles » invoquées : quelles normes sont véritablement universelles et lesquelles reflètent simplement les préférences occidentales ?

Le piège de la réaction extrême

Cependant, il existe un danger majeur dans la manière de réagir à cette crise. Certains commentateurs, aux États-Unis comme ailleurs, accueillent favorablement la rupture avec l'ordre actuel comme une « opportunité » de revitaliser le droit international pur. Mais ils sous-estiment les dangers d'un vide normatif. Sans cadre de référence commun, les relations internationales risquent de dégénérer en affrontements brutaux de puissance, où les plus faibles seraient les premières victimes.

Il est également crucial de ne pas reprendre à son compte aveuglément la narration élaborée par la Russie et la Chine. Leur présentation du « rules-based order » comme une invention occidentale destinée à remplacer le droit international est une arme rhétorique au service de leurs intérêts. Si cette thèse contient une part de vérité sur les dérives occidentales, l'accepter sans nuance revient à céder le terrain idéologique à des régimes qui n'ont pas davantage l'intention de respecter le droit international quand il les gêne. L'objectif doit être de trouver un terrain d'entente, un nouveau langage commun pour la gouvernance mondiale.

Conseils pratiques pour comprendre le chaos

Face à ce tourbillon géopolitique, le citoyen ordinaire peut se sentir impuissant, un peu comme un visiteur perdu dans un labyrinthe muséal aux cartes illisibles. Pourtant, il existe des moyens de naviguer dans cette complexité et de comprendre les enjeux qui façonnent notre avenir. L'éducation civique et la curiosité intellectuelle sont nos meilleurs atouts pour ne pas subir les bouleversements à venir.

Déconstruire le langage politique

La première recommandation est de cultiver une distance critique face au discours médiatique. Les termes comme « ordre international », « valeurs démocratiques » ou « communauté internationale » sont souvent utilisés comme des boutons pressoirs émotionnels. Il est essentiel de se demander : de quelles règles parle-t-on exactement ? Qui les a écrites ? Et surtout, qui en profite ? Déconstruire le langage politique est la première étape pour ne pas être manipulé par la propagande, quelle qu'elle soit.

Apprenez à repérer les différences subtiles entre une référence à la Charte de l'ONU (un traité légal) et une référence à l'« ordre fondé sur des règles » (un concept politique flou). Cette distinction, qui semble académique, a des conséquences concrètes sur la manière dont les guerres sont justifiées et les sanctions économiques appliquées.

Élargir ses horizons informationnels

Ensuite, il est crucial d'élargir ses sources d'information. Ne vous limitez pas aux médias de votre propre pays ou de votre propre bloc géopolitique. Lisez des analyses provenant d'Asie, d'Afrique ou d'Amérique Latine pour comprendre comment la crise de l'ordre international est perçue ailleurs. Vous découvrirez souvent que les priorités et les griefs sont très différents de ceux présentés dans le discours occidental dominant.

Pour aller plus loin, il existe des ressources accessibles pour comprendre les mécanismes du droit international. La Charte des Nations Unies, par exemple, est un texte relativement court et disponible en ligne qui définit les bases légales des relations entre États. Le lire permet de comprendre la différence entre ce qui est écrit (le droit) et ce qui est fait (la politique). Suivre les travaux de think tanks indépendants ou d'universitaires qui analysent les relations internationales sans être alignés sur un gouvernement peut apporter un éclairage nuancé. S'informer n'est plus un luxe, c'est une nécessité civique.

Conclusion

En résumé, l'ordre international basé sur des règles traverse une crise existentielle non pas parce qu'il est attaqué de l'extérieur, mais parce qu'il est contesté de l'intérieur par ses propres créateurs. Le glissement sémantique du droit international vers un concept flou de « règles » a ouvert la porte à l'instrumentalisation politique, permettant aux grandes puissances de choisir à la carte les normes qu'elles souhaitent respecter. Face à cette hypocrisie perçue, les puissances rivales comme la Chine et la Russie, ainsi qu'une grande partie du Sud global, rejettent un système qu'ils jugent injuste et obsolète.

Les conséquences sont déjà tangibles : fragmentation du commerce, montée des tensions et risque de retour à la « loi de la jungle ». Pourtant, cette crise offre aussi une opportunité historique. Celle de repenser un système plus juste, plus représentatif et plus clair, où les règles seraient les mêmes pour tous. L'avenir ne dépendra pas de la résistance à ce changement, mais de notre capacité collective à réinventer les formes de la coopération mondiale pour éviter le chaos. Le tableau de demain est encore en train d'être peint, et il nous appartient de choisir les couleurs avec lesquelles nous voulons vivre.

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Marie Barbot @screen-addict

Étudiante en histoire de l'art à Aix-en-Provence, je vois des connexions partout. Entre un tableau de la Renaissance et un clip de Beyoncé. Entre un film de Kubrick et une pub pour du parfum. La culture, pour moi, c'est un tout – pas des cases séparées. J'écris pour ceux qui pensent que « l'art, c'est pas pour moi » et qui se trompent. Tout le monde peut kiffer un musée si on lui explique bien.

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