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Mariages précoces en Afrique

Une écolière de 12 ans meurt au Sénégal après un mariage forcé. Un drame qui soulève l'urgence de lutter contre les mariages précoces et l'excision en Afrique.

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Mariage forcé au Sénégal : le drame d'une écolière de 12 ans

Une écolière de 12 ans, mariée de force à son cousin, est décédée après sa nuit de noces dans un village du nord du Sénégal. L'annonce a été faite mercredi par la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (RADDHO), une ONG basée à Dakar.

Les circonstances du décès tragique

D.H. Sow, originaire de Sinthiou Bamambé (à 450 km de Matam), est tombée « immédiatement malade » après sa nuit de noces, le 26 mai. Elle est décédée cinq jours plus tard, le 31 mai, « suite à des lésions vaginales et à une hémorragie entraînant un début de paralysie des membres », indique un communiqué de la RADDHO transmis à l'AFP.

Un mariage célébré à l'insu du père

Le mariage de D.H. Sow avec son cousin avait été célébré « par ses oncles à l'insu de son père vivant en France, et contre la volonté de sa mère ». La jeune fille « n'a pas été transférée à temps » à l'hôpital départemental le plus proche, comme l'avait recommandé un infirmier du village, précise le texte.

La loi du silence qui règne dans le village

« Malgré la profonde émotion qui s'est emparée des populations, c'est la loi du silence qui règne en maître, par crainte d'éventuelles poursuites judiciaires », écrit la RADDHO. L'organisation, aussitôt informée de la nouvelle, affirme avoir dépêché une délégation sur place.

Aucune information sur le nom, l'âge ou la profession du cousin, « qui se cache », n'a pu être obtenue auprès des habitants, a précisé le secrétaire exécutif de la RADDHO, Monsieur Tine, joint au téléphone par l'AFP.

Mariages précoces en Afrique : l'appel de la RADDHO

L'ONG a exprimé sa « très profonde préoccupation par rapport aux pratiques fréquentes du mariage précoce qui constitue une atteinte aux droits fondamentaux de l'enfant et de la jeune fille ». Elle a « invité les autorités à ouvrir une enquête pour situer les responsabilités ».

Vers un abandon progressif de l'excision et des mariages précoces ?

Le 5 juin dernier, des représentants de près de 300 villages réunis à Karcia, à une dizaine de kilomètres de Kolda (sud du Sénégal), ont annoncé leur intention d'abandonner des pratiques comme l'excision et le mariage précoce. Ces traditions sont de plus en plus décriées par les organisations féministes et les défenseurs des droits de l'Homme, mais continuent d'affecter des dizaines de milliers de jeunes filles.

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Aïda sy Ba @dada.ba
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