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Monde

Mémoire courte

Après le 11-Septembre, l'auteur dénonce l'oubli rapide de la solidarité envers les États-Unis et questionne le traitement médiatique du conflit israélo-palestinien.

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Il y a quelques mois seulement, le World Trade Center s'effondrait à New York.

Il y a quelques mois seulement, en direct sur nos chaînes de télévision, nous restions stupéfaits devant les milliers de morts de 143 nationalités différentes.

Il y a quelques mois seulement, le monde entier était solidaire avec les États-Unis et son président G. W. Bush.

Mais le monde entier, le monde entier a la mémoire courte.

Car de quoi parle-t-on depuis quelques semaines ? Pourquoi Bush veut-il entrer en guerre contre l'Irak ? Comment Monsieur le président de la République française Jacques Chirac va-t-il contrer l'ogre américain ? Que faire pour déjouer ce complot judéo-américain qui veut tuer Saddam, ce grand démocrate qui vient d'être réélu avec 100 % des voix ?

(Je m'arrêterai là pour Saddam, car il ne me sert à rien d'énumérer ses actes, d'autres articles s'en chargent.)

Mais n'oublions pas les Palestiniens, ou plus précisément M. Arafat, cette espèce de faux guerrier qui se promène toujours en uniforme sans avoir jamais participé à aucune bataille et qui a refusé les propositions de paix faites par le gouvernement Barak, alors qu'il lui était offert 93 % des territoires et Jérusalem-Est pour capitale :

« Non, non, non, je veux Jérusalem en entier pour moi. »

Ce perpétuel menteur qui n'a des accents de vérité que pour nier le droit à l'existence d'Israël.

Oubliés les 10 000 US $ de prime versée par l'Autorité palestinienne à chaque mère d'un martyr palestinien qui se fait sauter en bombe humaine dans les rues de Jérusalem, Haïfa ou Tel-Aviv.

Oubliés les livres d'école, payés par la communauté européenne, des enfants palestiniens où l'on trouve des thèses négationnistes de la Shoah.

Oubliés les camps d'entraînement des enfants palestiniens, où à partir de 8 ans ils apprennent la haine du Juif, le maniement des armes et des explosifs.

Oubli, Mesdames et Messieurs les philosophes et autres artistes du show business bien-pensant, de faire une marche de solidarité avec les victimes israéliennes des attentats meurtriers.

Oubli, M. Bové, de se porter en bouclier humain quand il s'agissait de protéger des Israéliens.

Et pendant combien de temps encore trouvera-t-on en France des pseudo-artistes intellectuels comme « le chanteur » Renaud pour arborer un t-shirt à l'effigie du boucher Arafat, et qui milite pour, je cite : « la libération de la Palestine » en pleine émission de télévision, et d'autres débiles tout aussi profonds qui se permettent de juger le président des États-Unis.

Pas un de ces pseudos intellectuels n'avait crié au drame quand un premier ministre, devenu président aujourd'hui, offrait sur un plateau d'argent une centrale nucléaire à un dictateur.

Oublier, c'est si facile quand on veut prendre parti. Quand un Israélien meurt après un attentat, c'est souvent un colon. Quand un Palestinien meurt en explosant des innocents, c'est rarement un terroriste. Quand Tsahal se défend, c'est une armée puissante qui spolie les Palestiniens de leurs droits à la terre. Quand les Palestiniens se font sauter en bombe humaine au rythme d'un par jour ces derniers mois, c'est la force du désespoir qui les anime.

Entendre Madame Leila Shahid, représentante de l'Autorité palestinienne en France, essayer d'attiser les haines, de diriger les chrétiens contre les Israéliens, de parler d'un génocide, n'est-ce pas de la propagande honteuse ? N'est-ce pas une façon de dresser les communautés les unes contre les autres ? Chaque mot employé par les autorités palestiniennes ou par certains journalistes est important. Ces derniers mois, on nous a parlé de rafle, de génocide, on a essayé de nous expliquer que les soldats israéliens tuaient des civils innocents, torturaient des femmes et des enfants, et puis quoi encore ? Quelle personne sensée peut croire cela ? Si vraiment c'était dans les mœurs israéliennes, ce ne sont pas des morts par dizaines mais par milliers qu'il y aurait. La puissance du feu est du côté d'Israël, les tanks, les missiles, les armes de haute technologie. Si vraiment Israël était un pays barbare ou un État nazi, les morts se compteraient par dizaines de milliers.

Mais au contraire, Israël essaie de faire une guerre, car ne vous méprenez pas, c'est bien une guerre, une guerre qui évite au maximum de tuer des innocents.

Mais voilà, nos chers journalistes nous entraînent sur un tout autre chemin que celui de la vérité, mais surtout voilà où ils entraînent leurs lecteurs : vers un antisémitisme latent et sournois. Car le pékin de base qui n'a pas l'habitude des problèmes israélo-palestiniens et qui ne fait pas la part des choses, deviendra très vite un anti-américain convaincu (s'il ne l'est déjà) et par conséquent un anti-juif dans l'âme.

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