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Nicolas sarkozy suspecté de liberticide

Nicolas Sarkozy est-il liberticide ? Une analyse de sa politique sécuritaire face aux critiques, entre prévention et répression.

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Dès sa nomination au poste de ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a suscité de nombreuses réactions. Jugé trop à droite par les socialistes et trop libéral au cœur de l'UMP (Union pour un Mouvement Populaire), le nouveau « résidant de la place Beauvau » est critiqué avant même ses actions.

Restaurer l'État de droit : un défi post-soixante-huitard

Restaurer l'État de droit en France relève de l'exploit. En effet, la situation post-soixante-huitarde est totalement inacceptable de nos jours. Nombre de pratiques délictueuses se sont développées ces dernières années pour la seule raison qu'un sentiment général d'impunité s'est propagé comme une traînée de poudre. Taguer, frauder, ne pas acquitter son ticket de métro, vandaliser, faire du bruit, voler à l'étalage, racketter à la sortie d'un lycée... Voilà autant de délits dont la multiplication est le produit direct de la certitude qu'ont leurs auteurs de l'impunité dont ils bénéficient, souvent à raison.

Prévention contre répression : le bilan de la politique Jospin

En favorisant la prévention plutôt que la répression, le gouvernement Jospin a permis aux délinquants de se multiplier. Daniel Vaillant, l'ancien ministre de l'Intérieur, ne reconnaît pas ses erreurs. En effet, lundi 2 décembre 2002, ce dernier a critiqué fermement la fermeture anticipée du centre de Sangatte, prétextant que cette fermeture était « trop rapide ». Cependant, Nicolas Sarkozy a rétorqué que « s'il y avait une personne qui ferait mieux de ne rien dire, c'est bien lui ». En effet, enfermer des personnes dans un hangar en leur laissant l'espoir de pouvoir passer en Angleterre et avoir une vie meilleure est certainement la meilleure des choses à faire. De plus, M. Vaillant ne s'est jamais donné la peine de se rendre à Sangatte, alors que M. Sarkozy s'y est rendu deux fois en six mois. Le terrain est la meilleure des expériences pour agir.

L'opposition socialiste face à la politique sécuritaire de Sarkozy

Dans Le Figaro du 12 novembre, un député socialiste a même reconnu l'action salvatrice du « sprinter de la place Beauvau », en déclarant « qu'il fait ce que nous aurions dû faire ». L'opposition est dans une position ambiguë, que les Français ont du mal à saisir. En effet, d'un côté ils sont d'accord sur le projet de loi Sarkozy, mais d'un autre côté, ils critiquent le « tout répression ». Cependant, nous pouvons voir où l'action préventive nous a menés.

La sécurité est un thème parfaitement préhensible pour ceux qui sont les plus exposés à l'insécurité. Retrouver leur écoute, c'est d'abord trouver les voies et moyens d'apporter une réponse à leurs attentes. C'est possible en expliquant que la violence n'est pas inéluctable, que l'on peut endiguer et que d'autres démocraties que la nôtre, confrontées aux mêmes problèmes, ont obtenu des résultats.

L'exemple new-yorkais : la tolérance zéro

L'exemple new-yorkais est le plus connu. Il a même fini par se trouver banalisé. Qui aurait pu imaginer, il y a seulement dix ans, que le métro de New York deviendrait l'un des plus sûrs du monde ? En effet, le débat sécuritaire est souvent bien décevant, ballotté entre deux extrémismes aussi sectaires que le tout répressif, obsédé par l'immigré et l'étranger, et le tout laxisme, fasciné par l'explication sociologique et la pacotille gauchiste. Comme l'aurait démontré l'économiste Laffer, « trop de social tue le social ».

Pourquoi Nicolas Sarkozy n'est pas liberticide

L'action du gouvernement sortant est dans son ensemble bonne, mais trop de gens profitent du système, et ce n'est pas rabaisser le débat que de le dire. En effet, un écrivain chinois poursuivi dans son pays pour ses idées trop démocratiques était effaré par les revendications incessantes d'une partie de la population : « Ils ont tellement de liberté qu'ils ne savent plus ce que c'est. » Nous sommes tellement libres dans notre douce France que certaines personnes se croient tout permis. Et c'est ce « permis de tuer » que Nicolas Sarkozy essaie de détruire, ce qui plaît à 58 % des Français.

Voilà pourquoi le ministre de l'Intérieur n'est en aucune manière coupable de liberticide, juste coupable d'agir pour le bien des Français, ce qui est inadmissible de la part d'un politicien !

À bientôt !

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il_cavaliere
Grégory Saccomani @il_cavaliere
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