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Monde

Ne touche pas mon pays

Le 16 mai 2003, Casablanca est frappée par cinq attentats meurtriers. Témoignage d'un Maroc traumatisé mais uni, qui se soulève pour dire non au terrorisme.

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Une semaine après les cinq attentats qui ont fait 43 morts dans le centre de Casablanca, la capitale économique marocaine reste traumatisée par l'existence en son sein de « bombes humaines » qui ont ensanglanté la ville blanche.

Le Maroc, un pays de paix bouleversé par le terrorisme

Depuis toujours, le Maroc est connu comme un pays de paix, de tolérance et de coexistence entre multiples races et religions... jusqu'à ces attentats du 16 mai 2003 qui sont venus briser cette harmonie.

Depuis le 16 mai au soir, lorsque au moins 14 kamikazes ont frappé l'Hôtel Farah, la Maison d'Espagne, un cercle de jeu israélite, la proximité d'un cimetière juif et un restaurant italien, les habitants de Casablanca vivent avec des images terribles abondamment relayées par les médias.

Un peuple marocain uni dans sa diversité

Le Maroc reste un pays islamique démocratique qui respecte les droits humains et le droit international, grâce à son peuple tolérant. Un peuple qui connaît la paix depuis 14 siècles, malgré sa diversité et son mélange de races et de religions. Moi, par exemple, je suis musulman et je n'ai jamais ressenti de différence entre moi et quelqu'un d'autre dans ce merveilleux pays où l'on trouve des musulmans, des juifs, des chrétiens... Des Arabes, des Berbères, des Latins... Tous vivent ensemble sous un seul emblème : celui du MAROC.

Sidi Moumen : l'origine des kamikazes marocains

Le choc principal pour les Casablancais a été d'apprendre que la majorité des kamikazes étaient de jeunes habitants de banlieues défavorisées, comme Sidi Moumen, constituée de sordides bidonvilles. Ils parlent de « fratricide », la plupart des morts et de la centaine de blessés étant des Marocains de Casablanca... Or, l'islam proscrit de tuer les innocents, ce qui mène à dire que ces islamistes instrumentalisent la religion pour réaliser leurs propres intérêts.

Cette violence s'est visiblement nourrie à Casablanca de la misère et du manque d'éducation dans lesquels sont maintenus les habitants de la périphérie. La société marocaine dans son ensemble doit se poser la question de la répartition des richesses.

Enquête sur les attentats de Casablanca 2003

Les enquêteurs marocains, aidés d'une équipe de la police scientifique française, de services spécialisés espagnols et de membres du Federal Bureau of Investigation (FBI) américain, se basent notamment sur les aveux d'au moins deux kamikazes ayant survécu.

Les Marocains manifestent tous ensemble pour dire au monde entier que nous sommes un seul corps qui ne se partage jamais, qu'importe l'effet terroriste.

Par ailleurs, Pascal, le jeune frère de Pierre Robert, le ressortissant français arrêté le 3 juin à Tanger pour son implication dans les attentats terroristes de Casablanca, a été placé en garde à vue à Lyon. La Direction de la surveillance du territoire (DST) et la section antiterroriste ont entendu le frère de Pierre Robert dans les locaux de l'Hôtel de police de Saint-Etienne.

Dire non au terrorisme : un message d'espoir

Je suis heureux et fier d'être marocain, arabe et musulman... Et je remercie tous ceux qui viennent de l'autre côté de la mer et de l'océan pour nous aider et nous consoler, précisément les peuples canadiens et français.

Ce que je demande à tout le monde, c'est de dire NON au terrorisme qui touche souvent les innocents. Notre symbole est de ne toucher jamais mon pays.

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bourane
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